Témoignages - Anne | |
http://www.nderf.org/French/anne's_emi.htm
EMI d'ANNE
DESCRIPTION DE L’EXPERIENCE :
Le jour précédant mon EMI, je suis allée voir mon médecin, parce que j’avais des difficultés à m’asseoir. Lorsqu’il a examiné mon rectum, il a découvert un très grand abcès, j’ai immédiatement été envoyée vers un chirurgien qui a programmé une opération pour le lendemain. Cette nuit là, tandis que j’étais allongée dans le lit, j’ai senti mon esprit quitter mon corps et j’ai pu me voir étendue dans le lit, cela m’a fait peur et j’ai voulu réveiller mon mari mais il ne s’est pas éveillé.
Le lendemain, je suis allée dans la salle de bain pour me faire un lavement en préparation de l’opération du rectum, j’ai remarqué du sang dans les toilettes. En me levant, mon cœur s’est emballé et j’ai eu très peur car j’ai eu l’impression que mon corps mourrait. J’ai sévèrement manqué d’air et j’ai su que j’allais mourir. J’ai commencé à prier parce que je ne voulais pas que mes enfants me trouvent morte dans la salle de bain, j’ai eu la sensation que l’abandon m’envahissait, je pouvais mourir, je me suis sentie très en paix. J’ai décidé de ne pas renoncer et j’ai pensé que si je m’allongeais dans la baignoire, je pourrais me détendre et je ne serais pas si nerveuse. Je suis donc entrée dans la baignoire et tandis que je m’y trouvais, j’ai senti mon esprit quitter à nouveau mon corps et j’ai pu me voir dans la baignoire. Cela m’a vraiment fait peur et j’en suis sortie parce que je ne voulais pas que mes enfants m’y trouvent morte. J’ai rampé jusqu’au téléphone et j’ai appelé ma voisine, lui demandant de bien vouloir venir et m’aider à m’habiller. Elle est arrivée, j’étais faible mais je me sentais bien, j’ai donc descendu les escaliers avec son aide. Mon Beau-père est venu pour m’emmener à l’hôpital. Lorsque je suis arrivée dans le centre chirurgical pour malades externes, on a tenté de poser une perfusion mais il y a eu des difficultés. Ensuite on a installé un tensiomètre sur le bras mais il ne détectait rien. J’ai ri et j’ai dit à l’infirmière qu’il devait s’agir d’un dysfonctionnement. Quand l’anesthésiste est entré, j’ai ressenti le besoin de lui dire de ne pas me laisser mourir. Je me rappelle qu’il m’a regardé comme si j’étais folle. On m’a emmenée dans la salle d’opération et on m’a reliée au moniteur, j’ai vu le le V-Tach pour le rythme cardiaque et sur le moniteur les pulsations étaient à 40 et en chute. L’anesthésiste était très inquiet et il a commencé à courir partout dans la salle, Puis, tout à coup mon esprit à quitté mon corps, on aurait dit qu’il en était aspiré comme avec un aspirateur. Mon esprit a plané hors de l’hôpital et dans l’univers. Je veux dire que cela ressemblait à « Star Trek », mon esprit voyageait très vite et j’ai vu la terre en dessous de moi, je semblais être parmi les étoiles. Puis, tout à coup j’ai entendu un bruit sourd et j’ai atterri dans un endroit très nuageux, les gens que j’ai vus étaient tous des personnes décédées dont je m’étais occupée en tant qu’infirmière. Ils m’ont accueillie, tous souriaient. Ils se sont séparés et mon père, mort 6 mois auparavant, est venu vers moi. Je me souviens à quel point j’étais heureuse car j’aimais tant mon père et il est mort. Mon père me souriait, il me tenait la main et il m’a conduite vers un tunnel, il semblait bouger lentement d’avant en arrière, lorsque j’ai été en face ce tunnel une lumière brillante m’a illuminée et je n’ai plus ressenti de douleur, un amour incroyable rayonnait en moi. Je suis entrée dans le tunnel, au milieu se tenait une silhouette habillée de blanc avec de longs cheveux et de dos. Je sentais un amour incroyable émanant de cette homme, j’ai su tout simplement en moi que s’il se retournait et me regardait, alors je serais morte. Au delà de cet homme se trouvait un endroit incroyable. Les couleurs étaient interactives et vivantes. Cela ressemblait à un paradis, mais les couleurs étaient vivantes, les rochers, le ciel, l’herbe, l’eau, tout semblait tellement beau et chaque chose semblant interagir l’une avec l’autre. J’ai vu ma vie défiler devant moi en un éclair, comme un film en accéléré, j’ai vu toutes les bonnes et les mauvaises choses que j’ai réalisées au cours de toute ma vie. Tout à coup, j’ai entendu trois voix, elles disaient : « Tu peux rester ou tu peux partir .», j’ai pensé en moi-même : je peux rester ou je peux partir ? J’ai alors dit : « Je ne suis pas assez bonne pour être ici. », les voix ont répondu : « Oh… mais si, tu l’es. », les voix étaient si tendres… La pensée de rester me paraissait tellement agréable. Je voulais rester avec mon père, mais soudain j’ai ressenti un tiraillement sur l’épaule. J’avais l’impression qu’on me tirait, j’ai instantanément su qu’il s’agissait des prières de ma famille, de mes enfants…Immédiatement j’ai dit : « Je dois y aller. », à l’instant même, j’ai été propulsée hors du tunnel, j’ai plané à travers l’univers et j’ai entendu un bruit sourd, j’étais de retour dans mon corps. Mon médecin était penché au dessus de moi, il m’a dit : « Anne pourquoi ne m’avez-vous pas dit que vous étiez si malade, vous avez fait un arrêt cardiaque, nous vous avons réanimée et nous vous avons opérée sans anesthésie, vous allez probablement mourir parce que vous faites un choc sceptique. » J’ai répondu : « Oh non docteur, j’étais au paradis et j’ai dû revenir, je ne vais pas mourir. ». J’ai été très malade pendant 6 mois et j’ai subi 5 opérations au total, j’ai fais de nombreux chocs sceptiques, mais j’ai survécu.
L’expérience était-elle difficile à exprimer avec des mots ? Non
Au moment de l’expérience y avait-il une situation menaçant votre vie ? Oui
Précisez : oui, un arrêt cardiaque sur la table d’opération et on m’a dit après l’opération que j’allais mourir car je faisais un choc sceptique, mais je ne suis pas morte…j’ai survécu.
Quel était votre état de conscience et de lucidité au moment de l’expérience ? Je me sentais très lucide.
D’une certaine manière, l’expérience ressemblait-elle à un rêve ? Non, pour moi c’était réel
Avez-vous vécu une séparation de votre conscience et de votre corps ? Oui
Décrivez votre apparence ou forme hors de votre corps : j’ai senti que mon esprit était séparé de mon corps, car c’est mon esprit qui a quitté mon corps.
Quelles émotions avez-vous éprouvées pendant l’expérience ? Au début j’ai eu peur, puis j’ai exulté et j’ai été réconfortée.
Avez-vous entendu des sons ou des bruits inhabituels ? J’ai seulement entendu le bruit sourd lorsque mon esprit a quitté mon corps et qu’il y est retourné. J’ai entendu trois voix dans le tunnel, tout le reste semble être passé par télépathie.
Etes-vous passé(e) dans ou avez-vous traversé un tunnel ou un espace fermé ? Oui
Précisez : je suis allée au milieu du tunnel, mais je suis immédiatement repartie quand j’ai choisi de revenir sur terre.
Avez-vous vu une lumière ? Oui
Précisez : j’ai vu une lumière face au tunnel, cela ressemblait beaucoup à un projecteur géant qui enlevait toute douleur et donnait de l’amour pur.
Avez-vous rencontré ou vu d’autres êtres ? Oui
Précisez : j’ai vu tous ces patients décédés dont je m’étais occupée au cours de ma vie en tant qu’infirmière, j’ai vu mon père qui est mort et j’ai vu l’être au milieu du tunnel, je l’ai perçu en tant que Jésus.
Avez-vous revu des évènements passés de votre vie ? Oui
Précisez : j’ai vu toute ma vie passer en un éclair devant moi, toutes les bonnes et mauvaises expériences instantanément. J’ai appris que dans cette vie, nous devons aimer avant toute chose. Nous sommes responsables de nos actes, des actions minute par minute et des réactions des uns envers les autres, nos vies sont tellement interdépendantes, une vie est très importante dans le cycle de la vie. J’ai appris que le suicide est le péché impardonnable contre l’humanité car la vie est tellement vénérable et elle ne devrait pas être considérée comme un dû. La souffrance est nécessaire pour des réalisations plus grandes, par dessus tout, nous sommes sur terre pour aimer et être aimé. J’ai appris qu’un simple sourire, un mot gentil ou bien reconnaître une personne peut changer le cours de sa vie. Il m’a été accordé le don d’intuition, de vision et le savoir spirituel de ce dont est constitué l’univers.
Avez-vous observé ou entendu, pendant votre expérience, quoi que ce soit, concernant des personnes ou des évènements et qui a pu être vérifié par la suite ? Non
Avez-vous vu ou visité des lieux, niveaux ou dimensions admirables ou particuliers ? Oui
Précisez : j’ai vu le paradis de l’autre côté du tunnel, le plus bel endroit qui me reste à voir.
Avez-vous vécu une modification de l’espace ou du temps ? Oui
Précisez : j’ai eu la sensation que je me trouvais dans une autre dimension. J’ai senti que j’étais au paradis.
Avez-vous eu le sentiment d’avoir accès à une connaissance particulière, à un but et / ou à un ordre de l’univers ? Oui
Précisez : oui j’ai eu le sentiment d’avoir découvert le secret de l’univers qui est d’aimer au delà de toute mesure et démesure.
Avez-vous atteint une limite ou une structure physique de délimitation ? Oui
Précisez : oui j’ai vu que je quittais cette terre puis que je pénétrais dans un autre endroit que je n’avais jamais vu auparavant.
Avez-vous eu conscience d’évènements à venir ? Oui
Précisez : j’ai été informée que j’allais survivre à cette épreuve.
Avez-vous été impliqué(e) dans, ou conscient(e) d’une décision de retour au corps ? Oui
Précisez : oui, on m’a donné le choix de rester ou de partir, j’ai ressenti le tiraillement de ma famille afin que je revienne à mon corps, je suis donc repartie.
Suite à votre expérience, avez-vous eu des dons spéciaux, paranormaux, de voyance ou autre, que vous naviez pas avant l’expérience ? Oui
Précisez : oui, je peux parfois lire dans les pensées des autres, je peux voir en autrui, le bon et le mauvais, j’ai découvert que les propriétés électriques de mon corps se modifient si je suis très énervée, j’ai été renfermée dans ma voiture, des photocopieurs se sont détraqués, je ne peux pas longtemps porter des montres car elles s’arrêtent. J’ai aussi eu des visions qui se sont vérifiées, je peux parfois communiquer avec des personnes décédées et j’ai des perceptions. Au début j’étais très agitée en présence d’une foule car l’énergie me rendait nerveuse et me perturbait.
A la suite de l’expérience, votre attitude et vos croyances ont-elles changé ? Oui
Précisez : toute ma perception de la vie a changé en positif.
L’expérience a-t-elle affecté vos relations ? Votre vie quotidienne ? Vos pratiques religieuses ou assimilées ? Vos choix de carrière ? Cela peut être un obstacle ou une aide selon l’intuition que suscite ceux qui m’entourent. J’ai un plus grand engagement envers Dieu et je pratique toujours le métier d’infirmière.
Avez vous partagé cette expérience avec d’autres personnes ? Oui
Précisez : après mon expérience, de nombreuses personnes sont venues dans ma chambre afin que je la raconte, beaucoup ont dit qu’elles en ont été profondément changées. Certaines sont sceptiques. Certaines personnes se sont engagées plus fortement dans l’amour des autres.
Quelles émotions avez-vous éprouvées suite à votre expérience ? De nombreuses émotions, doute, foi, espérance, connaissance, savoir qu’il existe une vie après la mort, aucune peur de la mort, compassion pour ceux qui sont en stade terminal. Agitation lorsque je suis proche d’une grande quantité d’énergie. Mais acceptation de mes dons.
Quelle a été la partie la meilleure et puis la pire de votre expérience ? La meilleure partie c’est que je sais que la vie existe après la mort, la pire c’est que je suis différente maintenant et quelquefois je me sens plutôt seule, comme si je n’étais pas à ma place…
Y a-t-il autre chose que vous souhaiteriez ajouter au sujet de l’expérience ? C’est réellement arrivé et j’ai changé pour toujours.
Votre vie a-t-elle changé spécifiquement en conséquence de cette expérience ? Oui
Précisez : oui, j’ai une conscience aiguë de la souffrance d’autrui, de la douleur, du besoin de réconfort…et j’ai la capacité de toucher les cœurs.
Après l’expérience, d’autres éléments dans votre vie, des médicaments ou des substances ont-ils reproduit une partie de l’expérience ? Non
Les questions posées et les informations que vous venez de fournir décrivent-elles complètement et avec exactitude votre expérience ? Oui
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Témoignages - Anonyme | |
http://www.noesis.ch/temoignage/nde/
Témoignage: NDE
J’ai été fauché par une voiture à 50 km/h. Je ne ressentis aucun choc, mais comme une électrocution, puis le noir. Deux secondes plus tard j'étais propulsé au centre d'une sorte de tunnel pendant quelques secondes, puis tout à coup je stoppais net, j'étais à quelques centaines de mètres du choc, de l'accident, au dessus de la Seine, je flottais ; la sensation était très étrange, comme si j’avais du mal à respirer, mais je cherchais mon souffle alors que je n’en avais plus besoin. Je mis un moment à me stabiliser, je sentais une énergie très étrange comme si l'air vibrait et était plus dense et cette énergie je compris que c'était la vie, c'était comme s'il y avait des courants de chaleurs qui circulaient dans tout les sens, plus de pesanteur, ni chaud, ni froid. Un certain bien être m’envahit.
- "Qu'est ce que je fais là !" J'allais au boulot. "Mais qu'est ce que je fais là ?"
Puis je retraçais les événements : je sortais du café, j'attendais au passage clouté, et un phare de voiture à quelques 40cm de moi, puis le noir. Comme un mélange de panique, de tristesse, de peur intense: mais il m’a tué ! Oh mon Dieu je suis mort ! J'ai pensé de suite essayer de rentrer, retrouver mon corps, je tentais alors de voir où j'étais et je reconnus de suite les quais de la Seine, mais tout le monde était comme au ralenti, les voitures les passants circulaient très lentement et se figeaient par moment et tous ces passants et ces voitures étaient entourés comme d'un halo ou une lumière irradiante de couleur dorée jaune orange clair, je n'en croyais pas mes yeux, mais je n'avais plus d'yeux et une sorte de sifflement ambiant, très régulier, plutôt comme un vrombissement permanent assez aigu. La peur et la panique s'accroissaient de plus en plus. Puis voulant voir de plus près, me penchant en avant - enfin, je ne sais pas vraiment ce que j'étais, mais quelque part j’avais un centre de gravité - me penchant en avant, je fus à nouveau propulsé dans le tunnel. Surpris par ce nouveau choc, je me redresse et tout à coup je m'arrête net, à disons 100m d'où j'étais.
Stupéfiant me dit-je. Rassemblant tout le courage qui me restait, je tentais à nouveau, me penchant en avant, puis à nouveau cette accélération fulgurante. Je distinguais que l’effet tunnel était en fait dû à mon propre déplacement super rapide. Je tentais 4 autres fois, jusqu'à ce que je maîtrise à chaque fois cette accélération. Cet état me plaisait de plus en plus, d'autant que toutes les contraintes du corps n'existaient plus.
Mais je découvrirai plus tard que les contraintes physiques de l'espace et du temps non plus. Je n'en croyais pas mes "yeux", toute ma vie avais été tellement rattachée à ces contrainte et mon manque total de foi en l'existence de l'âme et encore moins en un Être supérieur... J'allais me prendre une grosse claque...!
L'euphorie de cette trouvaille passée, je me redisais sans cesse "M... je suis vraiment mort, m... je suis vraiment mort, m... je suis vraiment mort", tout en regardant autour de moi et essayant de capter un signe qui trahirait un simple rêve. "Peut être que je me réveillerai dans mon lit, m... je suis vraiment mort". «Bon ben c'est fini» me dit-je, n’en revenant pas que je continuais à être moi-même, mais encore plus étonné que nous n’étions pas que biologie, persuadé que l’énergie que nous produisions venait de notre existence même dans cet univers et que malheureusement cette énergie disparaissait après la mort, malgré ma curiosité naturelle pour toutes les religions.
Je commençais à penser à ma famille ; à tous, "un par un" je repensais à tout ce qui faisait leurs caractères et ce que je ressentais, ce sentiment de proximité, était bien plus intense qu’avant, mais je sentais que malgré moi je m’éloignais. Puis maman, elle va penser « quel malheur, il part au boulot le matin, et à 14h il meurt », la douleur qu'elle allait ressentir me plongeait dans une peine et un désespoir que je ne connaissais pas, un tel sentiment d’impuissance.
Je voulu aller la prévenir que je n'éprouvais aucune souffrance et que je me sentais en fin de compte méga bien. Même si j’était terrifié. Mais dans mon ignorance des possibilités qui s’offraient en cet état, la distance en accélération me paraissait énorme à parcourir, d'autant qu’avec cette accélération je ne contrôlais rien, je subissais juste, comme si j'étais aspiré, pourtant, c'était juste 40 km vers le sud.
Puis me disant, avec une certaine couardise, que je n'étais pas le premier mort et qu'elle comprendrait, que c'est la vie, puis surtout avec l’égoïsme qui me caractérisait, j'avais un autre projet. Maintenant que je pouvais accélérer, je voulais savoir à quel vitesse et puis vers le haut, cela me semblait plus facile que vers toute ses lueurs d’en bas. Puis j'avais trop envie de voir la terre depuis l'espace, je me disais que je n'aurais plus besoin de manger ni dormir, plus de froid de chaud et avec l'accélération j'imaginais pouvoir voyager dans la galaxie sans limite de temps ni de distance. Ma décision était prise, tel le Surfeur d’argent, "Je pars", je pense profondément en moi "Adieu maman, adieu humanité qui m'avait tant déçu et adieu à moi qui n'ai pas eu le courage de m'opposer à ces inégalités chroniques entre les humains face à la douleur et la souffrance. J'en ai honte aujourd'hui, mais avec un certain dégoût, je me tourne vers le haut et je me penche en avant et l'accélération commence mais cette fois j'essais de la contrôler et j'arrive à accélérer plus progressivement. C'était incroyable, j'arrêtais pas de me dire, "Mais je rêve", "Mais je rêve", "Mais je rêve". Je me voyais déjà parcourir le cosmos, quand une force infiniment puissante et ferme m'attrape par en dessous, mais sans me faire de mal, et me tire vers le bas. Je me retrouve "face à face" avec un visage très diffus, en plein ciel, je voyais juste le visage. Il me dit avec un humour et une gentillesse inouïes, alors que je me sentais si triste et résigné, ce qui me fit ressentir une hilarité, une joie sans nom:
- Salut ! Qu'est-ce que tu trimbales derrière ?
Se référant à une petite excroissance que j'avais derrière la tête à l'endroit où serait un sac que l'on porterait sur les épaules, n’ayant pas ressenti cette excroissance avant, en me tournant, je sentis que j’avais accès, c’était comme des sauvegardes de souvenirs sur toute ma vie, comme des icônes. Il suffisait d’en regarder un pour visionner le souvenir sous forme de petits films, mais en le touchant je pouvais entrer dedans aussi, et je ressentais l’émotion du souvenir. Je me dis « v’la-autre-chose » cachant ma surprise, je ne sais pourquoi.
- Quelques souvenirs. Lui dis-je.
- Tu n’en as plus besoin !
- Mais ces souvenirs, c’est juste ce que je veux garder !
- Pourquoi ?
- Pour me rappeler, d’où je viens. Je veux explorer l’univers ! he!
Puis il regarda tout mon sac, tout ce que j'avais emporté comme souvenirs ou plutôt nous regardâme ensemble. J'éprouvais une certaine gène, mais il me rassurait en permanence. Je sentais qu'il n'attachait aucune véritable importance à ce qu'il voyait, il regardait juste ce qu'il y avait et il ne portait aucun jugement sur quoi que ce soit.
Je n’ai toujours pas compris pourquoi il ne fallait rien emporter, mais sinon je suppose que je ne pourrais plus en témoigner aujourd’hui, mais plus je parlais avec ce visage plus mes souvenirs me semblaient puérils et sans réel intérêt. Je n’avais pas idée de la grandeur.
- Comment fait-on pour voyager dans d’autres mondes ?
- Il suffit de le vouloir vraiment, c’est très facile.
- Il y a d’autres planètes habitées ?
- Oui, beaucoup.
Je sentais en lui une connaissance dépassant de loin tout ce que je pouvais concevoir et je sentais qu’il était près à tout me livrer. Soudain, comme dans une sorte de clarté inouïe dans mes pensés à ce moment, il me semblait que je « COMPRENAIS », mais rien de tangible ne m’est resté aujourd’hui, juste quelques impressions diffuses d’images de l’espace et de galaxies. Juste au moment où j'allais lui dire que je comptais partir et que j'avais un long voyage qui m'attendait, que j'étais très heureux de l'avoir rencontré - par respect envers sa gentillesse, je ne voulais pas lui demander qui il était - je sentis qu'il avait capté ce que j'allais dire avant que je le dise. Puis, soudain, une lumière en forme d'iris de chat, blanc et lumineux avec des bords assez fins comme du magma en fusion rouge orangé s’ouvrit en plein milieu du ciel et je me retrouve propulsé violemment à l'intérieur ou plutôt juste à l'entrée.
Après un certain temps, où j'ai eu l'impression d'avoir perdu le cours des choses, comme un blanc, je relevais "la tête" me retrouvant instantanément prosterné au sol, comme si on me maintenait dans cette position de prosterné au sol avec force, impossible de me redresser malgré plusieurs essais (j’ai toujours été un peu rebelle). On aurait dit une très forte force de gravité ou un poids intangible énorme qui m’écrasait au sol. Puis soudain, cette pression s’arrêta net.
Je me sentais complètement halluciné ; je revenais de déjeuner, j’avais rien demandé, en plus je sentais ma raison me quitter et je commençais à flipper franchement. Je voulais que tout ce «délire» s’arrête, me sentant au bord des larmes, mais impossible de pleurer. Je regarde cette fois, discrètement, autour tout était d’une clarté très lumineuse, il faisait très doux, il y avait comme de grands cubes blancs de différentes tailles dont je distinguais que les arrêtes. Mais je voyais pas grand chose, car j’étais au ras du sol et dans cet état de crise, je sentais que je pouvais perdre pied à tout moment, et je vis juste devant un ÊTRE très grand, tout en lumière, d'une blancheur éclatante, avec des rayons de lumières beaucoup plus longs qui jaillissaient de lui, de toutes parts. La douceur de cet endroit est intense, tout à coup, je fus submergé par une sensation, que je ne peux décrire, que comme de l'amour, le plus fort et le plus pur, une sensation qui ressemble ici bas à ce qu'on ressent quand on est très amoureux, cette sorte de vibration qui nous fait palpiter de tout notre être, quand on se voit enfin, ou quand on sait que l’on va voir son «âme sœur». Je souhaite que tout le monde ressente cette amour au moins une fois dans sa vie.
En tout cas cette sensation-émotion était multipliée par 100, c'était un orgasme émotionnel indescriptible. Là, j’ai vraiment cru mourir, mais de plaisir. C’était à la limite du supportable, ça m'a totalement submergé, pourtant j'ai senti qu’il s’agissait d’une infime partie de ce dont il était capable, et qu’il faisait très attention, mais pour moi ça dépassait tout ce que je pouvais concevoir.
Je compris que c'était ce que, "lui", ressentait, que je sentais et non pas une émotion à moi et cet amour si intense était celui qu'il portait à toute l'humanité et non pas à moi. Qu'un être aussi puissant puisse nous aimer, à ce point, nous, des êtres aussi primitifs, me sidérait, surtout un athée comme moi, qui croyait que ce qu’il voyait, et qui croyait que les religions étaient juste le témoignage ancestral d’une quête de l’homme pour expliquer son incompréhensible existence.
Il m’expliqua sans mot, mais avec voix, c’était très bizarre et sa voix était d’une douceur immense, mais étrangement, une force incommensurable s’en dégageait. Je sentais une puissance en lui hors limites, mais surtout sa volonté je sentais qu’elle était vraiment très puissante en moi, le poids de chaque mot qu’il disait était comme implacable, il dégageait une puissance inouïe.
Il dit que c’était pas grave du tout, que c'est nos intentions qui comptent le plus à leurs yeux. C’est la question qu’ils posent systématiquement. Quel était ton intention ?
Croyez moi sur parole, quelque soit votre religion, ils voient tout. Mais surtout ils sont beaucoup plus indulgents que certaines Sociétés et Obédiences, pourtant bien terrestres, quant à la faiblesse de notre état charnel ici-bas. Une chose que j'ai ressentie fortement aussi c'est qu'ils n'apprécient pas du tout le suicide, sans avoir de très sérieuses raisons de le faire. Leur sens de l’empathie est infini.
Ensuite, j'ai pas tout compris encore aujourd'hui, tout à coup je n'étais plus cette vapeur luminescente, mais moi, dans mon corps, mais 20 ans plus tôt et avec moi, un homme, en tunique blanche, je me serais cru dans un film hollywoodien, et on était à un endroit où quand j'étais plus jeune j'avais eu peur un soir que je rentrais seul en traversant un grand parc la nuit, et il dit:
- Qu'est ce qu'on fait là.
Il me demandait ça à moi, alors que je n’avais rien fait, mais je compris qu’en fait, ce qu’il voulait dire c’était pourquoi cette scène était si présente en moi. Je ne savais pas pourquoi moi-même.
- Là dans le noir, il y a quelque chose, j'ai peur.
Et je ressentais la même peur qu’alors, même si plutôt, je me sentais avoir eu peur, car aujourd'hui et depuis longtemps je n'ai plus peur du noir, mais cet ami partit voir dans le noir, et revint, tout fringant, levant les pieds dans les hautes herbes, ce qui n’était pas commode avec sa tunique, je retins difficilement mon envie de rire.
- Il n'y a rien là-bas ! dit-il d’un air déçu.
Je me sentis tellement bête sur le coup, n’osant pas lui dire que je le savais, mais il était si gentil. Il m'embarqua dans une visite complète de ma vie à une vitesse telle que j'avais à peine le temps de voir et de ressentir les passages les plus marquants, c'était incroyable, c'est comme s’il était connecté en réseau avec moi. Toujours avec une vitesse étonnante, rien à voir avec un rêve où la vitesse des images est tellement lente en comparaison. C'est comme passer de 20Mhz à 20Ghz (pour les connaisseurs d'ordi), j'arrivais pas à suivre la vitesse des déplacements. Après m'être fait ballotter dans tous les sens, tout s'arrêta net.
Je relève la tête. Je distinguais que j'était au centre sur une sorte de plateau ovale avec des bords arondis blancs. Tout était blanc. Je sentais qu'il y avait beaucoup d'autres choses autour, des présences très joyeuses et rieuses et gentillement moqueuses. Je ressentis que mon cœur avait envie de les toucher. C'est comme si une petite voix me disait que je connaissais tout ça, mais on ne me permettait pas de les voir.
Je suis à nouveau devant cet Être lumineux que j'appelle aujourd'hui Mon Seigneur, car Mon Seigneur, Il est. A ce moment là, je sentis qu'il se détachait de moi comme s'il parlait à quelqu'un d'autre, mais il restait immobile devant moi, il était comme un soleil de rayonnement égal et de même couleur. Je pouvais très difficilement distinguer une très vague forme "humanoïde", mais dès que j'essaya de voir plus, pour distinguer ses formes derrière ce rayonnement, il m'apparut si plein d'amour que je fus obligé de renoncer tellement cet amour m'a ébloui, pas les yeux, mais l'esprit. C'est comme s'il fallait avoir un amour égal pour pouvoir supporter le sien et voir plus loin. J'était loin d'être à la hauteur, c'est comme si j'étais obligé de m'incliner et de renoncer à mon envie de comprendre tellement son amour était désarmant et me plongeait dans un état d'émerveillement. Je n'avais pas d'autre choix que de le regarder et ne pas chercher plus loin. Tout était si blanc. Nous restâmes face à face 2 ou 3 minutes. Je ne sentais plus rien de lui, ça me parut long car je savais pas ce qu'il attendait de moi et à ce moment là je sentis du froid m’envahir comme si je ne baignais plus dans sa lumière bienfaitrice. Un horrible sentiment de solitude aussi, et je compris alors que je retrouvais mon état "normal" et qu’aussi loin que je pouvais me souvenir j’avais toujours eu froid et j’avais toujours été seul sans le savoir.
Mais, comme il ne me "tenait" plus, je retrouvais peu à peu mes esprit, me rappelant tout, l'accident, les voyages, ma première rencontre avec lui, comme il m'a attrapé quand je voulais partir voir l'espace et - comme apparemment sa conversation semblait se prolonger - j'étais maintenant « bien réveillé », enfin, malgré toutes ses images qui tourbillonnaient encore. Me sentant tout seul, à ce moment-là, j'essayais de dire quelque chose, mais je ne savais pas comment parler, en tout cas j'avais l'impression qu'aucun son ne sortait. Puis j'ai repensé à l'accélération. En fait, il suffisait juste de le vouloir et au prix d’un effort intense pour sortir un son, la seule chose que je trouvais à dire c'est :
-Qui est tu ? Comment fais-tu ça ?
Tout à coup, sans aucun mouvement, je ressentis à nouveau sa chaleur, le bien être qu'il me dispensait était grand, j'en étais déjà accro, j’étais bien à nouveau, je voulais plus qu'il me lâche. Mais je ressentis alors une contrariété assez forte en lui, mais, incapable de lire en lui, je ne saurais jamais pourquoi. Mais j'ai eu l'impression que c'était pas les questions que j'avais posées, mais autre chose. Mais en tout cas la manière dont j’avais parlé dans ce monde de douceur ça à du s'entendre comme un cri tonitruant, car j'ai vraiment forcé pour sortir ces quelques mots, mais j'ai compris maintenant que leur mode de communication est autre, mais j’arrive pas à comprendre comment Ils faisaient.
Sans rien dire, d'un geste, de ce qu'on aurait dit sa main lumineuse, j'étais à nouveau dans un tunnel d'accélération et 1 seconde après je rentrais dans mon corps avec la même violence que j’en était sorti. Je repris connaissance instantanément, j'étais allongé au milieu de la rue, incapable de bouger, la voiture était sur le trottoir encastré sur un poteau. La chose la plus étonnante c'est que le chauffeur serait tout de suite sorti de sa voiture pour voir si j'étais encore vivant, mais quand j'ai ouvert les yeux il n'était pas encore sorti de la voiture, en fait, cette aventure, ce rêve, je ne sais toujours pas, avait duré moins de 5 secondes c'est le temps que le chauffeur a mis pour sortir de sa voiture.
Trois mois de convalescence plus tard, ma vie intérieure est radicalement changée et ma foi en l’humanité aussi, mais depuis j’ai toujours un peu froid et je me sens souvent un peu seul, même en groupe car je n’ai jamais raconté cette histoire à personne.
Je n'avais jamais entendu parler de ces expériences ou peut être une fois, dans le "Cosby Show", dans un épisode il y avait Bill Cosby assis sur son sofa qui disait être dans un tunnel et la petite lui disait de ne pas aller vers la lumière (rire), ça me semblait débile.
Je pensais que j'était le seul à avoir fait ce que je considérais comme un délire ou un rêve hyper ultra réaliste ou une expérience très privilégiée, c'est pour ça je pense que j'ai gardé ça pour moi.
Quand j'ai entamé mes recherches sur le net, j'ai explosé en sanglots en comprenant qu'il y avait plein de témoignages identiques, mais je pense qu'il faut quand même une bonne résistance psychique pour vivre avec dans cette société. Mais pas de pouvoir psychique, ni médiumnique, juste quelques ombres, j’ai rendez-vous chez l’ophtalmo.
Peut-être un message d'espoir sur la nécessité de prier fort, si nous avons besoin d’aide, quand je repense à Mon Seigneur je ressens comme une douce chaleur envahir mon corps de l’intérieur, chose que je n’avais jamais ressenti avant.
Nous aimer les uns les autres, c’est sûr, même si c'est impossible et moi le premier, que nous nous aimions autant que Eux nous aiment.
Anonyme (juin 2005)
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Témoignages - Anonyme | |
Expériences
Le 15.04.1991
Madame,
" En lisant la revue L'Autre Monde, à laquelle vous avez accordé un entretien, j'ai appris que vous faisiez partie d'une association qui étudie les cas de mort imminente et qu'elle lançait une enquête à ce sujet.
" Or, moi-même, un jour, je me suis trouvée dans une situation où ma mort était inéluctable et imminente. Je n'ai fait part de cette expérience qu'à un petit nombre de personnes et encore certaines ne peuvent pas l'accepter. Cela leur fait peur. Voici ce qui s'est passé.
" C'était au début du mois de juillet 1983. Avec mon mari et ma fille de six ans, nous passions quelques jours de vacances chez ma mère, à Narbonne.
" Un soir, mon mari et mot, nous sommes allés au cinéma à Béziers, ville distante de trente kilomètres, Sur le chemin du retour, nous roulions à une vitesse modérée, sur une route à deux voies. Mon mari conduisait. A notre droite, il y avait un ravin. Un camion s'apprêtait à nous croiser. Tout d'un coup, une voiture a entrepris de le doubler et a foncé sur nous à grande vitesse.
" J'ai pensé : « la mort ». Je suis montée immédiatement au-dessus de mon corps. Je voyais au-dessous de moi les véhicules qui se faisaient face. Ils roulaient infiniment lentement. Le temps s'était presque arrêté. Je constatais que l'accident était inévitable, j'apercevais mon corps à l'intérieur de la voiture. Ce qui allait lui arriver m'indifférait totalement. Je voyais mon mari au volant. Je savais que ses efforts seraient vains.
" Je me retournai. En face de moi se tenait, immobile et silencieux, un être immense, comme un ange. Son visage était lumineux, mais dans l'ombre. Il émanait de lui une puissance, une sagesse, un amour au-delà de tout ce que l'on peut imaginer.
" Il venait me chercher, Ma joie était indescriptible, autant que mon impatience de le suivre. Je voyais loin, à l'horizon, au-dessus d'un nuage, « mes frères », dont je réalisai l'existence à l'instant même. Ils m'attendaient. Mon exil allait se terminer, car je réalisai aussi que ma place était avec eux. J'allais les rejoindre,
" Mon guide me confirma que c'était le moment. Pourtant, tout d'un coup, je réalisai qu'il paraissait surpris, et qu'il hésitait. Il restait silencieux et immobile. Il attendait quelque chose. Moi, je commençais à m'impatienter. Il attendait quelque chose. Mais quoi ? Il me laissait du temps, et je voyais les véhicules en bas qui se rapprochaient encore. Je savais que je disposais d'un délai pour trouver quelque chose. Il ne m'aiderait pas. C'est comme si je souffrais d'amnésie.
" Tout d'un coup, je vis ma fille, loin là-bas, dans sa chambre en train de dormir, ma mère (sa grand-mère), à côté.
" J'éprouvai une immense peine. Je me suis mise à genoux devant l'être, et lui dis : - Je sais que tout ce que tu fais est juste, mais ma fille, une épreuve si terrible, perdre ses deux parents à la fois, est-ce juste ? Fais que mon mari, au moins, ne meure pas. "
" Alors, je vis enfin son visage et entendis sa voix. Il me repoussa sur terre en disant : - Puisque tu ne demandes rien pour toi, retourne, ce n'est pas l'heure. "
" Je vis qu'il était joyeux de la manière dont j'avais réagi, et qu'il m'avait éprouvée. Son visage était plus lumineux que le soleil, et sa voix, une vibration énorme.
" Je retombai à ma place, dans l'auto, et vis les phares s'écarter. Mon mari et moi sommes restés longtemps arrêtés au bord de la route. Il avait conscience que nous aurions dû mourir. Je lui racontai ce qui venait d'arriver. Il le crut sans réserve. Cela ne l'effraya pas du tout.
" Moi-même, ce qui m'étonna, c'est mon propre détachement devant ma mort. Je lis souvent qu'on interprète ce genre d'images comme une forte décharge de neurotransmetteurs dans le cerveau. Je crois qu'en ce qui me concerne, il n'y a eu aucune émotion avant que je réalise ce qui allait arriver à ma fille.
" Je me suis trouvée plusieurs fois dans des situations de danger, j'ai eu des « décharges émotionnelles » de peur, mais là, à cet instant, rien ne s'est passé de cette sorte, à mon grand étonnement ultérieur.
" Ma mère et ma soeur n'ont pu accepter ce récit, cela leur faisait peur.
" Je comprends que celui-ci ne peut, pour ce qui est de votre recherche, retenir votre attention de la même manière que des cas où il y a preuve matérielle d'un état de 'mort imminente' coma, perte de conscience, etc.
" Pour mon cas, il n'y a rien, sauf la conviction de mon mari, Il faut de plus accepter que, alors que matériellement tout s'est passé en moins d'un quart de seconde, moi j'avais « le temps qu'il faut ».
" Depuis lors, ma personnalité a gardé de profondes traces de cette expérience.
" Ma conception du temps s'est élargie. Ce qui m'est arrivé s'est passé à la fois dans notre temps matériel et dans un autre univers, où les contradictions n'existent pas. L'être qui était en face de moi était plus lumineux que le soleil, dans l'ombre, et son éclat ne blessait pas les yeux. Il était omniscient, mais pouvait être surpris et hésiter. Sa liberté et son amour étaient absolus.
" Le schéma du déroulement de ce qui m'est arrivé diffère des cas classiques. Pourtant j'espère que cela apportera un élément à votre enquête. Quelle que soit votre impression, pour moi cette rencontre est une vérité totale. J'aurais dû mourir il y a huit ans.
" Je vous souhaite, Madame, de poursuivre votre quête avec rigueur, détermination et courage. Soyez assurée de ma profonde sympathie.
M. B. "
Ce témoignage respire l'authenticité. Sa sobriété est plus efficace que tous les longs discours. L'expérience de M.B. contient en germe toutes les questions dont la NDE est porteuse : proximité nécessaire ou non de la mort, relation entre le psychologique et le physiologique, relativité de la matière, de l'espace et du temps, fonctionnement du cerveau, nature de la transcendance, du bien et du mal, de l'amour, de la lumière, de la vérité, de la liberté et du déterminisme, existence de l'après-vie et d'autres mondes, peur de la mort et de ce qui nous dépasse, sens de la vie, etc.
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Témoignages - Anonyme 3 | |
http://www.nderf.org/French/c's_emi.htm
Emi de C
DESCRIPTION DE L’EXPERIENCE :
Je venais juste d’entrer dans le parking de l’université, prête à aller en classe, quand un homme a cogné à la vitre de ma voiture. La seule chose que je pouvais voir, c’était une main, j’ai ouvert la porte pour voir ce qu’il voulait. Il a pointé une arme sur mon visage et a exigé de l’argent. Je lui ai donné tout ce que j’avais, c’est à dire ma monnaie. Il est parti, mais il est revenu quelques minutes plus tard et a exigé que j’aille sur le siège passager. Mes clefs étaient encore sur le contact quand il est entré, il a démarré la voiture. Il m’a amenée à un distributeur de billets et il m’a ordonné de retirer de l’argent. Après la banque, il m’a fait glisser au fond du siège pour que personne ne me voie. Il m’a emmenée dans une ruelle d’une zone résidentielle et il a ordonné que je rampe vers la banquette arrière. Avant que je ne rampe sur la banquette, il a pointé sur ma tempe l’arme qu’il avait sur les genoux et il a dit qu’il allait m’abattre parce que je pouvais l’identifier. Avec l’aide de Dieu, je l’ai convaincu que je ne le pouvais pas. J’ai rampé par dessus le siège comme il l’avait demandé. J’avais un manteau à l’arrière, il m’a dit de m’en recouvrir la tête. Quand le manteau a été sur ma tête, il m’a ordonné de retirer mon pantalon. C’est alors qu’il pointé à nouveau l’arme sur ma tête. Je sais que c’était l’arme, à cause du poids et c’était FROID. Il a armé le percuteur et a dit qu’il allait me tuer. C’est à cet instant même que mon expérience s’est produite. J’ai prié Dieu, lui disant que si telle était sa volonté, j’étais prête, mais je l’ai supplié que ma famille ne me découvre pas ainsi, particulièrement mon frère. Mon cœur a commencé à s’accélérer et à cogner très fort dans ma poitrine, j’ai cru que j’allais exploser. Puis un calme incroyable m’a envahie. J’ai vu cette lumière brillant comme un million de bougies et j’ai ressenti partout une incroyable sensation de chaleur. Ensuite, j’ai entendu une voix qui venait d’au dehors de mon corps et qui disait : « Tu iras bien. ». C’était plus une « compréhension » qu’une voix. Plus tard, quand j’ai parlé avec mon frère à ce sujet, il a dit qu’il savait que j’avais des ennuis, il est allé à la maison pour essayer de trouver ma mère.
Médicaments ou substances liés à l’expérience, ayant potentiellement pu l’affecter ? Non
L’expérience était-elle difficile à exprimer avec des mots ? Oui
Qu’est-ce qui dans l’expérience la rend difficile à transmettre ? Je peux expliquer la lumière et la chaleur ressentie mais les mots semblent tout simplement inappropriés.
Au moment de l’expérience y avait-il une situation menaçant votre vie ? Oui
Décrivez : il y avait une arme pointée sur ma tête, j’ai entendu l’armement du percuteur paré à faire feu.
Quel était votre état de conscience et de lucidité au moment de l’expérience ? Tous mes sens étaient « hyper sensibles »
D’une certaine manière, l’expérience ressemblait-elle à un rêve ? A un moment donné, je me suis sentie enlevée de mon corps, presque comme si cela arrivait à quelqu’un d’autre, j’étais là comme une tierce personne. Pas vraiment une sortie du corps.
Avez-vous vécu une séparation de votre conscience et de votre corps ? Non
Quelles émotions avez-vous éprouvées pendant l’expérience ? Frayeur extrême puis calme extrême.
Avez-vous entendu des sons ou des bruits inhabituels ? J’ai entendu une « voix » (voir les explications dans le récit détaillé plus haut).
Etes-vous passé(e) dans ou à travers un tunnel ou un espace fermé ? Non
Avez-vous vu une lumière ? Oui
Décrivez : non seulement j’ai vu cette lumière incroyablement brillante mais c’était comme si j’avais pu en sentir l’intensité dans mon être. La lumière est indescriptible. Un million de bougies ? Non ! Plus brillante que toutes que toutes les lampes du monde éclairant en même temps, mais une lumière blanche pure, pas comme le soleil.
Avez-vous rencontré ou vu d’autres êtres ? Oui
Décrivez : J’ai senti une présence mais je ne sais pas qui ou bien ce que c’était. Je n’ai jamais vu la présence, je l’ai seulement ressentie.
Avez-vous revu des évènements passés de votre vie ? Oui
Décrivez : j’ai vu des choses qui importaient pour moi et qu’il était important que j’apprenne de cette vie. J’ai vu que l’amour compte, que les choses matérielles sont sans importances et que nous sommes ici les uns pour les autres.
Avez-vous observé ou entendu, pendant votre expérience, quoi que ce soit, concernant des personnes ou des évènements et qui a pu être vérifié par la suite ? Oui
Décrivez : dans ma tête, je ne cessais pas d’appeler mon frère à l’aide. Plus tard, en discutant avec lui, il a dit qu’il avait entendu mes appels et qu’il savait que j’avais des ennuis.
Avez-vous vu ou visité des lieux, niveaux ou dimensions admirables ou particuliers ? Non
Avez-vous vécu une modification de l’espace ou du temps ? Oui
Décrivez : j’avais l’impression que le temps n’existait pas et je pouvais choisir si je voulais revenir au fonctionnement « normal » ou non.
Avez-vous eu le sentiment d’avoir accès à une connaissance particulière, à un but et / ou à un ordre de l’univers ? Oui
Décrivez : l’amour est important. C’est la leçon la plus importante que nous puissions apprendre ici. Comment nous aimer les uns les autres inconditionnellement.
Avez-vous atteint une limite ou une structure physique de délimitation ? Non
Décrivez : je suis seulement resté à proximité. C’était tout nouveau pour moi et je n’ai fait que prendre part à l’expérience. Je ne me suis pas aventurée suffisamment loin pour faire l’expérience d’une frontière dont je me souvienne.
Avez-vous eu conscience d’évènements à venir ? Oui
Décrivez : le seul événement à venir dont j’ai eu connaissance, c’est que j’irai bien. Eh bien, je suis là aujourd’hui, vivante et en bonne santé.
Avez-vous été impliqué(e) dans, ou conscient(e) d’une décision de retour au corps ? Oui
Décrivez : j’avais le sentiment d’avoir ici un dessein qui n’avait pas été accompli et j’ai choisi de revenir.
Suite à votre expérience, avez-vous eu des dons spéciaux, paranormaux, de voyance ou autre, que vous n’aviez pas avant l’expérience ? Oui
Décrivez : je ressens l’énergie vitale. J’ai pu voir l’aura de nombreuses personnes. J’ai vu l’aura de mon frère pendant un soin par imposition des mains. Une « mauvaise énergie » a été enlevée par le haut de la colonne vertébrale. J’ai vu la mauvaise énergie être enlevée et la nouvelle énergie qui l’a remplacée. Je peux sentir et voir l’énergie maléfique dans certaines personnes. Elle apparaît comme une aura noire ou grise. De même, c’est comme si je pouvais voir leur âme au travers de leurs yeux.
A la suite de l’expérience, votre attitude et vos croyances ont-elles changé ? Oui
Décrivez : je me suis rapprochée de Dieu et je n’ai pas de doute sur ce qui nous attend au delà de ce monde.
L’expérience a-t-elle affecté vos relations ? Votre vie quotidienne ? Vos pratiques religieuses etc. ? Vos choix de carrière ? J’ai remplacé mon cercle d’amis par ceux qui ont des croyances similaires aux miennes. J’ai épousé un homme qui croit en Dieu, parce que la leçon d’amour inconditionnel découle des leçons de Jésus et des Ecritures. J’ai décidé d’être plus active dans l’église.
Avez vous partagé cette expérience avec d’autres personnes ? Oui
Décrivez : certaines l’ont cru et d’autres se sont moquées, mais cela n’a pas eu d’importance alors ni maintenant. Certaines ont été soulagées et se sont rapprochées de Dieu.
Quelles émotions avez-vous éprouvées suite à votre expérience ? De la sérénité.
Quelle a été la partie la meilleure et puis la pire de votre expérience ? Le viol a été la pire, la meilleure partie a été d’avoir la sensation de rencontrer Dieu ou un genre d’ange.
Y a-t-il autre chose que vous souhaiteriez ajouter au sujet de l’expérience ? J’ai eu en rêve la « visitation » d’un « être » environ un mois plus tard, il me parlait en langues. J’étais l’interprète et à nouveau le message était que j’irai bien.
Votre vie a-t-elle changé spécifiquement en conséquence de cette expérience ? Oui
Décrivez : les choses de ce monde ne comptent pas pour moi.
Après l’expérience, d’autres éléments dans votre vie, des médicaments ou des substances ont-ils reproduit une partie de l’expérience ? Non
Les questions posées et les informations que vous venez de fournir décrivent-elles complètement et avec exactitude votre expérience ? Oui
Expliquez : c’est l’explication de ce qui a mené à l’expérience, mais je n’ai pas inclus ce qui s’est produit ensuite parce que cela n’ajoutait rien à l’expérience.
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Témoignages - Anonyme 4 | |
http://www.nderf.org/French/c's_emi.htm
Emi de C
DESCRIPTION DE L’EXPERIENCE :
Je venais juste d’entrer dans le parking de l’université, prête à aller en classe, quand un homme a cogné à la vitre de ma voiture. La seule chose que je pouvais voir, c’était une main, j’ai ouvert la porte pour voir ce qu’il voulait. Il a pointé une arme sur mon visage et a exigé de l’argent. Je lui ai donné tout ce que j’avais, c’est à dire ma monnaie. Il est parti, mais il est revenu quelques minutes plus tard et a exigé que j’aille sur le siège passager. Mes clefs étaient encore sur le contact quand il est entré, il a démarré la voiture. Il m’a amenée à un distributeur de billets et il m’a ordonné de retirer de l’argent. Après la banque, il m’a fait glisser au fond du siège pour que personne ne me voie. Il m’a emmenée dans une ruelle d’une zone résidentielle et il a ordonné que je rampe vers la banquette arrière. Avant que je ne rampe sur la banquette, il a pointé sur ma tempe l’arme qu’il avait sur les genoux et il a dit qu’il allait m’abattre parce que je pouvais l’identifier. Avec l’aide de Dieu, je l’ai convaincu que je ne le pouvais pas. J’ai rampé par dessus le siège comme il l’avait demandé. J’avais un manteau à l’arrière, il m’a dit de m’en recouvrir la tête. Quand le manteau a été sur ma tête, il m’a ordonné de retirer mon pantalon. C’est alors qu’il pointé à nouveau l’arme sur ma tête. Je sais que c’était l’arme, à cause du poids et c’était FROID. Il a armé le percuteur et a dit qu’il allait me tuer. C’est à cet instant même que mon expérience s’est produite. J’ai prié Dieu, lui disant que si telle était sa volonté, j’étais prête, mais je l’ai supplié que ma famille ne me découvre pas ainsi, particulièrement mon frère. Mon cœur a commencé à s’accélérer et à cogner très fort dans ma poitrine, j’ai cru que j’allais exploser. Puis un calme incroyable m’a envahie. J’ai vu cette lumière brillant comme un million de bougies et j’ai ressenti partout une incroyable sensation de chaleur. Ensuite, j’ai entendu une voix qui venait d’au dehors de mon corps et qui disait : « Tu iras bien. ». C’était plus une « compréhension » qu’une voix. Plus tard, quand j’ai parlé avec mon frère à ce sujet, il a dit qu’il savait que j’avais des ennuis, il est allé à la maison pour essayer de trouver ma mère.
Médicaments ou substances liés à l’expérience, ayant potentiellement pu l’affecter ? Non
L’expérience était-elle difficile à exprimer avec des mots ? Oui
Qu’est-ce qui dans l’expérience la rend difficile à transmettre ? Je peux expliquer la lumière et la chaleur ressentie mais les mots semblent tout simplement inappropriés.
Au moment de l’expérience y avait-il une situation menaçant votre vie ? Oui
Décrivez : il y avait une arme pointée sur ma tête, j’ai entendu l’armement du percuteur paré à faire feu.
Quel était votre état de conscience et de lucidité au moment de l’expérience ? Tous mes sens étaient « hyper sensibles »
D’une certaine manière, l’expérience ressemblait-elle à un rêve ? A un moment donné, je me suis sentie enlevée de mon corps, presque comme si cela arrivait à quelqu’un d’autre, j’étais là comme une tierce personne. Pas vraiment une sortie du corps.
Avez-vous vécu une séparation de votre conscience et de votre corps ? Non
Quelles émotions avez-vous éprouvées pendant l’expérience ? Frayeur extrême puis calme extrême.
Avez-vous entendu des sons ou des bruits inhabituels ? J’ai entendu une « voix » (voir les explications dans le récit détaillé plus haut).
Etes-vous passé(e) dans ou à travers un tunnel ou un espace fermé ? Non
Avez-vous vu une lumière ? Oui
Décrivez : non seulement j’ai vu cette lumière incroyablement brillante mais c’était comme si j’avais pu en sentir l’intensité dans mon être. La lumière est indescriptible. Un million de bougies ? Non ! Plus brillante que toutes que toutes les lampes du monde éclairant en même temps, mais une lumière blanche pure, pas comme le soleil.
Avez-vous rencontré ou vu d’autres êtres ? Oui
Décrivez : J’ai senti une présence mais je ne sais pas qui ou bien ce que c’était. Je n’ai jamais vu la présence, je l’ai seulement ressentie.
Avez-vous revu des évènements passés de votre vie ? Oui
Décrivez : j’ai vu des choses qui importaient pour moi et qu’il était important que j’apprenne de cette vie. J’ai vu que l’amour compte, que les choses matérielles sont sans importances et que nous sommes ici les uns pour les autres.
Avez-vous observé ou entendu, pendant votre expérience, quoi que ce soit, concernant des personnes ou des évènements et qui a pu être vérifié par la suite ? Oui
Décrivez : dans ma tête, je ne cessais pas d’appeler mon frère à l’aide. Plus tard, en discutant avec lui, il a dit qu’il avait entendu mes appels et qu’il savait que j’avais des ennuis.
Avez-vous vu ou visité des lieux, niveaux ou dimensions admirables ou particuliers ? Non
Avez-vous vécu une modification de l’espace ou du temps ? Oui
Décrivez : j’avais l’impression que le temps n’existait pas et je pouvais choisir si je voulais revenir au fonctionnement « normal » ou non.
Avez-vous eu le sentiment d’avoir accès à une connaissance particulière, à un but et / ou à un ordre de l’univers ? Oui
Décrivez : l’amour est important. C’est la leçon la plus importante que nous puissions apprendre ici. Comment nous aimer les uns les autres inconditionnellement.
Avez-vous atteint une limite ou une structure physique de délimitation ? Non
Décrivez : je suis seulement resté à proximité. C’était tout nouveau pour moi et je n’ai fait que prendre part à l’expérience. Je ne me suis pas aventurée suffisamment loin pour faire l’expérience d’une frontière dont je me souvienne.
Avez-vous eu conscience d’évènements à venir ? Oui
Décrivez : le seul événement à venir dont j’ai eu connaissance, c’est que j’irai bien. Eh bien, je suis là aujourd’hui, vivante et en bonne santé.
Avez-vous été impliqué(e) dans, ou conscient(e) d’une décision de retour au corps ? Oui
Décrivez : j’avais le sentiment d’avoir ici un dessein qui n’avait pas été accompli et j’ai choisi de revenir.
Suite à votre expérience, avez-vous eu des dons spéciaux, paranormaux, de voyance ou autre, que vous n’aviez pas avant l’expérience ? Oui
Décrivez : je ressens l’énergie vitale. J’ai pu voir l’aura de nombreuses personnes. J’ai vu l’aura de mon frère pendant un soin par imposition des mains. Une « mauvaise énergie » a été enlevée par le haut de la colonne vertébrale. J’ai vu la mauvaise énergie être enlevée et la nouvelle énergie qui l’a remplacée. Je peux sentir et voir l’énergie maléfique dans certaines personnes. Elle apparaît comme une aura noire ou grise. De même, c’est comme si je pouvais voir leur âme au travers de leurs yeux.
A la suite de l’expérience, votre attitude et vos croyances ont-elles changé ? Oui
Décrivez : je me suis rapprochée de Dieu et je n’ai pas de doute sur ce qui nous attend au delà de ce monde.
L’expérience a-t-elle affecté vos relations ? Votre vie quotidienne ? Vos pratiques religieuses etc. ? Vos choix de carrière ? J’ai remplacé mon cercle d’amis par ceux qui ont des croyances similaires aux miennes. J’ai épousé un homme qui croit en Dieu, parce que la leçon d’amour inconditionnel découle des leçons de Jésus et des Ecritures. J’ai décidé d’être plus active dans l’église.
Avez vous partagé cette expérience avec d’autres personnes ? Oui
Décrivez : certaines l’ont cru et d’autres se sont moquées, mais cela n’a pas eu d’importance alors ni maintenant. Certaines ont été soulagées et se sont rapprochées de Dieu.
Quelles émotions avez-vous éprouvées suite à votre expérience ? De la sérénité.
Quelle a été la partie la meilleure et puis la pire de votre expérience ? Le viol a été la pire, la meilleure partie a été d’avoir la sensation de rencontrer Dieu ou un genre d’ange.
Y a-t-il autre chose que vous souhaiteriez ajouter au sujet de l’expérience ? J’ai eu en rêve la « visitation » d’un « être » environ un mois plus tard, il me parlait en langues. J’étais l’interprète et à nouveau le message était que j’irai bien.
Votre vie a-t-elle changé spécifiquement en conséquence de cette expérience ? Oui
Décrivez : les choses de ce monde ne comptent pas pour moi.
Après l’expérience, d’autres éléments dans votre vie, des médicaments ou des substances ont-ils reproduit une partie de l’expérience ? Non
Les questions posées et les informations que vous venez de fournir décrivent-elles complètement et avec exactitude votre expérience ? Oui
Expliquez : c’est l’explication de ce qui a mené à l’expérience, mais je n’ai pas inclus ce qui s’est produit ensuite parce que cela n’ajoutait rien à l’expérience.
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Témoignages - Auguste | |
http://www.nderf.org/French/auguste's_emi.htm
EMI d'AUGUSTE Mes parents étaient religieux et allaient à l’église chaque semaine. J’avais une foi profonde, respectueuse en Dieu, je tirais force et lumière de cette croyance quand tout le reste échouait. Cette foi s’est renforcée, cependant, lorsque le récit qui suit, qui n’est pas imaginé mais une expérience réelle, a eu lieu, ce n’était pas juste une expérience résultant du fait que le cerveau était en train de subir un processus de «mise hors service » dans la mort ; tout comme on est conscient de la différence entre l’état de rêve et d’éveil, on est conscient de la différence entre l’état de rêve et l’EMI. Il a été pénible de mettre par écrit cette EMI car son souvenir était et continue d’être tellement vif. Quand j’ai relaté l’EMI à ma mère et à ma marraine Lynn Arendt, elles l’ont rejetée comme n’étant qu’un simple rêve. Les récits d’EMI n’étaient pas alors largement publiés ; étant enfant, je n’avais jamais eu connaissance d’aucun récit d’EMI.
En octobre 1978, je me suis alité car je me sentais étourdi ; mon cœur s’est arrêté. Tout à coup, je me suis senti emporté très rapidement dans une obscurité totale vers l’entrée d’un tunnel tumultueux, ses parois reflétaient la couleur bleue fluo que mon corps non corporel émettait. J’avais toujours toutes mes facultés et sensations. Le sentiment que j’éprouvais, c’est que les liens qui m’unissaient au monde terrestre avaient été coupés. Un bourdonnement bas et régulier a empli ce passage étroit, le son provenait non des murs mais de moi-même. En tant que sourd profond, entendre ce son était magnifique car il apportait du réconfort comme l’eut fait la voix d’une mère pour un enfant. Assez bizarrement, bien que je n’ai pas eu de membres et que je volais tel un colibri, je n’étais pas effrayé. J’étais juste une lumière scintillante.
En y repensant, étant donné que je me trouvais dans une autre dimension, il devait logiquement découler que je ne sois pas sous la même forme. C’était comme si j’avais abandonné l’encombrant corps terrestre et que j’étais dans une forme naturelle, libre qui n’est pas humaine. Tandis que je continuais à progresser d’instinct dans le tunnel agité qui allait dans toutes les directions, haut, bas, d’un côté sur l’autre, le bourdonnement de mes ailes tel celui d’un colibri était le seul son. Une forte Lumière scintillante au bout du tunnel tumultueux a de plus en plus submergé l’obscurité du tunnel, ainsi que la lumière bleue fluo que les parois réfléchissaient vers moi.
A la vue de la Lumière (forme d’énergie) qui a mu en moi des sentiments instinctifs tels que je suis incapable de les décrire en mots, des êtres de lumière scintillantes, membres de la famille et amis décédés, sont apparus tout à coup sur le bord du passage agité afin de m’accueillir avec enthousiasme. Leurs personnalités extravagantes rejaillissaient sur leurs visages brillants, bleu fluo et blanc ; la communication se faisait par télépathie. Des voix désincarnées m’ont accueilli, remuant mes émotions car j’entendais normalement comme une personne entendante. J’ai commencé à voir des bulles transparentes flottant dans les parois du tunnel sombre, celui-ci s’illuminait de plus en plus tandis que je m’approchais de la Lumière blanche, scintillante au bout du passage. Ces bulles flottantes qui bougeaient dans les murs du tunnel avaient l’apparence de fenêtres tridimensionnelles, ou d’écrans de réalité virtuelle, c’étaient des instantanés de ma vie. Même dans la mort, je n’avais pas perdu mes souvenirs et mes sentiments.
En voyant cette Lumière scintillante qui est indescriptiblement belle, j’ai eu une révélation. Cette Lumière n’est pas, au sens le plus strict, « Dieu » dans l’acception traditionnelle des écritures de différentes religions, y compris le Christianisme. Cette Lumière qui est une forme d’énergie, est l’agrégation d’une grande multitude d’âmes immortelles de tous les règnes de la vie, par exemple : les plantes, les mammifères, les poissons et elle est collectivement une force vitale. Cette Lumière est une force vitale origine de toute vie, ce n’est ni une entité unique, car chaque âme immortelle fait partie de « Dieu », ni de multiples entités, car chaque âme immortelle n’est qu’une partie de l’entité collective (cette Lumière est au sens large un « Dieu » unique qui siège sur un trône au paradis et qui récompense ou punit les âmes). Sans cette force vitale (forme d’énergie) il n’y a pas de vie sur terre, ou sur une quelconque planète habitable dans l’univers. La question : « Dieu est-il mort ? » est fréquemment posée. N’est-ce pas égocentrique de croire que l’homme continue à maintenir qu’il a été créé par Dieu à son image, alors que l’univers peut déborder de vie ? Que Dieu a envoyé les Commandements uniquement pour l’homme ? Ceux qui sur terre recherchent « Dieu » le font en vain, parce qu’ils l’ont déjà trouvé : eux-mêmes ; Les hommes ont juste à regarder en eux-mêmes pour trouver un sens ou une foi religieuse et par voie de conséquence trouver que Dieu existe (la Lumière), sur un trône au paradis, punissant ou récompensant les âmes.
Tandis que je poursuivais mon chemin quasiment à la fin du tunnel tourmenté, en direction de la Lumière dont je savais instinctivement qu’elle était ma patrie, j’ai entendu une voix familière, mais désincarnée, qui derrière moi m’appelait. Peut-être était-ce la voix de Brickie, ma grand-mère maternelle, qui faisait partie des visages transparents, brillant en bleu fluo et blanc et que j’avais vus brièvement. Très à regret, je me suis arrêté, comme un colibri volant sur place, afin de voir qui m’appelait. Personne ne m’a arrêté, en fait c’est moi qui, à contre cœur, ai consenti à stopper. Une force invisible, sous la forme d’une ombre, m’a entraîné très puissamment et rapidement dans le tunnel et de nouveau dans mon corps. Mon trajet vers la Lumière transcendante s’était déroulé au ralenti en comparaison de ce voyage de retour. Quand mon âme est entrée dans le corps terrestre, qui n’est rien de plus qu’un gant mal ajusté, elle vibrait. J’ai momentanément été dans la confusion quand j’ai rouvert les yeux.
Bien que je ne sache pas ce qu’est le dessein de ma vie, je sais que je ne peux quitter cette vie avant de l’avoir accompli, quoi qu’il m’ait été assigné de réaliser dans cette vie. Je soupçonne que la vie est un processus d’apprentissage, un processus d’évolution de l’âme. Ma vie, comme celle des autres, est une expérience non seulement de bonheur, mais de frustration, de solitude, de déception, d’isolement et de sentiment d’infériorité. Je pense que la Terre pourrait être un endroit d’enseignement pour des êtres d’énergie lumineuse égarés. Suite à cette EMI, j’ai développé un plus grand enthousiasme pour la vie ; d’autre part, ma conviction religieuse est plus forte. Certains voient la religion comme n’étant rien de plus que le corps des codes juridiques et des normes sociales antiques créés par l’homme pour régir la société ; cependant, mon avis est que la plupart des religions du monde possèdent bien un fond de vérité, car elles ont un ligne commune. Je ne crains pas la mort, elle n’est que la phase naturelle de mon passage du corps physique et néanmoins encombrant, vers une forme d’énergie immortelle (lumière scintillante). Je suis plus conscient de l’importance de la famille et des amis, car par le biais des efforts altruistes, nos âmes évoluent. C’est par notre propre évolution, ou rites de passage, que nous aiderons les autres à évoluer.
Médicaments ou substances liés à l’expérience, ayant potentiellement pu l’affecter ? Non
L’expérience était-elle difficile à exprimer avec des mots ? Oui
Qu’est-ce qui dans l’expérience la rend difficile à transmettre ? Comme je n’ai jamais eu connaissance de récits d’EMI dans mon enfance, j’ai été incapable d’expliquer mon expérience de façon satisfaisante.
Au moment de l’expérience y avait-il une situation menaçant votre vie ? Oui
Décrivez : arrêt des fonctions cardiaques
Quel était votre état de conscience et de lucidité au moment de l’expérience ? J’étais totalement conscient et lucide.
D’une certaine manière, l’expérience ressemblait-elle à un rêve ? Absolument pas.
Avez-vous vécu une séparation de votre conscience et de votre corps ? Oui
Décrivez votre apparence ou forme hors de votre corps : j’étais simplement une lumière scintillante.
Quelles émotions avez-vous éprouvées pendant l’expérience ? Pendant l’expérience j’ai ressenti du bonheur.
Avez-vous entendu des sons ou des bruits inhabituels ? Etant sourd profond, j’entendais néanmoins un bourdonnement régulier et j’étais en mesure de converser avec d’autres personnes (parents décédés).
Etes-vous passé(e) dans ou à travers un tunnel ou un espace fermé ? Oui
Décrivez : j’ai traversé un tunnel sombre, noir et tumultueux. Une lumière bleue fluo était reflétée vers moi par les parois du tunnel. Je suppose qu’étant une lumière scintillante, la source de cette lumière c’était moi.
Avez-vous vu une lumière ? Oui
Décrivez : j’ai vu une forme d’énergie qui a remué en moi des sentiments instinctifs.
Avez-vous rencontré ou vu d’autres êtres ? Oui
Décrivez : j’ai vu les visages transparents, brillant en bleu fluo et blanc, de parents décédés.
Avez-vous revu des évènements passés de votre vie ? Oui
Décrivez : il y avait des bulles qui flottaient en bougeant dans les parois du tunnel, elles avaient l’apparence de fenêtres tridimensionnelles, ou d’écrans de réalité virtuelle. C’était des instantanés de moments de ma vie. Même dans la mort, je n’ai pas perdu mes souvenirs et mes sentiments.
Avez-vous vu ou visité des lieux, niveaux ou dimensions admirables ou particuliers ? pas de réponse
Décrivez : l’EMI implique une autre dimension.
Avez-vous vécu une modification de l’espace ou du temps ? Oui
Décrivez : comme l’EMI implique une autre dimension, il y a modification de l’espace et du temps.
Avez-vous eu le sentiment d’avoir accès à une connaissance particulière, à un but et / ou à un ordre de l’univers ? Oui
Décrivez : se référer à la réponse à la question 4, qui donne une description de l’EMI.
Avez-vous atteint une limite ou une structure physique de délimitation ? Non
Décrivez : en entrant dans le tunnel, j’avais rompu tout lien avec la Terre.
Avez-vous été impliqué(e) dans, ou conscient(e) d’une décision de retour au corps ? Non
Suite à votre expérience, avez-vous eu des dons spéciaux, paranormaux, de voyance ou autre, que vous n’aviez pas avant l’expérience ? Oui
Décrivez : j’ai eu un enthousiasme plus grand pour la vie.
A la suite de l’expérience, votre attitude et vos croyances ont-elles changé ? Oui
Décrivez : l’EMI a influencé ma vision de la religion.
L’expérience a-t-elle affecté vos relations ? Votre vie quotidienne ? Vos pratiques religieuses ou assimilées ? Vos choix de carrière ? Je suis plus conscient de l’importance de la famille et des amis, car par le biais des efforts altruistes, nos âmes évoluent. C’est par notre propre évolution, ou rites de passage, que nous aiderons les autres à évoluer.
Avez vous partagé cette expérience avec d’autres personnes ? Oui
Décrivez : il y a eu des réactions diverses. Certains ont été sceptiques et n’ont pas été influencés, d’autres ont accepté mon témoignage comme une confirmation de leur croyance religieuse.
Quelles émotions avez-vous éprouvées suite à votre expérience ? Suite à l’expérience j’ai éprouvé des émotions variées. Bien que j’aie eu un plus grand enthousiasme pour la vie, j’étais aussi en colère de n’avoir pas participé à la décision du retour sur Terre.
Quelle a été la partie la meilleure et puis la pire de votre expérience ? La meilleure partie a été de voir la Lumière. La pire partie, bien que brève, a été le retour sur Terre.
Y a-t-il autre chose que vous souhaiteriez ajouter au sujet de l’expérience ? Veuillez vous référer à la réponse à la question 4, qui donne une description de l’EMI.
Votre vie a-t-elle changé spécifiquement en conséquence de cette expérience ? Oui
Décrivez : comme je suis plus conscient de l’importance de la famille et des amis, mes relations ont changé.
Après l’expérience, d’autres éléments dans votre vie, des médicaments ou des substances ont-ils reproduit une partie de l’expérience ? Non
Les questions posées et les informations que vous venez de fournir décrivent-elles complètement et avec exactitude votre expérience ? Non
Expliquez : bien que l’expérience se soit produite il y a 22 ans, je peux nettement me souvenir des détails. Cependant, les mots seuls ne peuvent décrire correctement l’expérience.
Merci de proposer toute vos suggestions afin d’améliorer le questionnaire de www.nderf.org : La question que vous souhaitez aborder est délicate. Par conséquent, il est important que les personnes recevant cette enquête comprennent :
a) le but de l’enquête,
b) qui recevra les résultats,
c) qui mène cette enquête et qui la supervise,
d) comment les résultats seront utilisés, ainsi que qui obtiendra les résultats et quand ces résultats seront disponibles.
Par conséquent, je suggère que vous développiez ces considérations en intégrant un court paragraphe de présentation au début de l’enquête. Ceci constitue le type de sujets qu’un comité pour la protection des droits de l’homme exigerait.
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| Témoignages - Australia | |
http://www.nderf.org/French/australia's_emi.htm
EMI d'AUSTRALIA
Voici l’expérience la plus importante de ma vie, tout d’abord les évènements qui y ont mené, le récit des évènements par mes parents pendant que j’étais partie, mon EMI et enfin mon sentiment sur le sujet.
Contexte : 24/02/82, Sydney, Australie, 18 h, je quittais ma société de réparation d’instruments optiques pour rentrer chez moi, il pleuvait à la suite de 3 mois de sècheresse, je roulais sur la grande artère industrielle et j’étais en train de ralentir pour m’arrêter aux feux à l’endroit où la bretelle de BHP croise la grande route, mes souvenirs s’arrêtent là.
Récit de Mike (mon ex associé) : alors que nous approchions du feu, il est passé au vert, lorsque nous avons abordé le carrefour, la voiture a fait de l’aquaplaning. A la vitesse de 43 Km/h, nous avons percuté le grand pylône électrique industriel, juste après l’intersection. Steve, qui était allongé sur la banquette à l’arrière du fourgon, a été projeté en avant sur l’arrière de ma tête, me propulsant dans le volant.
Infos médicales : la colonne vertébrale de Steve était fracturée sur la L4, je souffrais de fractures, occiput, lobe frontal, orbite droite, zygomatique droit, le tout enfoncé, 6 perforations de la dure-mère. De plus, des rayons du volant et le compteur ont pénétré en haut de ma gorge en direction de la partie supérieure de la bouche et dans le thorax droit en haut et en bas. Mike souffrait de contusions mineures dues à la ceinture.
Ma mère a rapporté que : dans l’après-midi du 25/02/82 ils se trouvaient dans le bureau d’un professeur de neurochirurgie, le professeur leur annonçait ma mort en leur disant qu’ils devraient en être reconnaissants car si j’avais survécu, j’aurais été un légume. Pendant cette conversation, une jeune infirmière effrayée est entrée en trombe dans le bureau, en disant précipitamment : « Elle est vivante, elle s’est assise et elle a parlé ! ». Le professeur l’a réprimandée pour l’avoir interrompu à 3 reprises, avant de l’emmener dehors et de la sermonner au sujet des « cadavres » qui bougent et font des bruits. L’infirmière a insisté : « Elle s’est redressée et a dit : « Ne me donnez plus de médicaments ! » . A ce moment, ma mère a pris le professeur par un bras, mon père par l’autre et ils l’ont entraîné dans le couloir pour voir par eux-mêmes. Ils m’ont trouvée dans un couloir de service où j’avais apparemment été placée afin que l’infirmière puisse retirer les appareils avant mon transfert vers la morgue. J’étais dans un coma profond et je respirais. Je suis restée dans le coma 10 jours de plus.
Mon EMI :
Je ne sais pas à quel moment a eu lieu mon expérience dans le cours des évènements ci-dessus. Je n’ai pas de souvenir de l’agonie ou d’avoir quitté mon corps. Je me déplaçais la tête la première à travers un maelstrom sombre ressemblant à des nuages noirs bouillonnants. Je me sentais attirée par les bords qui m’effrayaient. Devant, il y avait un petit point de lumière brillante qui grandissait et s’intensifiait continuellement alors que je m’en approchais. J’ai réalisé que je devais être morte et j’étais inquiète pour maman, papa et ma sœur, J’étais également quelque peu contrariée pour moi-même car je pensais : « Ils vont s’en remettre rapidement ». Cela a été fugitif, juste une pensée fugace tandis que je me précipitais fiévreusement vers cette lumière.
Je suis arrivée dans une explosion de lumière glorieuse, dans une pièce aux murs immatériels, debout devant un homme dans la trentaine, mesurant environ 1,80 mètre, portant des cheveux brun roux jusqu’aux épaules et courte barbe et moustaches incroyablement nettes. Il portait une toge blanche simple, la lumière semblait émaner de Lui et je sentais qu’Il avait un grand âge et une grande sagesse. Il m’a accueillie avec grand Amour, sérénité, Paix(indescriptible), pas de mots. J’ai ressenti : « Je peux m’asseoir à tes pieds pour toujours et être satisfaite ». J’ai trouvé frappant de penser/dire/ressentir une chose tellement étrange. J’ai été fasciné par le tissu de Sa toge, essayant de comprendre comment on pouvait tisser de la lumière !
Il s’est mis à côté de moi et m’a incitée à regarder à gauche, où je repassais les moments les moins glorieux de ma vie. J’ai revécu ces moments et j’ai ressenti non seulement ce que j’avais fait, mais également la souffrance que j’avais provoquée, certaines choses dont je n’aurais jamais imaginé qu’elles pouvaient causer de la douleur. J’ai été surprise que certaines choses pour lesquelles j’aurais pu m’inquiéter, comme voler du chocolat dans un magasin étant enfant, n’étaient pas visionnées, alors que des remarques superficielles qui avaient entraîné une souffrance sans que je le sache à l’époque, étaient comptées. Lorsque j’ai été accablée par la culpabilité, j’ai été orientée vers d’autres évènements qui avaient entraîné de la joie pour autrui. Bien que je me sois sentie indigne, il semblait que la balance était en ma faveur, j’ai reçu un grand Amour.
J’ai été emmenée plus loin dans la pièce qui s’est transformée en couloir, et là, venant vers moi se trouvait mon grand-père. Il paraissait plus jeune que dans mon souvenir et il n’avait pas de bec-de-lièvre, mais il s’agissait sans aucun doute de mon grand-père. Nous nous sommes étreints, il m’a parlé et m’a souhaité la bienvenue. J’étais émue de lui pardonner d’être mort alors que j’avais 14 ans, de m’avoir fait rompre ma promesse de devenir médecin et de trouver un remède à son problème cardiaque. Jusqu’alors, je n’avais pas réalisé que j’avais été en colère contre lui !
Grand-père m’a dit que grand-mère allait venir bientôt et il était impatient qu’elle arrive. Je lui ai demandé pourquoi elle allait venir bientôt alors que pendant de nombreuses années, elle avait voyagé de chez elle à Manchester, vers la Nouvelle Zélande et vers Miami afin de jouir d’un été ininterrompu ! Grand-père m’a dit qu’elle avait un cancer de l’intestin et qu’elle allait arriver bientôt. Grand-père semblait ne pas avoir de notion du temps, quand j’ai insisté pour savoir la date exacte, (le diagnostic a été prononcé 3 mois plus tard pour grand-mère et elle est morte en août, j’avais bouleversé ma mère en le lui révélant quand j’ai repris connaissance.). Après que nous ayons discuté un moment grand-père et moi, il m’a emmenée plus loin dans la pièce qui s’est à nouveau transformée en couloir. Nous nous sommes approchés d’un groupe de personnes que j’ai commencé à reconnaître.
Celui qui m’a accueillie en premier s’est avancé et a mis sa main sur mon épaule en me tournant vers Lui, Il a dit : « Tu dois repartir, tu as une tâche à accomplir. ». J’ai voulu discuter, je voulais rester, j’ai regardé en arrière vers grand-père et j’ai été rapidement propulsée vers l’entrée. Sur le seuil tout est devenu obscur, rien, pas de conscience.
Après : je me suis lentement éveillée du coma, sur plusieurs jours, souvenirs à moitié rêvés de voix familières et de visages entraperçus. Les moments les plus nets furent plusieurs occasions où je me suis réveillée d’un profond sommeil pour voir une infirmière avec une seringue et je refusais tout médicament, je n’ai aucune idée de la raison !
J’ai eu trois interventions chirurgicales pour réparer le visage, le crâne, l’orbite. J’ai quitté l’hôpital en souffrant, avec une vision dédoublée, une perte de l’odorat, et le 8ème nerf crânien endommagé, ce qui a provoqué des nausées et un équilibre perturbé. Pendant deux ans, j’ai été en colère contre Dieu pour m’avoir renvoyée dans de tels tourments, avec une tâche à accomplir sans indices ni instructions. Uniquement une chose, un message clair sans aucune idée sur la manière de le faire passer, et qui est : « Le temps est venu de vivre en accord avec vos Croyances, quelles qu’elles soient, de mettre votre Maison en ordre, Car la Fin des Temps est sur nous ! ». Ceci ne peut pas être ma tâche, il n’y a pas eu de voix grondante, ni une quelconque méthode pour savoir si le message est passé.
Je suis également incertaine de l’identité du gardien, pas de badge, pas de présentation ! Il m’a fallu 5 années, telle un zombie, avant que je ne sois rééduquée. J’ai un travail bien payé, fondé une association de victimes de blessures à la tête et on m’exhibe pour montrer à quel point on peut récupérer après des dommages acquis au cerveau. Je ne connais toujours pas ma tâche, j’ai toujours des douleurs, une perte du goût, de la diplopie, etc.
C’est à peu près tout, sinon que le souvenir de l’EMI est plus réel que ce que j’ai fait hier.
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| Témoignages - BILL | |
http://www.nderf.org/French/bill_v's_emi.htm
http://www.nderf.org/French/bill_v's_emi.htm
EMI DE BILL
Quand c’est arrivé, j’ai ressenti une sensation de détente totale et une sorte de désincarnation. L’accident avait brisé les fixations du siège et j’étais piégé dans la ceinture de sécurité. Ma tête avait porté et avait subi de nombreuses blessures consécutives aux ballottements tandis que le camion se pliait comme un accordéon. Je n’ai jamais complètement repris conscience sur les lieux de l’accident car cela ressemblait plus à un rêve qu’à autre chose. Lorsque j’ai revécu l’expérience elle-même, les choses ont commencé à devenir logiques. J’étais à un carrefour (je manque de meilleur terme). Je n’étais PAS sous forme humaine, j’étais de l’énergie pure entraînée vers une lumière immense et blanche semblant englober tout l’univers. Alors que je me trouvais à ce « carrefour », j’ai éprouvé une sensation d’extraction qui ressemblait à ceci : imaginez que vous lancez un œuf vers le plafond et une très fine bande de blanc d’œuf va du plafond vers le plancher. Mon corps était le plancher et « l’autre » endroit était le plafond. J’étais relié aux deux. Alors que je touchais l’endroit où je voyais l’autre univers, il a commencé à m’attirer vers lui, à ce moment, c’était comme faire l’expérience de ce que l’on appelle l’œil du cyclone : un appareil qui possède un champ d’électricité statique, quand on touche le verre, l’électricité statique est attirée vers les doigts. Quand les filaments d’électricité m’ont atteint, j’ai eu instantanément la sensation de tout connaître, d’avoir vécu toute la création. Pas de paradis comme l’affirme la doctrine chrétienne ou les autres religions, pas d’enfer, simplement la pureté de l’univers dans son ensemble. L’énergie n’était PAS de nature uniquement « humaine », toute la vie présente et passée ici sur la terre se trouvait là, ce qui pour moi expliquait les concepts de reproduction humaine et le sentiment que certaines personnes éprouvent concernant la réincarnation. C’était pour moi l’essence de la vie humaine, animale et même des plantes. Lorsque les infirmiers, il s’agit d’une pure conjecture, ont appliqué le défibrillateur sur mon cœur, la connexion entre l’autre endroit et le monde a commencé à s’effondrer, j’ai été attiré de nouveau vers mon propre corps. Au début j’étais en colère, mais ensuite j’ai commencé à comprendre POURQUOI j’étais de retour, ce n’était tout simplement pas mon heure. J’avais goûté à la mort et je ne la craignais plus du tout, mais j’ai alors été frappé par le fait qu’il me fallait maintenant faire l’expérience de la VIE, qui est le vrai mystère. Quand, plus tard, je suis sorti de l’hôpital, un prêtre catholique m’a contacté, il voulait un récit de ce que j’avais vécu, quand il a réalisé que ce n’était pas ce qu’il voulait entendre, il s’est énervé et m’a déconseillé de raconter à d’autres ce qui venait de m’arriver car ce n’était pas conforme à SA croyance de ce qu’est Dieu. JE SAIS qu’il y a un Esprit, mais il n’est ni masculin ni féminin, il est, tout simplement, voila la simplicité de tout cela. Il a dit que j’avais juste subi l’énergie électrique désordonnée se bousculant dans mon cerveau, que si je priais Dieu en lui demandant d’entrer dans ma vie et de me montrer son vrai dessein, je serais « sauvé ». Je lui ai dit que je pensais que sa religion prêchait un mensonge au grand public et que ce que j’avais vécu était la vérité sur la vie et ses débuts. Tandis que j’étais ramené à mon corps, j’ai commencé à oublier ce que je venais de vivre, j’ai toujours pensé que cela est dû à mon cerveau qui n’est pas en mesure de traiter tout ce que j’ai vécu, mais je me suis souvenu des fondements de ce que j’ai vécu. Je pense qu’il y a eu un échange de savoir que je n’oublierai jamais, ce en quoi je crois maintenant est la vérité sous sa forme la plus pure et universellement simple. Le mystère c’est la vie, la mort n’est qu’une étape vers un autre forme d’existence. Il n’existait qu’un calme que je possède maintenant et qui me permet de voir le monde et toute la vie qu’il contient en tant que joie, pas en tant que phénomène paranormal ou religieux. Un professeur avec lequel je fais actuellement une étude contractuelle à l’université, dit qu’il pense que j’ai touché le cœur de la création, peut-être a-t-il raison, mais pour le moment, j’ai le sentiment que ma vie possède des perspectives ouvertes et renouvelées avec une vision de la vie en tant que don et bienfait.
Médicaments ou substances liés à l’expérience, ayant potentiellement pu l’affecter ? Non
L’expérience était-elle difficile à exprimer avec des mots ? Non
Qu’est-ce qui dans l’expérience la rend difficile à transmettre ? Ce n’était pas difficile à exprimer mais j’ai laborieusement trouvé les mots permettant de décrire l’expérience dans sa réalité. Je ne ressentais aucune douleur. Lorsque les infirmiers ont utilisé le défibrillateur sur moi, j’ai ressenti les premières décharges de façon extrêmement douce, la dernière qui m’a ramené totalement à une conscience confuse a été très douloureuse.
Au moment de l’expérience y avait-il une situation menaçant votre vie ? Oui
Précisez : j’ai été percuté par l’arrière à 105 Km/h par une Chevrolet Caprice Classic de 1974. Je me trouvais dans un pick-up Toyota tout neuf.
Quel était votre état de conscience et de lucidité au moment de l’expérience ? J’étais tout à fait mort, aucun signe vital d’aucune sorte, malgré cela je pouvais tout ressentir dans le même temps.
D’une certaine manière, l’expérience ressemblait-elle à un rêve ? Uniquement lorsque j’en suis sorti à l’hôpital, j’ai commencé à remettre les pièces du puzzle jour après jour.
Avez-vous vécu une séparation de votre conscience et de votre corps ? Non
Décrivez votre apparence ou forme hors de votre corps : j’avais l’impression d’être encore dans mon corps, entre les deux royaumes toutefois.
Quelles émotions avez-vous éprouvées pendant l’expérience ? Paix totale, détente, émerveillement et révérence.
Avez-vous entendu des sons ou des bruits inhabituels ? Tout, cependant il était facile dans ma conscience étendue de distinguer chaque propriété. Je pouvais également tout « ressentir ».
Etes-vous passé(e) dans ou avez-vous traversé un tunnel ou un espace fermé ? Incertain
Précisez : c’était plutôt comme être relié à deux connexions en même temps
Avez-vous vu une lumière ? Oui
Précisez : c’était une sorte de lumière dorée qui enveloppait une lumière blanc pur connectée à tous les filaments d’énergie dans le système
Avez-vous rencontrés ou vus d’autres êtres ? Oui
Précisez : ils étaient tels que je les ai décrit dans mes notes précédentes, c’étaient des filaments d’énergie qui se liaient et se formaient, ils contenaient toute l’essence de tout ce qui existe actuellement et aussi de ce qui a existé dans le passé. J’ignore comment et pourquoi je sais cela, je le sais tout simplement.
Avez-vous revu des évènements passés de votre vie ? Non
Avez-vous observé ou entendu, pendant votre expérience, quoi que ce soit, concernant des personnes ou des évènements et qui a pu être vérifié par la suite ? Oui
Précisez : j’ai parlé à d’autres personnes au sujet de cette expérience et elles ont admis qu’elles croyaient très largement la même chose que moi, mais elles pensaient que si elles contestaient la croyance qu’enseigne leur religion, cela les ferait apparaître sous un jour défavorable pour leur famille et leurs amis ou cela en ferait un genre de marginaux dans la société.
Avez-vous vu ou visité des lieux, niveaux ou dimensions admirables ou particuliers ? Oui
Précisez : voir plus haut.
Avez-vous vécu une modification de l’espace ou du temps ? Oui
Précisez : le temps est un concept construit par l’homme, il ne fait pas partie du continuum de l’univers, il n’y avait tout simplement pas de temps là où je me trouvais, il n’existait pas.
Avez-vous eu le sentiment d’avoir accès à une connaissance particulière, à un sens et / ou à un ordre de l’univers ? Oui
Précisez : comme je l’ai mentionné plus haut, il y avait un genre d’échange de « savoir ».
Avez-vous atteint une limite ou une structure physique de délimitation ? Oui
Précisez : la jonction de la limite est le seul lien que j’ai senti ou ressenti au moment de mon accident.
Avez-vous eu connaissance d’évènements à venir ? Non
Avez-vous été impliqué(e) dans, ou conscient(e) d’une décision de retour au corps ? Non
Suite à votre expérience, avez-vous eu des dons spéciaux, paranormaux, de voyance ou autre, que vous n’aviez pas avant l’expérience ? Oui
Précisez : je semblais être capable de bien mieux deviner les gens, à la première rencontre, certaines personnes avaient l’impression que j’en savais plus sur elle qu’elle ne l’auraient voulu.
A la suite de l’expérience, votre comportement ou vos croyances ont-ils changé ? Oui
Précisez : comme je l’ai mentionné plus haut, je semblais développer un savoir particulier qui était le résultat direct d’un probable échange d’énergie.
L’expérience a-t-elle affecté vos relations ? Votre vie quotidienne ? Vos pratiques religieuses ou assimilées ? Vos choix de carrière ? J’encourage les gens à profiter à fond de la vie, de ne JAMAIS manquer de dire à quelqu’un qu’on l’aime, car cela peut tout changer en une fraction de seconde. Aimer quelqu’un est le plus grand don qu’une personne puisse partager.
Avez vous raconté cette expérience à d’autres personnes ? Oui
Précisez : chaque fois que c’est possible, je l’utilise pour aider les personnes qui pensent que la vie ne vaut pas la peine d’être vécue, c’est le bien le PLUS précieux que la nature nous ait accordé.
Quelles émotions avez-vous éprouvées suite à votre expérience ? Toutes sauf la douleur, pour une raison quelconque elle était absente.
Quelle a été la partie la meilleure et puis la pire de votre expérience ? Voir ce que j’ai vu et le vivre, ne pas être capable de permettre aux autres de vivre ce que j’ai vécu.
Y a-t-il autre chose que vous souhaiteriez ajouter au sujet de l’expérience ? La vie est faite pour vivre, l’humanité est la seule espèce qui se sent pareille à Dieu à cause de la totale mauvaise conception d’une domination illusoire en ce qui concerne notre place dans le plan des choses. Nos lois ne concordent pas avec les lois de la nature dont nous n’avons même pas un début de compréhension, d’autre part, l’inconnu n’est pas effrayant, c’est un merveilleux mystère que nous finirons tous par comprendre et dont nous ferons partie.
Votre vie a-t-elle changé spécifiquement en conséquence de cette expérience ? Oui
Précisez : je suis une personne plus profonde, plus spirituelle maintenant, je vis pour aimer et j’aime la vie.
Après l’expérience, d’autres éléments dans votre vie, des médicaments ou des substances ont-ils reproduit une partie de l’expérience ? Oui
Précisez : la méditation est la seule source qui, même de loin, s’en approche. Je n’utilise pas d’autre substance que celles qui me sont prescrites par un médecin agréé.
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Témoignages - Betty | |
Betty, sortie de la mort clinique
Melvin Morse, médecin, chroniqueur au "New York Times", directeur d'un groupe de recherches sur les expériences aux frontières de la mort à l'université de Washington, présente avec enthousiasme cet ouvrage, best-seller aux Etats-Unis. " Betty, sortie de la mort clinique (...) revient avec un simple message d'amour: nous devons nous aimer les uns les autres. (...) Un véritable manuel de l'expérience au seuil de la mort, écrit comme une pure et merveilleuse histoire que nous pouvons tous comprendre, (...) Elle raconte pourquoi la vie est rarement facile, et pourquoi le malheur frappe les vertueux. Elle éclaire la raison pour laquelle ceux qui meurent rechignent souvent à retourner dans leur corps (...) Elle nous rapelle que ces voyages aux frontières de la mort sont souvent importants pour ce qu'ils nous enseignent au sujet de la vie.(...) Dans les bras de la lumière renferme un secret sublime."
" J'entendis un léger bourdonnement dans ma tête et sombrai plus profondément encore, jusqu'à sentir mon corps s'immobiliser et perdre vie. Puis j'éprouvais une montée d'énergie. Quelques chose en moi me fit l'effet d'éclater ou de se dégager, et mon âme sortit par ma poitrine et s'éleva, comme attiréée par un aimant géant. (...) J'étais au dessus du lit et planais à hauteur du plafond.(...) Une monstrueuse tornade m'engloutit. Je ne voyais rien que ces épaisses ténèbres presque palpables.(...) D'autres gens, ainsi ques des animaux, voyageaint en ma compagnie, mais à une certaine distance.(...) Une petite lueur brillait au loin. La masse ténébreuse qui m'entourait prenait la forme d'un tunnel que je traversais à une vitesse encore plus élevée, fonçant vers la lumière. "Arrivée à proximité de l'homme, je me mis debout. Le halo qui l'entourait directement était doré, un peu comme une auréole. Sa lumière attira la mienne et s'y mêla littéralement ...
L'auteur : Née de mère indienne et de père de souche irlando-écossaise, BEtty J. Eadie assume tous les drames d'une enfance déchirée : divorce des parents, orphelinat, séparation d'avec ses frères et soeurs, échec d'un premier mariage. Aujourd'hui remarié avec Joe, mère de huit enfants, grand-mère, elle connait enfin la sérénité après son extraordinaire expérience. Elle donne de nombreuses conférence de par le monde, et s'occupe de l'accompagnement auprès des mourants. Son livre, "récit vécu" de sa propre mort ne peut que fasciner.
Paru aux éditions : filipacchi 1994 - Socièté SONODIP 63, avenue des Champs- Elysées - 75008 Paris. Chez le même editeur : Lino Sardos albertini - "L'au-delà existe", " Au-delà de la foi", " Indices et preuves de l'existence de l'Au-Dela". |
Témoignages - CHAE | |
http://www.nderf.org/French/chae's_emi.htm
EMI DE CHAE
On m’opérait, une biopsie à la poitrine à cause de grosseurs. J’avais 18 ans et j’étais enceinte de mon premier enfant. J’étais sous anesthésie locale, j’étais donc totalement éveillée, consciente de tout ce qui se passait autour de moi. Cela devait être une opération simple en accueil de jour, ce qui signifie que je devais rentrer chez moi après l’opération. J’ai senti que le chirurgien m’incisait et retirait les grosseurs, comme si l’anesthésie locale ne fonctionnait pas comme elle aurait dû. Le médecin était au courant de l’inconfort que je ressentais car il m’a demandé si je pouvais le sentir travailler sur moi, je lui ai répondu oui. J’imagine qu’il n’a pas cru que je pouvais le sentir parce qu’il n’a rien fait à ce sujet.
Ensuite je me souviens que ma tête à commencé à tourner, j’ai ressenti une très très grande chaleur envahir tout mon corps, y compris les orteils, puis je n’ai plus du tout senti mon corps. Les expériences de ma vie sont passées en un éclair devant mes yeux, comme si j’avais regardé un film en accéléré. C’est alors que j’ai senti mon corps se séparer de celui qui était sur la table d’opération et j’ai commencé à flotter. Pendant tout ce temps, je pouvais entendre les médecins et les infirmières qui parlaient. J’ai entendu le chirurgien dire « Venez vite, on la perd, on la perd ! », ensuite, tout était haché et je ne comprenais plus rien de ce qu’ils disaient. Je pouvais juste voir les médecins et les infirmières qui s’occupaient frénétiquement de moi.
Un sentiment de terreur m’a immédiatement envahie tandis que je flottais vers le haut en direction d’un énorme et long tunnel qui ressemblait sur les côtés à un chapeau conique de fête. L’ouverture par laquelle je suis entrée était grande mais au bout du tunnel, la sortie était plus petite et il y avait à l’extrémité une lumière très très brillante, presque aveuglante. Une fille a émergé de la lumière au bout du tunnel, elle m’attendait. Elle portait une robe/toge, cela pouvait être l’une ou l’autre. Sa toge était brillante comme la lumière du bout du tunnel et sa peau n’avait pas de couleur. Elle paraissait être elle-même faite de lumière mais elle avait un visage et des mains. Sa toge couvrait les pieds et les jambes, je ne me souviens donc pas si elle en avait. Elle savait que j’avais peur, elle a donc tendu le bras vers moi et m’a rassurée. Elle m’a fait savoir que j’irai bien et une sensation immédiate de calme s’est répandue en moi, un calme que je n’ai jamais ressenti auparavant. C’était très paisible.
Je continuais à me retourner pour regarder en bas vers la salle d’opération, mais elle m’a dit de ne pas m’inquiéter de ce qui était derrière moi et d’aller de l’avant, car il y avait en réserve pour moi de bien meilleures choses encore à l’endroit où elle m’emmenait. J’ai accepté et je me suis rapprochée du bout du tunnel. Je n’avais aucun sens de l’ouie, aucune parole n’était prononcée. Je pouvais lire dans ses pensées et elle dans les miennes, nous n’avions donc pas besoin de voix pour communiquer ensemble. Je lui ai dit mon nom et elle m’a répondu que je n’avais pas besoin de nom là où j’allais, ce qui m’a plutôt interloqué, mais je lui ai fait confiance parce qu’elle était tellement bienveillante. A mesure que nous nous rapprochions de l’extrémité du tunnel, je ressentais de plus en plus la chaleur de la lumière. Nous nous sommes regardées et avons souri, puis deux garçons, habillés comme elle, se sont approchés de nous, ils m’ont accueillie et souhaité la bienvenue. Tout le monde me faisait sentir tellement chez moi et je voulais tant aller avec eux. J’en étais impatiente, je ne me préoccupais plus de ma vie derrière moi, car je savais que tout le monde serait d’accord avec ma décision de rester avec ces êtres agréables. L’un des garçons qui était venu m’accueillir m’a soudain regardée, il m’a dit qu’il me fallait repartir parce que le temps n’était pas venu pour moi d’aller avec eux. Un sentiment de tristesse m’a envahi parce que je ne voulais pas repartir. Je n’en voyais pas la nécessité. Je n’avais besoin de personne ni de quoi que ce soit d’ici-bas, mais il m’a assurée qu’ils seraient tous là pour m’accueillir quand le temps serait venu pour moi de revenir. Il m’a toutefois indiqué que je pouvais aller avec eux, mais il pensait que ce ne serait pas une bonne décision pour moi. Il m’a aussi bien précisé que si je flottais hors du tunnel, je ne pourrai plus repartir et je serais avec eux pour toujours. Cela me convenait parfaitement.
La fille qui était venue m’accueillir, ne voulait pas non plus que je parte, mais il lui a lancé un regard comme pour lui dire ressaisis-toi et rends sa décision (la mienne) plus facile. Je ne pouvais pas vraiment entendre ses pensées, mais je pouvais voir l’expression de son visage. Tout le monde a de nouveau souri et mon corps à commencé à flotter en arrière, jusqu’à ce que je ne puisse plus les voir. Je n’étais plus dans le tunnel et je ressentais comme une aspiration qui me ramenait dans mon corps sur la table d’opération. Je me suis réveillée tandis que le médecin m’appelait par mon nom.
Il me fallait raconter cette histoire et, plus tard dans la journée, j’ai révélé à ma mère ce que j’avais vécu, elle l’a totalement rejeté en me disant qu’il s’agissait du fruit de mon imagination, que je devais tout oublier et n’en rien dire à personne. Elle m’a affirmé que j’avais simplement imaginé des choses et que rien n’était réel. Mais pour moi c’était une chose difficile à inhiber, car je savais que ce que j’avais vécu était tout aussi réel que notre conversation de toutes les deux en cet instant même. Je le revois encore comme si cela s’était passé hier.
Question de NDERF : Avez-vous eu l’impression que les autres êtres que vous avez rencontrés vous étaient familiers ? Lorsque vous avez eu votre premier enfant, était-ce une fille ?
Réponse de Chae : j’ai eu une impression de familiarité quand j’ai rencontré les deux autres êtres. J’ai eu le sentiment de déjà les connaître. Oui, j’ai bien eu une fille et j’ai ressenti l’obligation de l’appeler KEARA. C’est un nom russe que l’on prononce Qui Are Ra. C’était comme si ce nom m’avait été communiqué car je ne connais rien à la Russie ni aux Russes.
J’ai aussi fait l’expérience de la médiumnité, en fait j’ignore si je dois l’appeler ainsi car je ne me considère pas comme médium, mais j’ai vu des choses qui m’ont été révélées avant qu’elles ne se produisent, j’ai eu encore et encore des impressions de Déjà Vu. Des endroits et des évènements qui sont tout simplement trop familiers. Dans la vie, des chemins que je devais prendre m’ont été révélés également et, jusqu’à récemment, j’ai toujours rejeté ces choses à cause de l’opinion de ma mère. J’ai également eu la révélation de personnes que je devais rencontrer. Le plus fou dans tout cela, c’est que cela ne me semble pas bizarre et ne me met pas mal à l’aise. Cela semble tellement normal lorsque des visions arrivent. Savez-vous ce que tout cela signifie ? Pourquoi cela m’est-il arrivé à moi ? Merci beaucoup pour votre temps !
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Témoignages - Chantal | |
http://www.paranormal-info.com/Transformations-de-vie-suite-a-une.html
Transformations de vie suite à une NDE
Le témoignage de Chantal
" J’ai été victime d’un accident de la circulation, le 10 juillet 1987. J’étais en moto, j’ai vu un camion arrivant en sens inverse traverser la ligne médiane de la route et m’arriver dessus. Je me suis serrée le plus possible sur ma droite. A partir de ce moment là, plus rien de concret, je n’ai même pas senti le choc de l’accident !
Immédiatement, je flottais dans les airs, regardant mon corps et ma moto glisser sur la route, au milieu de la circulation. J’assistais à mon accident : un ami motard roulant derrière moi réussit à m’éviter miraculeusement (il m’en est resté des traces de pneu sur mon casque et son témoignage), ma moto qui faillit m’écraser plusieurs fois, la file de voitures qui roulait en sens inverse et à laquelle j’échappais toujours. Je savais que j’étais morte. Il était clair que mon esprit s’était détaché de mon corps mort. Je n’en éprouvais aucune peine, je regardais cette scène avec attention mais sans émotion, ce n’était que mon corps ! Brusquement, je me suis envolée. Je suis partie dans un tunnel. Il était fait de nuages, blancs et doux comme du coton, qui me donnaient envie de me rouler dedans. Mais je ne pouvais pas m’arrêter, je n’étais pas maître de mon chemin, j’étais guidée ; je volais vers la lumière que je voyais au bout du tunnel, je le savais et en étais heureuse, elle m’attirait ! Je n’avais aucune peur ou angoisse, au contraire, j’étais parfaitement sereine ; je ne me posais aucune question, j’avais un sentiment de sécurité. J’étais portée par les airs qui me conduisaient vers le bout du tunnel d’où cette lumière fabuleuse jaillissait.
En approchant d’elle, elle brillait toujours autant mais ne m’aveuglait pas. Aucun mot de notre vocabulaire sur terre n’existe pour déterminer ce type de lumière. Elle est énergie pure, elle est puissance, elle est conscience, elle est amour, elle est nous tous, elle est la perfection et je ressentis tout ça en y pénétrant. C’était toujours cet aspect de nuages si doux, mais ils étaient le sol, le ciel était d’un bleu apaisant et le tout baignait dans cette lumière indescriptible, à la fois violente et douce. Je vis une foule, là pour m’accueillir, de laquelle émanait un puissant sentiment d’Amour. Ils étaient debout devant moi, comme en arc de cercle, vêtus de "toges" (ce mot me semble le plus approprié) blanches. En m’approchant, je vis devant ma fille, décédée 5 ans avant, mes grands parents paternels, un ami très cher et d’autres personnes que j ’avais connues, toutes décédées bien sûr.
Comment exprimer ce qu’il se passa ? J’ai communiqué avec ma fille, avec tous ceux que je retrouvais, mais sans mots. Par télépathie, pourrait-on dire. Je reçus par pensée leur joie de m’accueillir. Une pensée me venait et j’avais la réponse immédiate, tout en sachant avec certitude qui me parlait. Et je me rendis compte que je n’avais pas de questions à poser car j’avais, comme eux tous, la connaissance absolue et totale de tout. Je n’en étais pas étonnée. Puisque j’étais de retour parmi eux, j’étais redevenu esprit, et j’étais comme eux, dans la lumière, notre mère, qui est en tout, autour de tout et à travers tout, qui est énergie créatrice, perfection totale, amour total (un sentiment bien supérieur à celui que nous connaissons sur la terre), qui est une éternité d’amour, qui est la conscience à l’état pur. Ce monde est tout amour et j’en étais emplie. J’éprouvais un sentiment radieux d’extase, de paix, de perfection. J’étais dans un état de béatitude, je n’avais jamais connu pareil état de bonheur. J’étais dans un monde infini d’amour, de beauté, de douceur, d’énergie et de paix. Je n’ai pas pensé un seul instant à ceux que je laissais sur terre, ni que l’on pouvait m’y renvoyer. Et pourtant !
Brusquement, je me suis retrouvée dans mon corps gisant sur la route. L’enfer, c’était la terre. J’avais un pied et une partie d’une cuisse arrachés. Les douleurs étaient abominables. Je n’ai pas pu accepter d’être revenue sur terre pendant plusieurs jours. J’étais tellement bien avec eux, dans l’Amour, la Lumière et la Connaissance, alors que je n’étais que souffrance dans mon lit d’hôpital. Mon rapatriement dans un hôpital de la ville où je vivais, qui m’a permis de retrouver mes amis et ma famille, a été la première étape du retour, puis la gentillesse et la compréhension dont j’ai été entourée m’ont aidé à accepter, doucement, ce retour sur terre. Ils m’ont aidé sans rien savoir. J’ai mis très longtemps à pouvoir en parler.
J’ai raconté un mois après environ à mon compagnon et à l’ami motard qui me suivait ce jour-là, l’étape de la décorporation car celui-ci me dit qu’il avait failli m’écraser et je me mis à lui raconter ce que j’avais vu, qu’il me confirma. L’accident s’ était déroulé exactement comme je l’ai moi-même vu. Je vous laisse imaginer leur surprise à mes propos ! Puis, il s’est passé environ 3 ans avant que je puisse raconter à mon compagnon mon voyage complet et deux ans encore avant de pouvoir en parler à des amis proches. Je n’ai toujours rien dit à ma famille.
Aujourd’hui, 10 ans après, je suis habitée par cette expérience. Elle m’a beaucoup aidé à accepter la peine et le vide qu’a laissé en moi la disparition de ma fille, car j’ai communiqué avec elle et ressenti son Amour et je sais maintenant que nous serons réunies de nouveau à ma mort. Je n’ai plus peur de la mort, bien évidemment ; je l’attends même avec une certaine impatience (afin de retrouver ma fille car je n’ai pas d’autre enfant) mais je ne ferai rien pour la provoquer, malgré tout.
J’ai changé car cet accident a bouleversé ma vie. Je ne peux plus travailler à temps complet, je ne peux plus pratiquer d’activités sportives, n’ai plus la même résistance physique. J’ai beaucoup souffert et conserve pour toujours des douleurs assez importantes. Une acceptation de mon nouvel état a été nécessaire. Pendant tout ce travail long et difficile, physiquement mais aussi psychologiquement, la N.D.E. que j’ai vécue a toujours été en moi et m’a plutôt aidée à accepter ces changements de vie, m’ayant appris que je devais me tourner beaucoup plus vers la recherche de la connaissance et le partage de l’amour que vers mes anciennes valeurs.
Je suis depuis à la recherche d’un chemin spirituel, en dehors de tout dogme quel qu’il soit (je suis catholique non pratiquante). J’ai la certitude que notre esprit continue de vivre après la mort de notre corps physique et que nous retrouvons ceux que nous avons aimés. Je crois en la réincarnation.
Mais, il n’est pas toujours facile de se sentir si différent de ses amis, de sa famille, et si loin de leurs préoccupations matérielles.
Je sais que je n’ai pas encore assimilé complètement cette expérience ; mais je sais aussi que les années futures m’y aideront. J’ai la certitude que mon avenir sur cette terre ne sera pas le même que celui que j’aurais eu sans cette N.D.E. Malgré les années de souffrance que j’ai vécues et celles que je vivrai, je ne peux regretter d’avoir eu cet accident tant cette E.M.I. m’apporte de certitudes. "
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Témoignages - Christian | |
http://www.notre-experience.net/article.php3?id_article=15
Témoignage de Christian
Faire un témoignage N.D.E ou E.C.M, n’est pas facile car les mots humains ne sont pas appropriés pour décrire cette aventure merveilleuse que l’on a vécue. Mais bien-sûr, on n’a pas le choix, il faut bien les employer car l’homme a perdu la faculté de la télépathie et ne peut plus communiquer ses sentiments et ses émotions envers ses semblables.
Mon expérience se passe une nuit de juin en l’an 2000 (je ne me souviens plus de la date exacte). Aux environs de 2 ou 3 heures, je me suis réveillé pour me rendre aux toilettes ; j’ai voulu sortir de mon lit mais j’en étais incapable car j’étais entièrement paralysé.
Après un certain temps cette paralysie a disparu peu à peu et j’ai donc pu me rendre aux toilettes.
A cet endroit, j’ai eu un malaise.
Dans un premier temps, j’ai cru que c’était de la tachycardie car les symptômes étaient similaires.
Mais soudainement, les murs de la pièce se sont mis à défiler à la vitesse d’un T.G.V ; peu après, je me suis retrouvé dans un immense tunnel blanc.
C’est alors qu’a commencé pour moi une histoire merveilleuse.
Au bout de ce tunnel, j’ai aperçu une Lumière très intense qui brillait comme une étoile. Autour de moi, je ressentais des présences positives qui suivaient le même chemin.
J’étais attiré par la Lumière qui devenait de plus en plus forte et de plus en plus nette mais sa clarté ne m’éblouissait pas. Au fur et à mesure que je m’en approchais, un Amour grandissait en moi.
Devant la Lumière, l’Amour que je ressentais était tellement fort et intense qu’il est difficile d’exprimer ce sentiment car c’était un AMOUR incommensurable.
Comment expliquer cela avec des mots ! On ressent cela au plus profond de soi, plus rien d’autre n’existe.
Soudain, je me suis retrouvé en lui
J’en faisais partie, nous ne faisions plus qu’Un.
En même temps, j’avais la Connaissance de tout, il n’y avait plus aucun mystère pour moi. La vie qui se trouvait après le tunnel, je la connaissais également.
A propos des religions, j’ai appris qu’il n’y avait qu’une seule religion pour tous les hommes, quelles que soient leurs races, la couleur de leur peau, leur langue, leur culture : L’AMOUR UNIVERSEL.
Un Être de Lumière apparu devant moi
Ensuite, apparu devant moi un Être de Lumière, je dirais plutôt une énergie, il communiqua avec moi.
Je dis énergie car tout était énergie, les présences positives autour de moi étaient énergies. J’étais moi-même une énergie.
J’aurais cru que dans un cas pareil, j’aurais pensé à Dieu, étant catholique pratiquant non, j’ai pensé Être d’ Amour !
Cet Être me donnait le choix de continuer mon chemin vers la joie, la félicité, le pur Amour, ou de revenir m’occuper de ma famille et répandre l’Amour autour de moi.
Je choisis la seconde solution qui n’était sûrement pas la plus facile, mais c’est formidable de répandre l’amour autour de soi.
J’ignore comment je suis revenu mais j’étais appuyé contre le mur, ne réalisant pas ce qu’il m’était arrivé. Je suis retourné dans mon lit sans réveiller mon épouse.
Mon coeur était rempli d’amour
Étant sujet à des crises de tachycardie, j’ai cru que j’avais eu une crise plus forte que les précédentes, mais ces crises ont cessé depuis mon expérience !
Je n’étais pas au bout de mes surprises ...
Le matin, je partis donc travailler en train. De la gare à mon lieu de travail, j’avais envie d’embrasser tout le monde, comme cela ne se fait pas, je disais bonjour à chaque personne que je rencontrais. Certaines personnes me souriaient en me disant bonjour, mais d’autres me regardaient bizarrement. MON COEUR ÉTAIT REMPLI D’AMOUR.
Cet état dura plusieurs jours.
Je me suis rendu compte que je pouvais lire dans les pensées des autres, cela était parfois très désagréable. Depuis, je suis arrivé à « fermer » la porte de mon esprit quand je le veux, heureusement ! Je pouvais également prévoir les événements futurs.
Mon épouse se rendant compte que je changeais et comme je ne me sentais pas très bien, pertes de mémoire, etc ..., m’obligea à consulter le médecin militaire de mon unité. Ce dernier m’envoya à l’hôpital militaire où je subis un tas d’examens, et la conclusion fut « A.V.C » (accident vasculaire cérébral).
Je ne me rendais pas compte que j’avais fait une N.D.E. Pourquoi ?
Dans la paroisse catholique de mon village, je m’investissais de plus en plus, lecture le dimanche à la messe, chorale, je jouais de l’orgue, je donnais des cours de catéchisme. en donnant les cours, je m’aperçus que je n’étais plus d’accord avec l’enseignement de l’église !
Moi, c’était l’Amour Universel que je voulais enseigner, rien d’autre. J’ai depuis abandonné la pratique de la religion catholique.
En même temps je devenais de plus en plus mystique ! Je commençais à me poser des questions, je ne savais plus où j’en étais, je ne savais plus qui j’étais.
Mon épouse et mes enfants ne me comprenaient plus, j’avais totalement changé.
Comme j’étais un grand lecteur, parfois dix livres en un mois, je fus attiré par un livre « La vie après la vie » du docteur Raymond MOODY. Quelle ne fut pas ma surprise, les témoignages que je lisais relataient l’aventure que j’avais vécue, je compris enfin la raison de mon changement.
A partir de ce moment ma littérature changea, je recherchais tous les livres qui parlaient de N.D.E., et également tous les livres de spiritualité.
Je revenais péniblement dans la réalité de la vie sur terre
et surtout, je me sentais très seul. Je ne trouvais personne avec qui parler de mon expérience, personne qui avait eu la même expérience.
J’en discutais avec mon épouse, mais elle ne me comprenait pas toujours, parfois on se disputait. Surtout au début, car je voulais vivre sans argent, le matériel ne m’intéressant plus.
Environ un an après mon expérience, je n’en pouvais plus ; je fis paraître une annonce dans un magazine « Flair l’Hebdo » pour correspondre avec des personnes qui avaient eu cette expérience ou une similaire. Je reçus plusieurs réponses, mais deux seulement de personnes ayant eu une N.D.E.
Mais une lettre attira mon attention ; elle provenait d’une association nommée Delta Blanc Belgique. Cette association est semblable à Delta Blanc France. Cette association voulait faire une conférence sur le paranormal et sur les expériences aux frontières de la mort ; il leur manquait une personne pour faire un témoignage de N.D.E. Une semaine avant la date de leur conférence, ils n’avaient personne. La présidente de Delta Blanc Belgique a acheté le magazine et a trouvé mon annonce, et depuis lors je fais des conférences avec eux.
Je crois qu’il n’y a pas de hasard dans la vie, je cherchais des personnes pour parler de mon expérience, eux cherchaient une personne pour témoigner et tout est arrivé à point.
Ces conférences m’ont aidé à retrouver mon équilibre et me permettent de faire passer un message d’Amour. Car le monde en a vraiment besoin.
Avant mon expérience j’avais très peur de parler en public, maintenant je pourrais parler devant des milliers de personnes et je trouve que les expérienceurs devraient s’ouvrir au public car la mort nous concerne tous.
Au sujet de mon couple
Beaucoup de personnes qui ont eu une N.D.E ou un E.C.M. n’ont pas eu la chance que j’ai eue, mon épouse a su me comprendre et mes enfants également. grâce à eux, tout était plus facile. En plus, notre Amour est devenu beaucoup plus fort.
Nous les expérienceurs, nous avons une mission, emmener le monde vers la Lumière divine, vers l’Amour Universel et il est grand temps de le faire, ne restons pas dans notre coin, dans notre solitude, aidons les autres, AGISSONS.
Que l’Amour Universel vous protège tous, je vous aime tous.
Christian W.
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Témoignages - Dan O'Dowd | |
http://www.outre-vie.com/vieapresvie/ndesceptique.htm
Le Times de Los Angeles, le 30 mars 1983
On y relatait l'expérience vécue par un jeune homme d'affaires de Hollywood. Dan O'Dowd, copropriétaire d'une société de vidéo à Los Angeles, faillit mourir le 27 août 1979 lorsqu'un chauffard en état d'ivresse lui fit quitter la route sur la Pacifie Coast Highway, qui descend le long de la côte de la Californie du Sud. Une cinquantaine d'interventions chirurgicales furent nécessaires pour redonner au malheureux une apparence humaine. Son expérience de la mort imminente se produisit pendant une opération éprouvante qui dura 15 heures à l'hôpital Cedars-Sinai Médical Center de Beverly Hills. Il gisait sur la table d'opération lorsque, comme il le rapporta par la suite :
Soudain, je ne me sentis plus drogué par les produits de l'anesthésie, mais, au contraire, complètement lucide, les yeux sur l'électrocardiographe qui affichait une ligne droite. J'étais tout à fait éveillé, tout en sachant que j'avais les paupières closes. Cela donnait l'impression de voir des images à la télévision. Puis je m'élevai et me regardais d'en haut. Je planais à environ un mètre au-dessus de mon corps.» Il assista en spectateur stupéfait au diagnostic du médecin : il était mort. Il semble que cet homme ait vécu une expérience de mort temporaire lors d'un problème survenu sur la table d'opération.
Ensuite, O'Dowd se retrouva dans le couloir où étaient rassemblés les membres de sa famille et assista en spectateur incrédule à l'annonce par le chirurgien de l'échec de l'opération. O'Dowd fut bientôt de retour dans la salle d'opération où les médecins, en dépit de leur pronostic négatif, essayaient encore de le sauver. Ébahi, il fut le témoin d'une tentative de réanimation, menée dans l'espoir que les chocs électriques du défibrillateur feraient repartir son cœur. «Un type a saisi des électrodes, expliqua-t-il aux journalistes, puis quelqu'un m'a enduit de gel tandis que je regardais la scène et que j'avais l'air d'être vraiment mort. Puis ils posèrent les électrodes sur moi et il y eut un grand choc. Rien ne s'est produit la première fois. Mais la seconde, cela me fit faire un bond en arrière : je sentis que j'étais aspiré et que je perdais connaissance. Puis plus rien.»
Les parents se souviennent encore du moment où les chirurgiens leur dirent que son cœur avait cessé de battre et qu'ils allaient tout faire pour tenter de le sauver en dépit de leurs maigres chances de succès. Son médecin, le docteur Mohammed Ataik, fut lui aussi déconcerté par cet incident. «Je ne veux pas mettre sa parole en doute, déclara-t-il au Times, mais je ne peux fournir aucune explication médicale.
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Témoignages - Derrière la vitre | |
http://perso.orange.fr/iands-france.org/FRAMES/frame_front.html
Derrière la vitre
Il y a 15 ans, j'avais 16 ans, mon père est décédé, nous étions fâchés. Deux semaines avant sa mort nous nous étions disputés et je ne lui adressais plus la parole. Mon père était alcoolique et ses réactions étaient parfois démesurées et violentes. Quant à moi, en pleine crise d'adolescence je ne le supportais pas.
Un jour la crise entre nous a été très loin. Je me suis suspendue dans le vide, au balcon de l'appartement et lui riait... Les pompiers sont venus me chercher et m'ont conduite à l'hôpital où je suis restée une semaine. Il a voulu me demander pardon alors que j'étais là-bas (c'est la première fois qu'il s'excusait) mais j'ai refusé. Je voulais lui faire payer son attitude en l'ignorant totalement !
C'est ce que j'ai fait à mon retour et cela jusqu'à ce fameux soir : le 22 juin 1990 où, complètement ivre, mon père prit sa voiture. Ma mère essaya de l'en empêcher mais en vain. Elle téléphona à la gendarmerie, puis nous avons passé la soirée (ma mère ma petite sœur et mon petit frère) a essayer de dédramatiser sa sortie théâtrale, cela, en riant de la manière dont il s'était habillé : la cravate de travers, une chaussette au-dessus de son pantalon, nous ne pouvions pas pleurer! Nous nous protégions par les rires.
Plus tard je suis allée me coucher, triste, j'ai fermé les yeux. J'ai du dormir puis, soudain, j'ai vu une vitre, une tête était collée dessus, le visage était bleu avec un aspect de souffrance et un drôle de rictus. Je n'avais pas peur, je me demandais plutôt ce que je faisais là et je n'ai pas reconnu mon père tout de suite. Lorsque j'ai réalisé que c'était lui, je me suis rendu compte qu'il ne savait plus respirer, il fallait que j'ouvre la vitre pour lui donner de l'air et là, le noir complet !
Ce n'était pas un rêve, c'était réel ! J'étais tout à fait éveillée et là j'avais peur. Je n'entendais rien, je ne voyais rien que du noir il n'y avait ni espace, ni passé, ni futur, rien. J'ai senti que mon père était à côté de moi (à ma droite) mais je ne le voyais pas, c'était comme mon père en énergie jaune brillante (s'il vous est possible d'imaginer) mais sans corps bien qu'en même temps je sente son corps dans sa totalité, c'est très difficile d'exprimer ça avec des mots. Moi non plus je ne voyais pas mon corps mais pourtant j'étais là, entière.
Je lui ai dit (enfin je n'ai pas parlé, c'était comme une pensée, les réponses aussi à l'intérieur de moi, mais c'était sa voix) "papa j'ai peur ! raccompagne moi jusqu'à la limite " il m'a dit "je n'ai pas le droit" j'ai insisté "s'il te plait", je sentais qu'il le faisait pour me faire plaisir mais qu'il transgressait une règle interdite. Nous nous sommes dirigées vers la limite (je ne sais pas comment mais très rapidement), une sorte de barrière d'énergie très puissante, une fine ligne horizontale dans le noir : elle était jaune-dorée, lumineuse. Mon père se sentait mal, encore une fois je ne le voyais pas, j'ai vu juste à ce moment là de la lumière blanche sur mon père et une souffrance de mon père ressentie nettement chez moi, comme si il se désintégrait. Puis ce fut de nouveau tout noir nous ne pouvions pas aller plus loin, je le savais.
Je lui ai dit "on ne se verra plus" il m'a répondu "si, mais pas maintenant". Puis je me suis sentie propulsée en arrière, je tombais en arrière à une vitesse vertigineuse, je lui ai crié "je t'aime", il m'a répondu "moi aussi je t'aime" au loin. Dans ma chute, j'ai vu défiler des lieux que je ne connaissais pas, une boulangerie, mes amis de l'époque puis, j'ai achevé ma chute avec violence, j'ai claqué ma tête en arrière 3 fois sur l'oreiller mais sans le vouloir, comme si je rentrais dans mon corps violemment. J'étais en larmes et les yeux ouverts, pour moi ce n'était pas un rêve, je revenais de là bas, mon père était mort.
En m'entendant pleurer si fort (ma mère me confirme aujourd'hui que j'ai hurlé plusieurs fois "maman viens vite, papa est mort ! "), ma mère est arrivée dans ma chambre, il était environ 9h du matin. Je commençais à raconter.
A peine avais-je commencé, le téléphone sonna, c'était les gendarmes : mon père était mort quelques minutes plus tôt dans un accident de voiture. J'ai cru à ce moment là être en train de rêver j'ai claqué ma tête sur la porte de ma chambre en hurlant pour me réveiller, non tout cela était bien réel. Un cauchemar complètement réel !
Le temps a passé, j'ai essayé de vivre avec cela, le souvenir de ce moment avec mon père me bouleverse encore aujourd'hui. Le côté positif est que j'ai pu pardonner à mon père grâce à cette fameuse nuit. C'est la première fois que j'ai découvert un père aimant. Je me suis longtemps accrochée à cette phrase d'amour qu'a eu mon père pour moi cette nuit là, c'était la première fois qu'il me disait "je t'aime" Ces mots m'ont permis de me construire en tant que femme. Au delà de sa violence, j'ai compris que j'avais eu un vrai papa qui m'aimait, un papa qui souffrait de ses émotions à cause de cette terrible maladie qu'est l'alcoolisme. J'ai découvert et aimé ce père à partir du jour ou il est mort.
15 ans plus tard, cette expérience est encore très claire dans ma tête, j'étais avec mon père lorsqu'il est mort, mais je n'en parle pas de peur de passer pour une illuminée ou une menteuse ou de peur que l'on trouve une raison rationnelle. Pourtant je sais qu'il existe un autre monde où un jour je retrouverai mon père comme il me l'a dit.
J'ai changé suite à cette expérience : j'essaie d'apprendre l'humilité, d'aimer au maximum les gens de leur vivant, de le leur dire, de faire le bien en donnant de l'amour autour de moi et en discutant beaucoup lorsque des conflits surgissent. Je suis sensible à la souffrance humaine et je pense que nous avons tous un rôle à jouer dans ce monde pour contribuer à le rendre meilleur.
Si je vous livre cette expérience, c'est pour enfin pouvoir la raconter sans honte à une personne qui pourra, je pense, me croire et aussi pour savoir si vous connaissez d'autres personnes qui, comme moi ont accompagné un proche dans leur mort et de savoir de quelles manière ils l'ont vécu.
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Témoignages - Docteur témoin | |
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Une authentique NDE décrite en 1893
Le document, dont je vous propose ici la traduction française, est tiré de la revue théosophique américaine The Path (juin 1893, pp 82-84).
Il s'agit d'une NDE typique subie par une patiente, lors d'une syncope brutale en la présence de son médecin. On notera avec intérêt l'opposition - ou la complémentarité, entre les observations objectives du praticien et le contenu subjectif de la NDE, vécue par un sujet manifestement doué de clairvoyance active. Jean-Louis SIEMONS, Docteur ès Sciences
LE RAPPORT DU MEDECIN :
Alors que j'étais debout près de ma patiente, elle me dit tout à coup, très vite, d'une sorte de voix étouffée : "je vais me trouver mal". Je pris le pouls : il était très fort, comme je l'avais toujours observé, la patiente ayant généralement des pulsations régulières et bien marquées. Tandis que je tenais le poignet, je sentis soudain comme une hésitation, un changement de rythme ; le pouls se mit à fluctuer de façon indescriptible et. à ma grande horreur, j'eus l'impression que la patiente était en train de mourir. Les pulsations disparurent, le corps se redressa et se raidit, la mâchoire s'affaissa ; il y eut une expiration violente, puis les traits se détendirent.
Le cœur s'était arrêté et le corps devenait froid comme la mort : tout signe de vie avait disparu. Détail le plus étrange, peut-être : cette personne qui, extérieurement, était d'allure très féminine, semblait maintenant, dans la mort, donner l'apparence d'un homme, bien plus jeune qu'elle ne l'était en réalité. En vain je tentai des moyens de réanimation : la vie avait quitté la forme physique. C'était du moins ma conclusion, face à l'évidence. Pourtant, un sentiment plus fort, qui ne s'arrêtait pas à cette preuve, m'obligeait encore à rester là, à observer et à attendre je ne sais quoi. Bientôt, grande fut ma surprise de voir comme un imperceptible frémissement, une ombre fugitive parcourant le visage. Aussitôt je plaçai ma main sur le cœur. Tout d'abord il n'y eut aucune réponse : ce qui gisait là était bien une chose morte. Puis, ce fût pour moi un véritable choc : le cœur tressaillit, s'agita, bondit sous ma main : tous les torrents de vie revenaient à flots. Mes sentiments de soulagement étaient indescriptibles. En même temps, je l'avoue, je cédais à une indiscutable curiosité. La patiente ouvrit les yeux et tenta de parler, mais en vain. J'en découvris plus tard la raison : sa langue, noire et gonflée, remplissait la cavité buccale. Au bout d'une heure environ, de grands cernes noirs entouraient ses yeux - ils étaient d'une noirceur rappelant une contusion, et ces cernes demeurèrent quelques jours avant de disparaître graduellement, en passant par toutes les teintes variées de violet, caractéristiques des contusions. En définitive, il s'agit d'une expérience tout à fait particulière. Qu'était-il arrivé à ma patiente, et com-ment?
LE RECIT DE LA PATIENTE :
Pas plus que le médecin, je n'ai idée de ce qui est arrivé à mon corps, mais je sais bien ce qui m'est arrivé, à MOI.
Pour commencer, je dois dire que, pendant toute mon existence, le fait de la vie en soi s'est manifesté à moi sous la forme d'une petite flamme violette, brûlant au centre même de mon cœur. Je veux dire que j'ai toujours vu cette flamme en ce point, grâce à une sorte de vision intérieure. J'ai pu ainsi l'observer, brillant d'un éclat variable, tantôt plus faible - comme dans les périodes de mauvaise santé, tantôt plus lumineux, quand mon corps regagnait de la vitalité et la conservait Lors de la présente expérience, comme je l'ai dit au médecin, je me suis sentie défaillir mais, en même temps, dans ces brefs instants, mon sens intérieur percevait l'état de faiblesse de mon corps, et les douleurs cardiaques étaient atroces. Aussitôt, j'ai repris ma vieille habitude d'observer mon cœur : je ne tardai pas à voir que les choses tournaient mal de ce côté-là. La flamme violette brûlait d'un faible éclat : elle s'est alors mise à pâlir et à vaciller en même temps. A ce moment, une chose étrange se produisit - appelez cela si vous voulez un changement de conscience. Par une espèce d'échange, à la place du sentiment d'identité qu'on situe habituellement dans le cerveau, j'avais reçu un sentiment analogue mais cette fois localisé dans le souffle vital intérieur. En d'autres termes, j'avais l'impression d'être identifiée à une source interne. Et voici que ce souffle se rassemblait autour du cœur et en observait la flamme centrale : il perçut alors qu'elle s'affaiblissait - et la vit disparaître (ne me demandez pas avec quels yeux !). A ce point de mon récit, il me faut parler de ce souffle comme de moi-même. Ma conscience - mon "je", était entièrement située dans ce souffle. Alors, "je" me suis mise à vibrer rapidement, à décoller, pour ainsi dire, et bientôt je me sentis flotter et partir d'un mouvement ascendant (en tant que souffle "conscient", ne l'oublions pas) dans une sorte de conduit s'élevant au milieu de ma colonne vertébrale. Je montai ainsi selon une spirale, et au moment où j'atteignis un point situé au niveau de la bouche, je sentis passer près de moi un autre souffle, dirigé vers l'extérieur, qui sortit violemment d'une cavité (que j'identifie maintenant avec la bouche) en faisant un bruit sonore de vent impétueux, semblable à un grande expiration brutale. "Je" (c'est à dire le premier souffle conscient) accédai ensuite à un espace circulaire (la tête?), pour finalement m'en évader - après une unique convulsion formidable de séparation, de déchirement. Alors, j'éprouvais une joie, une allégresse impossible à concevoir pour ceux qui n'ont jamais fait cette expérience, car j'étais libre, d'une liberté inconnue à ce jour. En jaillissant de la tête, le souffle conscient prit forme - une forme rayonnante de lumière, et c'est sous cette apparence que je fis irruption à l'air libre (1). Je m'élançai au-dessus des bâtiments et bientôt je les perdis de vue. Comment m'en serais-je souciée ? A ma rencontre venait un être que j'ai connu - et que je connais bien. Il commença à me donner certains messages (2). Tout autour de nous, il y avait beaucoup de sphères endormies (3) et il m'invita à les observer, il y avait aussi d'autres formes, et des messagers qui allaient et venaient L'atmosphère était toute de lumière, des orbes de substance électrique circulaient en tous sens. On pouvait aussi observer un mouvement ordonné de rayons semblant partir et revenir. Le sentiment de liberté, de connaissance et de pouvoir que j'éprouvais était magnifique. A un moment donné, je ressentis comme une légère traction sur moi, et je constatai qu'une sorte de fil, d'une substance relativement sombre (par rapport à l'ambiance de lumière) s'étendait de mon être à travers l'espace de l'air pour descendre et pénétrer dans un orifice ouvert C'était comme si cette traction avait modifié toutes mes vibrations et changé mon état de conscience car, dès lors, je ne percevais plus les merveilles qui m'entouraient : je ne voyais que les bâtiments et le soleil sur la neige, là-bas, très en dessous de moi. Effectivement, j'étais retournée à un ordre inférieur de matière (c'est ma façon d'interpréter maintenant ce qui est arrivé à ce moment-là), car je me sentais rapidement attirée vers le bas, toujours par l'effet de traction du fil éthéré. Finalement, en passant par une fenêtre, je me retrouvai dans une pièce. Là, tout ce que je pouvais remarquer c'était un jeune homme, gisant raide et froid, à moitié nu sur une couche,. D paraissait mort. Une sorte de tourbillon d'air (?) m'attira vers lui. A nouveau, il y eut cette profonde convulsion de déchirement, et je fus comme tirée à l'intérieur de la tête de cette horrible chose - mais sous quelle forme ténue et fine j'étais entraînée : ma forme rayonnante s'était transformée en un fil mou et sombre (smoky), un souffle ! Oui, j'étais redevenue un souffle conscient, circulant rapidement le long d'un étroit passage en spirale, à la droite du corps. A nouveau, je me rassemblai autour d'un centre, un genre d'océan, sombre mais traversé de pulsations, dans le profondeur duquel je cherchai un lumière, une lueur. Il n'y avait rien. Le souffle que j'étais se concentra et attendit. Un je ne sais quoi se mit à scintiller sous ces vagues mouvantes : aussitôt se produisit un nouveau changement brusque de conscience, car à ce moment le sentiment d'identité avec ce cœur intérieur disparut. J'avais recouvré ma conscience cérébrale, il paraissait clair que ce sombre océan était mon cœur, et le cerveau se mit aussitôt à penser : "je suis morte, puisque je ne vois pas de lumière". Une émotion m'envahit, comme une sorte de terreur, qui était dominée par la pensée : "il faut que j'envoie un message à X pour l'avertir de ma mort !" Je tentai de parler, mais la conscience cérébrale n'a pas de langue : elle n'était pas encore coordonnée avec le corps. Reprenant mon calme, j'observai étroitement mon cœur : le point scintillant grandissait maintenant sur le fond obscur du foyer central, lentement, graduellement pour finir par briller comme une lampe violette. Quand cette lampe brûla enfin avec clarté, je me sentis soudain coordonnée avec le corps, redevenir identique à mon moi de tous les jours (4). J'ouvris les yeux, pour voir le docteur penché sur moi, avec, sur le visage, une expression très singulière, faite autant d'étonnement que d'affliction, réessayai de parler mais ne le pus. L'explication en a été donnée plus haut. Il me reste simplement à préciser que ce qu'il me fût dit lorsque j'étais hors de mon corps s'est entièrement réalisé depuis. Il m'apparaît aussi que j'ai été soustraite (je, c'est à dire moi-même) à une crise du corps physique. NOTES:
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