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Les expériences de mort imminentede Daniel Maurer

Les interprétations scientifiques
Comment des modalités d’une EMI. Cependant, l’étiquette métaphysique qu’elle a collé d’emblée sur le dossier se répercute dans un a priori défavorable à son égard. Et quand cette étiquette se réfère à la psychiatrie, c’est une véritable marque d’infamie qui frappe l’expérienceur. Par ailleurs, la vieille recette réductionniste, qui consiste à résoudre un problème d’envergure en le tronçonnant en plusieurs parties, est ici source de confusions et d’erreurs. Enfin, produire une interprétation de l’expérience de mort imminente à partir d’une seule discipline scientifique, comme c’est généralement le cas, laisse à penser que le phénomène relève d’un modèle explicatif unique. Ce qui est loin d’être fondé.
Les explications scientifiques des EMI sont généralement fournies par des médecins et des psychologues. Certains avancent des hypothèses susceptibles de participer à la compréhension du phénomène, sinon d’alimenter un débat passionnant. Quelques-uns, en revanche, apportent des réponses dont le caractère définitif s’oppose à tout échange d’idées constructif. Mais quelle que soit la façon dont ces interprétations sont présentées, elles se distinguent avant tout par une réelle méconnaissance du dossier.

1) Les hypothèses psychologiques
et psychiatriques

Mythomanie collective et élaboration consciente
Souvent, le profane se demande si les expérienceurs ne mentiraient pas. Soit à titre individuel, afin de forcer le trait sur le caractère exceptionnel du danger encouru, soit carrément de manière concertée dans le cadre d’une mystérieuse organisation. Un gigantesque canular en somme.
Passons sur cette hypothèse du canular qui, à une telle échelle et depuis aussi longtemps, est complètement invraisemblable. Mais pourquoi, effectivement, ne pas penser que les expérienceurs mentiraientsincèrement, sans se concerter ? Car survivre à un danger mortel n’est tout de même pas chose banale. La principale objection à cette explication s’impose avec évidence : des dizaines de milliers de personnes disséminées sur la planète, laissant libre cours à leur imagination, ne pourraient, et n’auraient pu à travers les siècles, décrire la même expérience de façon aussi homogène.

L’état de semi conscience
Partant du constat que l’ouïe reste fonctionnelle jusqu’à un stade de coma très avancé — c’est le dernier de nos sens à disparaître —, certains en déduisent qu’un sujet en apparence inanimé peut entendre et enregistrer, de manière plus ou moins consciente, ce qui se passe autour de lui. Dès qu’il reprendrait ses esprits il serait alors en possession d’une reconstruction mentale de la scène, à laquelle il souscrirait aussitôt.
Simple, sinon simpliste, cette explication de la vision autoscopique n’a d’autre assise que la bonne foi de ceux qui la proposent. Ce qui est tout de même un peu court pour servir la démonstration. Il aurait été préférable que ses auteurs procèdent préalablement à une enquête auprès de patients ayant vécu une EMI. Ils auraient remarqué que ces personnes rapportent bien plus que de simples impressions auditives ; ce que l’on concède volontiers pour la phase somatosensorielle. D’ailleurs, des expérienceurs qui ont connu consécutivement les deux situations, semi conscience et EMI, ont nettement différencié la première comme étant de nature exclusivement auditive. Ils disent être restés dans le brouillard et avoir vaguement entendu ce qui se passait autour d’eux. Mais, c’est essentiel, ils estiment que leur EMI était totalement différente, parfaitement réaliste. D’autre part, les sensations douloureuses disparaissent pendant une EMI et le souvenir qu’en garde l’expérienceur est plutôt agréable. Ce qui n’est pas le cas de l’état de semi conscience, épisode plutôt cauchemardesque, pendant lequel les douleurs persistent de façon plus ou moins aiguë et qui témoigne de l’inquiétude, voire de l’angoisse, éprouvée à ce moment-là.

Une certitude inconsciente d’immortalité
Sigmund Freud soutenait que l’homme est inconsciemment persuadé de son immortalité. Cette conviction est supposée le rassurer en lui permettant d’affronter une existence dont l’échéance ainsi dédramatisée ne le terroriserait plus incessamment. L’idée d’un tel mécanisme de défense face à la mort a été reprise afin d’expliquer la fonction d’une EMI.
Outre que l’on peut s’interroger sur la pertinence et la consistance de cette pensée magique d’immortalité, l’inadéquation de ce modèle est évidente. En effet, les EMI ne sont pas exclusivement décrites par des sujets ayant approché la mort ou ayant cru s’en être approchés. De même que tous ceux qui ont approché la mort n’ont pas témoigné d’une EMI, contrairement à ce que l’on pourrait déduire de cette théorie freudienne. Lorsqu’une EMI n’est pas engendrée par la proximité d’un risque mortel, on ne voit pas pourquoi l’inconscient du sujet mettrait en place ce qui serait alors une mascarade, afin de le rassurer face à un danger de mort qui n’existe pas.

L’accomplissement d’un désir
Nous sommes ici en présence d’une variante de la thèse précédente, qui suggère qu’en fonction d’a priori personnels l’être humain idéaliserait l’événement de sa propre mort. Il ne s’agit plus d’une représentation liée à un mécanisme inné, propre à l’espèce, comme le laissait entendre Freud, mais d’une représentation inconsciente élaborée au fil de l’évolution individuelle. En ce sens, chacun d’entre nous, tout au long de sa vie, mettrait au point le scénario d’une mort personnalisée et dédramatisée. Au terme de la vie, et en conséquence de cet auto-conditionnement, se formeraient les images mentales d’une scène élaborée et enregistrée depuis longtemps.
Il est inutile de démonter cette explication point par point. Retenons simplement qu’il est impossible, ici également, que l’accom­plissement d’un désir conduise tout un chacun à vivre une expérience aussi homogène. De plus, il suffit d’interroger les expérienceurs pour s’apercevoir que l’idée qu’ils s’étaient forgés de leur mort ne correspond pas à ce qu’ils ont vécu.

Dépersonnalisation et psychoses délirantes
Appliquée aux EMI, la dépersonnalisation est la version psychiatrique d’un mécanisme de défense face à la mort qui privilégie la scission du Moi. Mais cette hypothèse ne mène pas très loin, elle non plus, car cette dissociation de la personnalité s’apparente avant tout à un grave trouble d’allure schizophrénique. Ce qui ne correspond guère à une réaction de défense adaptée face à un risque mortel. Et puis, surtout, cette interprétation ne rend absolument pas compte du réalisme de l’expérience ni de la clarté mentale revendiquée par le sujet.
Certains pensent que des psychoses dotées d’un potentiel hallucinatoire et délirant extrêmement riche, essentiellement d’allure schizophrénique là aussi, expliqueraient quelques-uns des traits d’une EMI. Mais la schizophrénie, quelle que soit l’une de ses multiples formes, présente une symptomatologie que l’on ne peut confondre facilement avec le tableau d’une EMI ; à la condition, bien entendu, d’avoir étudié celle-ci. Le polymorphisme et l’incohérence des hallucinations et des idées délirantes, qui sont le lot de cette grave maladie, s’opposent à la relative uniformité des récits d’EMI et de même, là encore, au réalisme et à la lucidité dont témoignent les expérienceurs.

L’EMI reproduit la naissance
La naissance est considérée par certains psychanalystes, disciples d’Otto Rank, comme le traumatisme originel infligé à l’être humain ; l’ultime traumatisme étant celui de sa mort. D’après ce modèle, ces deux traumatismes majeurs, situés aux frontières de l’existence, seraient la matière du scénario d’une superproduction mentale qui s’imposerait aux derniers instants de la vie. Mais l’idée que le tunnel, puis l’arrivée dans la lumière, figurent les phases d’un accouchement ne résiste pas à l’examen. D’abord, très peu de témoignages autorisent ce type de comparaison car le déroulement d’une EMI ne suit pas une chronologie stricte, du passé vers l’avenir. Par ailleurs, d’un point de vue neurologique, l’immaturité anatomique du cerveau du nouveau-né rend improbable la conservation du souvenir de sa naissance. De sorte qu’un adulte qui vit une EMI ne bénéficierait d’aucun repère mnésique lui permettant de reproduire cet événement. Cela étant, sur le plan symbolique, une EMI s’apparente effectivement à une re-naissance.

2) Les hypothèses neurochimiques

Des scientifiques mettent en cause la responsabilité de différents agents chimiques dans l’induction et le déroulement d’une EMI. Si l’adéquation de certaines hypothèses est discutable, d’autres en revanche pourraient fournir une explication partielle du phénomène. Elles offrent en tout cas une piste de recherche intéressante.

a) Les substances neurotropes à visée thérapeutique
Il existe une grande variété de molécules présentant une affinité marquée pour le tissu nerveux, on les appelle neurotropes. D’origine naturelle ou synthétique, ces molécules entrent dans la composition de nombreuses spécialités pharmaceutiques. Les plus fréquemment citées afin de rendre compte d’une EMI sont les anesthésiques et les drogues utilisées pour leurs vertus sédatives et/ou analgésiques, dont certains psychotropes — des substances ayant une activité sur le psychisme.
Reste que les récits de patients auxquels on a administré de telles substances, essentiellement des anesthésiques ou des sédatifs, n’ont pas grand chose en commun avec ceux de nos expérienceurs. Les opiacés, dont la morphine, possèdent un puissant pouvoir sédatif mais, selon la posologie, induisent aussi délires et hallucinations. L’impression d’assister à une représentation souligne l’aspect irréel des scènes perçues par le sujet qui, il n’est pas rare, estimera avoir fait un rêve bizarre, sinon un cauchemar.
Par ailleurs, on s’est rendu compte que les neurotropes, et plus particulièrement les psychotropes, diminuent la fréquence du phénomène ou en modifient profondément le déroulement, voire en interdisent la survenue (Ring 1978, Sabom 1982). C’est le cas de ce patient qui, en état de décorporation, a vu l’infirmière lui faire une injection intraveineuse de sédatif. Son expérience s’est interrompue à l’instant même où le produit a pénétré dans ses veines. De plus, le fait que la grande majorité des expérienceurs n’a jamais été en contact avec des substances neurotropes démontre, s’il en était besoin, qu’elles ne peuvent contribuer à une explication d’ensemble des EMI.
La Kétamine, un anesthésique non opioïde, passe pour un cas particulier, ses effets hallucinogènes ayant parfois donné lieu à des descriptions évocatrices d’une EMI. En fait, elles s’apparentent davantage à celles d’une expérience psychédélique : visions et sons étranges, colorés, déformés… événements fantastiques, sensation de voler, sentiment de toute puissance, etc. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’elle est devenue une drogue prisée des amateurs les plus inconscients de rave party : c’est la kéta ou vitamine K, encore appelée kit-katket, Mister K ou simplement K. Ses effets secondaires peuvent s’avérer extrêmement pernicieux : amnésie sévère, tendance dépressive, bouffée délirante, indifférence affective, hallucinations récurrentes, etc. Ceci dit, un complément d’enquête, dans la foulée de l’étude du psychiatre britannique Karl Jansen, permettant une évaluation plus fine des propriétés « planantes » de la Kétamine serait la bienvenue, particulièrement en ce qui concerne le métabolisme cérébral de la molécule.
De toute façon, là encore, la Kétamine ne rend pas compte du tableau d’ensemble des EMI, ni de la lucidité mentale des expérienceurs qui, pour la quasi intégralité, n’ont jamais été en contact avec cette substance. Toutefois, au plan de l’induction du phénomène, on ne peut exclure l’éventuelle coresponsabilité d’une molécule endogène[16] de structure apparentée. Ce pourrait être le cas de certaines endopsychosines, des neuromédiateurs[17] qui sont des équivalents endogènes de la Kétamine et se fixent sur des récepteurs analogues.
En somme, concernant les neurotropes, il est impossible d’agréer une interprétation qui ne s’applique ni à l’ensemble des expérienceurs, ni à l’intégralité du phénomène qu’ils ont vécu. Si les neurotropes en étaient la cause il faudrait en déduire que tous les expérienceurs auraient pris de telles substances. Ce n’est évidemment pas le cas. Et puis surtout, comme on l’a indiqué, il est démontré que pour la plupart ces molécules tendent à limiter, à dénaturer ou à interdire l’expression d’une EMI.

b) Le rôle des neuromédiateurs
Le cerveau participe à la synthèse de messagers chimiques, les neuromédiateurs, dont la finalité est d’assurer à l’organisme la meilleure adaptation aux contraintes des milieux intérieur et extérieur. Des médecins ont suggéré que le déclenchement d’une EMI résulterait de la variation du taux de certains neuromédiateurs. On sait par ailleurs que l’organisme humain réagit à la douleur et au stress par une production de substances analgésiques et sédatives extrêmement efficaces, les morphines endogènes : endorphines, enképhalines et dynorphines, comparables à des morphines naturelles — le rôle d’autres neurotransmetteurs, telles que la sérotonine et la mélatonine, a également été avancé ; nous venons aussi d’évoquer les endopsychosines. Partant de ce modèle, il était permis d’imaginer une réponse physiologique efficace contre le stress de l’agonie ou celui d’un danger mortel imminent par une réaction de cet ordre. Rien n’interdisait, de surcroît, de penser que des effets secondaires de type hallucinatoire s’ensui­vaient.
Les conclusions d’une expérimentation portant sur les vertus anti-douleur de la béta-endorphine, injectée dans le liquide céphalo-rachidien de patients volontaires en phase terminale d’un cancer, ont effectivement montré que celle-ci « semble posséder la plupart des caractéristiques du sulfate de morphine »[18], l’analgésique synthétique de référence. Elle est donc réellement active contre la douleur mais, et c’est ici que cette explication atteint ses limites, elle induit simultanément un état de somnolence profond au terme duquel réapparaissent les douleurs.
Ainsi qu’on l’a indiqué, on ne peut négliger la probabilité qu’un neurotransmetteur, encore à découvrir (le glutamate semble un candidat intéressant), agisse à la manière d’un cofacteur dans le déclenchement d’une EMI. Mais peut-être faudrait-il plutôt invoquer un cocktail de neuromédiateurs ?

c) Les modifications du taux des gaz sanguins
Si des scientifiques estiment qu’une expérience de mort imminente résulte d’une variation du taux sanguin de certaines neurohormones, d’autres penchent plutôt pour une perturbation de constantes chimiques non hormonales.
– Anoxie et hypoxie cérébrales
L’anoxie désigne la baisse notable, voire l’arrêt, de la distribution d’oxygène sanguin dans les tissus. Lorsque cette baisse est modeste on parle d’hypoxie. Les conséquences de l’hypoxie cérébrale ont été étudiées dans des conditions expérimentales, au cours desquelles des volontaires étaient enfermés dans un caisson étanche appauvri en oxygène. Les résultats vérifient ce que l’on savait déjà de l’ivresse des sommets : lorsque l’apport en oxygène au cerveau diminue, la confusion et le délabrement des facultés mentales s’installent. Un tableau qui est en contradiction manifeste avec l’efficience de l’activité mentale et la lucidité décrites par les expérienceurs.
Toutefois, il se pourrait que passé un certain seuil anoxique les choses aillent différemment. C’est l’exemple évoqué plus haut, de ce jeu du foulard qui, par strangulation, vise à stopper l’oxygénation cérébrale jusqu’à la perte de conscience afin d’induire un « super voyage dans le cosmos » analogue à une EMI. L’anoxie semble donc y jouer un rôle initial mais, d’après l’hypothèse présentée dans ce livre, c’est avant tout l’atteinte d’une zone très délimitée du cerveau qui est en cause. Et l’anoxie pourrait n’être qu’un facteur parmi d’autres susceptible d’y contribuer.

— L’hypercapnie
L’hypercapnie correspond à l’élévation du taux de dioxyde de carbone ou gaz carbonique (CO2) dans les tissus. Dans les années cinquante, sous la direction d’un psychiatre américain, L.J. Meduna, les conséquences de l’augmentation du CO2 cérébral ont fait l’objet d’une évaluation expérimentale. Les cobayes devaient respirer un mélange gazeux composé de 30% de CO2 pour 70% d'O2. Par comparaison, l'air que nous respirons (77% d'azote, 22% d'oxygène et 1% de gaz divers) ne contient habituellement pas de CO2 — si l’on ne tient pas compte de la pollution ! Quelques sujets ont effectivement rapporté des descriptions proches de celles d’une EMI (vision d’une lumière, impression de flotter hors de leur corps, etc.). Attention toutefois car, au vu de ce que l’on sait aujourd’hui des intoxications par le CO2, il est probable que ces personnes aient vécu une EMI parce qu’elles se trouvaient réellement proches du seuil critique de la mort, contexte privilégié du déclenchement de ce phénomène. Là encore, l’hypothèse de l’atteinte d’une structure cérébrale précise est à envisager sérieusement.

3) Les hypothèses neurologiques

L’héautoscopie
Voici une mystérieuse et rarissime affection qui, pour certains médecins, rendrait compte de la sensation d’extériorisation relevée dans la plupart des EMI. Les deux tableaux sont pourtant bien différents. Au cours d’un épisode héautoscopique le patient voit un double de lui-même, diaphane et incolore, le plus souvent limité au visage ou au buste. Cette réplique se situe à un mètre environ dans le même plan que le sujet dont elle mime parfaitement les gestes, à la façon d’un reflet dans une glace. Or le fait d’observer une copie partielle de soi-même, de manière consciente, et d’interagir avec celle-ci est à quelques chose près l’inverse de ce que décrivent les expérienceurs : ils observent leur corps depuis l’extérieur, pas un fantôme depuis l’intérieur de ce même corps. De plus, la personne sujette à des crises d’héautoscopie avoue une impression d’irréalité qui s’oppose au vif sentiment de réalité éprouvé par l’expérienceur. Remarquons cependant qu’on ne voit guère comment expliquer, dans un cadre scientifique, par quel mécanisme neurologique le système sensoriel d’un individu est capable de lui restituer la vision de son propre double... La piste de cette énigmatique héautoscopie croise peut-être celle qui mène aux expériences de mort imminente ?

L’épilepsie
L’épilepsie est une affection neurologique aux causes diverses et aux formes variées. Il est peu probable qu’un observateur possédant un minimum de connaissances de cette maladie et du thème des EMI puisse se laisser abuser. Tout d’abord, les expérienceurs ne présentent pas un taux d’antécédents épileptiques plus élevé que la moyenne de la population. Par ailleurs, on a répertorié des EMI pour lesquelles l’EEG signalait une activité cérébrale très ralentie, voire nulle. Ce qui n’est pas le cas de cette tempête corticale qu’est la crise d’épilepsie, dont la signature à l’EEG est caractéristique.
Il n’en demeure pas moins qu’une forme particulière d’épilepsie acquise, l’épi­lepsie temporale[19], exprime parfois des traits comparables à ceux d’une EMI. On y trouve, entre autres caractéristiques, une dissolution de la conscience propice à de curieuses hallucinations visuelles. Celles-ci rappellent fortement certaines impressions et visions décrites par les expérienceurs. Des analogies apparaissent également dans les crises d’épilepsie partielles liées a des problèmes irritatifs du lobe temporal. Une telle localisation semble un indice de tout premier plan dans la perspective de futures recherches sur les modalités d’induction d’une EMI. Cette piste neurologique pourrait donc s’avérer particulièrement féconde.
Au terme de cette revue, force est de constater que les interprétations de la science sont très éloignées de ce que l’on présente comme des démonstrations irréfutables. L’arrogance et la rigidité dont elles témoignent parfois font obstacle à une explication dépassionnée de la question des EMI. Bien sûr, face à la perspective d’une forme de survie sous-jacente aux expériences de mort imminente l’embarras de certains scientifiques parmi les plus sceptiques est compréhensible. Et il ne fait aucun doute que la brèche ouverte dans la muraille du paradigme par les récentes avancées de la neurologie n’est pas de nature à le dissiper.
<[1] Il est toutefois intéressant de noter que Jean Clottes et David Lewis William (Les chamanes de la préhistoire) attribuent l’inspiration de ces peintures à la tradition de la transe chamanique, relevant elle-même de mécanismes strictement neurologiques. Cette thèse ne s’oppose pas à l’occurrence d’autres contextes non rituels, dont les expériences de mort imminente, susceptibles d’induire des états modifiés de conscience analogues à la transe des chamans.

[2] Aujourd’hui Warka, dans le sud de l’Irak. On ne sait si Gilgamesh a réellement existé ou s’il s’agit d’un personnage de légende. Le récit, en revanche, indique clairement que les expériences transcendantes étaient connues des érudits de l’époque.
On prétend que de nombreuses tablettes, sinon toutes, ont disparu lors des pillages du musée de la civilisation de Bagdad et des musées de province intervenus à la faveur du chaos engendré par l’offensive américaine d’avril 2003. Des copies sont toutefois conservées au British Muséum de Londres.
[4] Dans la bibliographie en fin d’ouvrage, le caractère autobiographique de quelques ouvrages est explicitement signalé en caractères gras.
[5] Ce néologisme inspiré de l’anglais experiencer, qualifie la personne qui a vécu une expérience de mort imminente ou une expérience transcendante
[6] IANDS-France (http://www.iands-france.org) est affiliée à l’International Association for Near Death Study (Association Internationale pour l’étude des états proches de la mort).
[7] Voir en particulier Ring (Sur la frontière de la vie) et Sabom (Souvenirs de la mort). Cf. bibliographie.
[8] Une étude menée sous la direction du médecin néerlandais Pim Van Lommel, parue dans The Lancet du 15 décembre 2001 (vol. 358, page 2040), portant sur 344 personnes ayant connu un épisode de mort clinique suite à un arrêt cardiaque, indique un taux de 12% de NDE avérées et de 6% de NDE superficielles.
[9] Voir par exemple L’autre réalité, L’au-delà, page 82, le témoignage de l’EMI vécue en différé par Perrine.
[10] Le lien entre les EMI et la fondation des religions est abordé au chapitre VII.
[11] Le présent tableau a été développé dans La vie à corps perdu, puis résumé dans L’autre réalité, l’au-delà. Ce découpage arbitraire en onze phases pourrait fort bien, selon la sensibilité de l’observateur, en compter le double, voire davantage.
[12] La cinquième caractéristique est une étape de transition, commune aux deux phases.
[13] Voir par exemple au chapitre IV de L’autre réalité, l’au-delà, le témoignage de Perrine.
[14] Voir l’annexe 3 pour de plus amples informations.
[15] Cette section est pour l’essentiel empruntée à La vie à corps perdu, page 235 et suiv.
[16] Se dit d’une substance fabriquée par l’organisme ou d’un mécanisme induit par celui-ci.
[17] Messagers chimiques dont la production est commandée par le cerveau.
[18][19] Aujourd’hui, la notion de crises épileptiques partielles de séméiologie complexe recouvre, entre autres, celles d’épilepsie temporale et d’épilepsie partielle.



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 CARL GUSTAV JUNG

Carl Gustav JUNG (1875 - 1961) lorsqu'il fut hospitalisé à la suite d'une crise cardiaque, au début de l'année 1944 fit la description dans son autobiographie d'une NDE.

(...) Les images avaient une telle violence que j'en conclus moi-même que j'étais tout près de mourir. Mon infirmière me dit plus tard : " Vous étiez comme entouré d'un halo lumineux ! " C'est un phénomène qu'elle avait parfois observé chez les mourants.(...)
Je croyais être très haut dans l'espace cosmique. Bien loin au-dessous de moi j'apercevais la sphère terrestre baignée d'une merveilleuse lumière bleue (...) Évidemment je voyais aussi les sommets enneigés de l'Himalaya, mais tout y était brumeux et nuageux (...) Je savais que j'étais en train de quitter la terre. (...) Le spectacle de la terre vue de cette hauteur était ce que j'ai vécu de plus merveilleux et de plus féerique.
(...) Quelque chose de nouveau entra dans mon champ visuel. À une faible distance, j'aperçus dans l'espace un énorme bloc de pierre, sombre comme un météorite, à peu près de la grosseur d'une maison, peut-être même plus gros. La pierre planait dans l'univers et je planais moi-même dans l'espace.
J'ai vu des pierres semblables sur la côte du Bengale (...). Ma pierre était aussi un de ces sombres et gigantesques blocs. Une entrée donnait accès à un petit vestibule ; à droite, sur un banc de pierre, un indien à la peau basanée était assis dans la position du lotus, complètement détendu, en repos parfait ; il portait un vêtement blanc. Ainsi, sans mot dire, il m'attendait. Deux marches conduisaient à ce vestibule ; à l'intérieur, à gauche, s'ouvrait le portail du temple (...)
Quand je m'approchai des marches par lesquelles on accédait au rocher, je ressentis une très étrange impression : tout ce qui avait été jusqu'alors s'éloignait de moi. Tout ce que je croyais, désirais ou pensais, toute la fantasmagorie de l'existence terrestre se détachait de moi ou m'était arrachée ; processus douloureux à l'extrême. Cependant quelque chose en subsistait, car il me semblait avoir alors, près de moi, tout ce que j'avais vécu ou fait, tout ce qui s'était déroulé autour de moi. Je pourrais tout aussi bien dire : c'était près de moi et j'étais cela ; tout cela en quelque sorte me composait. J'étais fait de mon histoire et j'avais la certitude que c'était bien moi. (...) Cet événement me donna l'impression d'une extrême pauvreté, mais en même temps d'une extrême satisfaction. Je n'avais plus rien à vouloir, ni à désirer ; j'étais pourrait-on dire, objectif, j'étais ce que j'avais vécu. (...) Plus aucun regret que quelque chose fût parti ou enlevé. Au contraire : j'avais tout ce que j'étais et je n'avais que cela.
J'eus encore une autre préoccupation : tandis que je m'approchais du temple, j'avais la certitude d'arriver dans un lieu éclairé et d'y rencontrer le groupe d'humains auquel j'appartiens en réalité. Là je comprendrais enfin, cela aussi était pour moi une certitude, dans quelle relation historique je me rangeais, moi ou ma vie. Je saurais ce qui était avant moi, pourquoi j'étais devenu ce que je suis et vers quoi ma vie continuerait à s'écouler...
Tandis que je méditais sur tout cela, un fait capta mon attention : d'en bas, venant de l'Europe, une image s'éleva : c'était mon médecin, ou plutôt son image, encadrée d'une chaîne d'or ou d'une couronne dorée de lauriers. Je me dis aussitôt : " Tiens ! c'est le médecin qui m'a traité ! "
Dans une vie antérieure il aurait été le roi de cette île où l'on avait érigé un temple en hommage à Esculape, dieu romain de la médecine, mais aussi lieu de naissance d'Hippocrate, modèle de l'éthique médicale. Jung poursuit :
Quand il fut arrivé devant moi, planant comme une image née des profondeurs, il se produisit entre nous une silencieuse transmission de pensées. Mon médecin avait été en effet délégué par la terre pour m'apporter un message : on y protestait contre mon départ. Je n'avais pas le droit de quitter la terre et devais y retourner. Au moment où je perçus ce message, la vision disparu.
J'étais déçu à l'extrême ; maintenant tout semblait avoir été en vain. Le douloureux processus de " l'effeuillement " avait été inutile : il ne m'était pas permis d'entrer dans le temple ni de rencontrer les hommes parmi lesquels j'avais ma place. (...) En réalité, il se passa encore trois bonnes semaines avant que je pusse me décider à revivre, je ne pouvais pas me nourrir, j'éprouvais du dégoût pour tous les mets.

Par la suite, le compte rendu relate la déception de Jung d'être revenu à la vie, " La vie et le monde entier m'apparaissaient comme une prison... ", avant de s'achever sur une funeste prémonition :
Je ressentais de la résistance face à mon médecin parce qu'il m'avait ramené à la vie. Par ailleurs, j'éprouvais du souci à son sujet : " Par Dieu, il est menacé ! Ne m'est-il pas apparu sous sa forme première ? Lorsque quelqu'un en est arrivé à cette forme, c'est qu'il est sur le point de mourir " (...). J'essayai de mon mieux de lui en parler, mais il ne comprît pas. (...) J'avais la ferme conviction qu'il était en danger parce que je l'avais rencontré dans sa forme originelle.
En effet je fus son dernier malade. Le 4 avril 1944, je sais encore très exactement la date, je fus autorisé, pour la première fois, à m'asseoir sur le bord du lit et ce même jour, il se coucha pour ne plus se relever.

(...) Après cette maladie commença pour moi une période fertile de travail. Bon nombre de mes oeuvres principales ne furent écrites qu'après. La connaissance ou l'intuition de la fin de toutes choses me donnèrent le courage de chercher de nouvelles formes d'expression.
On ne peut certainement pas écarter du récit de Jung l'influence de ses thèmes d'étude, de ses voyages et de son attrait pour les cultures orientales, hindoues plus particulièrement. Il n'empêche que l'on y rencontre de fortes similitudes, riches de composantes transcendantales, avec notre " EMI standard "
C. G. Jung, " Ma vie ", pages 331 à 337,


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http://www.outre-vie.com/vieapresvie/

Dr Carl Gustav Jung

Le psychologue suisse Carl Gustav Jung était très connu pour l'intérêt qu'il portait à l'après-vie. Bien qu'il ait déclaré que l'immortalité de l'âme ne pourrait jamais être prouvée, il croyait possible de communiquer par télépathie entre notre monde et celui des morts.
Dans son autobiographie, il parle d'une très curieuse expérience personnelle, susceptible de servir d'appui à sa croyance.
Une nuit, dans son lit, il pense a des funérailles auxquelles il a assisté la veille. Tout à coup, il a une vision : son ami mort se tient au pied de son lit et le regarde. Il le voit se diriger vers la porte et lui faire signe de le suivre. En imagination, Jung obéit. Il sort de la maison, suit son ami jusque chez lui. Ils entrent dans la bibliothèque. Son hôte grimpe alors sur un escabeau et lui montre un livre, le second d'une série de cinq volumes reliés en cuir rouge, rangés sur la seconde étagère en partant du haut. Là s'achève la vision de Jung.
Le lendemain matin, dévoré de curiosité, Jung se rend chez la veuve de son ami pour voir la bibliothèque, une pièce dans laquelle il n'a jamais mis les pieds. Une fois à l'intérieur, il constate que tout est tel qu'il l'a « vu » pendant la nuit, y compris les étagères et l'escabeau sur lequel il monte pour lire les titres des livres. Il trouve celui qu'il a vu dans son rêve. C'est la traduction d'un roman d'Emile Zola, La Fortune des Rougon.

Jung connut d'autres expériences similaires au cours de sa vie, mais il n'aimait pas les évoquer. « Je préfère ne pas trop en parler. Cela confronterait le monde scientifique à trop de problèmes. ». Il abandonna le principe d'un inconscient gouverné par les lois déterministes d'une mécanique biologique, et opta pour une certaine idée de la réincarnation.
(...) Mais dans la plupart des cas la question de l'immortalité est si pressante, si immédiate, si indéracinable qu'il faut essayer de se faire une conception à ce sujet. Comment sera-ce possible ?
Mon hypothèse est que nous pouvons y parvenir grâce aux allusions que nous envoie l'inconscient, par exemple dans les rêves. Le plus souvent, nous nous cabrons à l'idée de prendre ces allusions au sérieux car nous sommes convaincus qu'il n'est pas de réponse à cette question.
(...) Je ne vois nulle possibilité de contester qu'au moins une partie de notre existence psychique se caractérise par une relativité de l'espace et du temps. À mesure qu'on s'éloigne de la conscience cette relativité semble s'élever jusqu'à la non-spatialité et une intemporalité absolues.
Je tiens pour probable qu'il existe également dans l'au-delà certaines limitations ; mais les âmes des morts ne découvrent que progressivement où résident les limites de l'état de libération. Quelque part " là-bas " règne une nécessité impérieuse qui conditionne le monde et qui veut mettre un terme à l'état d'existence dans l'au-delà. Cette nécessité créatrice décidera -- c'est ainsi que je le pense -- quelles âmes seront à nouveau plongées dans l'incarnation et la naissance. Je pourrais imaginer que certaines âmes éprouveront l'état d'existence à trois dimensions comme étant plus heureux que l'état " éternel ". Mais cela dépend peut-être de ce qu'elles auront emmener avec elles comme somme de perfection ou d'imperfection de leur existence humaine...
Nous ne sommes absolument pas à même de démontrer que quelque chose de nous se conserve éternellement. Tout au plus pouvons-nous dire qu'il existe une certaine probabilité que continue d'exister quelque chose de notre psyché au-delà de la mort physique. Ce qui continue d'exister est-il en soi conscient ? Nous ne le savons pas davantage..



hibou ecrit Cette petite Emma est autiste mais a une voix merveilleuse


 Dr Elisabeth Kübler-Ross

Elle vécut une expérience de décorporation en testant la méthode de Robert Monroe en Virginie.
Après être passé par une transition visuellement très belle et fonction de l'individu, disons un tunnel, nous approchons d'une source lumineuse que beaucoup de nos malades ont décrite et qu'il me fut donné d'approcher moi-même. J'ai pu vivre l'expérience la plus merveilleuse qui soit. Elle est inoubliable. On l'appelle conscience cosmique. En présence de cette lumière que la plupart des initiés de notre culture occidentale appellent Christ, Dieu, Amour ou simplement Lumière, nous sommes enveloppés d'un amour total et inconditionnel empreint de compréhension et de compassion.
Cette lumière prend son origine dans la source de l'énergie spirituelle pure et n'a rien à voir avec l'énergie physique ou psychique. L'énergie spirituelle ne peut être ni créée ni manipulée par l'homme. Elle existe dans une sphère où la négativité est impossible. Cela veut dire aussi qu'en présence de cette lumière nous ne pouvons avoir de sentiments négatifs, quelque mauvaise qu'ait pu être notre vie et quelque profonds puissent être nos sentiments de culpabilité. Dans cette lumière que beaucoup appellent Christ ou Dieu, il est également impossible d'être condamné, car il est Amour absolu et inconditionnel. Dans cette lumière nous réalisons ce que nous aurions pu être, la vie que nous aurions pu mener (...).
En présence de l'énergie spirituelle, nous n'avons pas besoin d'une forme physique. Nous quittons le corps éthérique et reprenons la forme que nous avions avant d'être nés sur terre et que nous aurons dans l'éternité, entre nos vies, et que nous aurons lorsque nous nous unirons avec la source, c'est à dire Dieu, après avoir accompli notre destinée.
" Il me fut accordé la grâce de voir de mes propres yeux, en plein jour, des centaines de ces structures énergétiques. Cela ressemblait à un grand nombre de flocons de neige en mouvement, avec des pulsations, chacun ayant une lumière, des couleurs, des formes différentes. C'est ainsi que nous serons après notre mort, et nous avons existé ainsi avant notre naissance. "
" La mort est un nouveau soleil ",

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 Dr Melvin Morse

Il découvrit que les NDE des enfants étaient semblables à celles des adultes, sauf la revue panoramique de la vie rarement repris dans les récits.
Pédiatre américain qui exerce au Children's Hospital de Seattle, entreprit un travail de recherche méthodique, et publia le compte rendu de son enquête, aux Etats-Unis en 1990 .Il constata la justesse de certaines prémonitions dans le sens de la guérison ou du décès. Voici deux témoignages fabuleux raportée par Melvin Morse.
Cas exceptionnel
Un jeune garçon nommé Cory était devenu leucémique à l'âge de trois ans et décéda à sept ans. Au retour d'une visite de contrôle à l'hôpital, Cory s'assoupit dans la voiture. On venait de lui révéler que, malgré une radiothérapie et une chimiothérapie intensives, les cellules malignes étaient toujours présentes. Rentré chez lui toute tristesse avait disparu. Il s'assit sur le divan du salon :
" Ne t'inquiète pas pour ma leucémie, lança-t-il alors à sa mère. Je suis entré dans le château de cristal et j'ai bavardé avec Dieu. " Puis il décrivit un magnifique voyage qu'il venait de faire pendant son sommeil : un rayon lumineux l'avait emmené au paradis... " Pays de l'Éternel Été "
(...) Il y avait rencontré Dieu, qui l'avait enveloppé dans " une tendre lumière " et lui avait conseillé de ne pas se faire de souci, lui affirmant : " Tu ne vas pas mourir tout de suite. Tu mourras, mais plus tard.
Les visions de Cory commencèrent à se manifester aussitôt après cet épisode : il y en eut beaucoup, le plus souvent à l'état conscient, plus rarement pendant qu'il dormait. Et ses visions se firent de plus en plus précise.
Par exemple, il raconta un jour à sa mère qu'il avait croisé l'un de ses anciens petits amis, un adolescent qu'elle avait fréquenté au Lycée et qui était resté handicapé à la suite d'un accident de voiture. Elle n'avait jamais parlé de cette liaison à son fils...
(...) " Ne t'en fais pas, maman, ajouta le garçonnet. Il a dit qu'il pouvait marcher, maintenant il est dans le château de cristal ! "
Des coups de fil passés à d'anciennes relations confirmèrent que cet ex-petit ami était mort le même jour où Cory avait eu cette vision.
Dans le " château de cristal " il aperçut aussi l'un de ses propres camarades traité comme lui au Children's Hospital et dont il était devenu très proche. La plupart des neuf jeunes amis en traitement avec lui décédèrent. Il les avait tous rencontrés auparavant au " Pays de l'Éternel Été. "Puis, las de souffrir, avec le soutien courageux de sa mère, Cory décida d'interrompre son traitement. " Dieu lui apparut un soir pendant qu'il se douchait, se présentant devant lui « sans son cortège d'anges et sans le Ciel » pour lui indiquer la date de sa mort -- une date qui allait se révéler exacte à quelques jours près !"
Autre cas exceptionnel

Kim Clark, psychologue qui faisait partie de l' équipe de recherche de M. Morse, avait eu la charge d'une patiente prénommée Maria, qui venait d'avoir une crise cardiaque : recevant cette patiente, elle l'avait préparée à réintégrer son foyer en lui parlant des indispensables ajustements psychologiques qu'exigeaient les maladies cardiaques.
Cette femme ne prêta pas du tout attention aux propos de Kim Clark : tout ce qu'elle voulait, c'était lui raconter comment elle avait flotté autour de l'hôpital, le Harborview Hospital de Seattle, pendant que les médecins essayaient de faire refonctionner son coeur. Pour prouver à la psychologue qu'elle était bien sortie de son corps, elle lui précisa qu'elle avait vu une chaussure sur le rebord de la fenêtre de son bureau. Kim Clark ouvrit cette fenêtre et n'aperçut aucun soulier. La femme insista, lui répétant : " Elle est plus loin, près du coin ". Elle grimpa courageusement sur la corniche qui ceignait le cinquième étage et rampa jusqu'à l'angle du bâtiment : une chaussure y trônait, exactement comme Maria l'avait affirmé. Ce fut à la suite de cet événement que Kim se tourna vers l'étude des NDE.



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 http://www.outre-vie.com/vieapresvie/ndesceptique.htm

Docteur R. Moody

(...) Pendant des années j'ai essayé de découvrir une explication physiologique à la NDE. Et je me retrouve aujourd'hui encore les mains vides.
Toutes les prétendues théories explicatives me paraissent incomplètes ou inadéquates. Le philosophe William James dit à propos du mysticisme qu'il s'agit d' une expérience noétique. Une expérience qui se justifie elle-même puisque c'est une forme de connaissance. Elle est personnelle au point de se trouver au-delà des mots. Et elle transforme profondément l'existence. (...)
En l'absence d'une preuve scientifique bien nette, on me demande souvent ce que je crois : les NDEs sont-elles un témoignage sur la vie après la vie ? Ma réponse est oui.
(...) Après vingt-deux années de recherche sur la NDE, je pense qu'il n'existe pas de preuves scientifiquement assez forte pour affirmer définitivement la réalité d'une vie après la mort. Mais cette question concerne la science, les questions de la raison.
Ce qui relève du coeur est différent. Ces questions sont alors sujettes à des jugements qui ne réclament pas une vision du monde strictement scientifique. Mais pour des chercheurs comme moi-même, elles demandent néanmoins une analyse poussée. C'est sur la base d'un tel examen que j'ai acquis la conviction que la NDE offre réellement un aperçu de l'au-delà, une brève incursion dans une réalité tout à fait autre.




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http://www.paranormal-info.com/L-etude-hollandaise-du-Dr-P-Van.html

L’etude hollandaise du Dr P.Van Lommel

"Expérience de mort imminente chez les rescapés d’arrêt cardiaque : une étude prospective aux Pays-Bas."
Cette étude a été publiée dans le prestigieux journal médical anglais "The Lancet" en 2002. Cette publication a entraîné de nombreuses réactions, particulièrement dans les médias avec notamment un article du Monde le 19/12/2001, un dossier dans Science et Avenir en janvier 2002 et un article dans le Figaro Magazine de septembre 2002. Assurément, c’est là une des plus grande avancées rigoureuses d’un sujet considéré comme "paranormal". En voici une synthèse.
Source : http://www.thelancet.com Lancet : 2001 ; 358 : 2039-2045
But :
Certaines personnes rapportent avoir vécu une expérience de mort imminente après un épisode menaçant leur vie. Notre but dans cette étude est d’établir la cause d’une telle expérience et d’évaluer les facteurs qui affectent sa fréquence, sa profondeur et son contenu.
Méthode employée :
Dans une étude prospective, nous avons inclus 344 patients qui, après un arrêt cardiaque ont été réanimés avec succès dans 10 hôpitaux hollandais. Nous avons comparé les données démographiques, médicales, pharmacologiques et psychologiques entre les patients qui ont vécu une NDE et ceux qui n’en n’ont pas vécu après avoir été réanimés (groupe contrôle). Nous avons également comparé à travers une étude longitudinale les modifications survenues dans leur vie, après avoir connu une NDE, dans les groupes après 2 et 8 années de suivi.
Résultat :
62 patients (18%) ont rapportés avoir vécu une NDE, parmi lesquels 41 (12%) ont décrit une expérience "particulièrement profonde". La survenue de l’expérience n’était liée ni à la durée de l’arrêt cardiaque, ni à l’état d’ inconscience, ni au traitement médical ou à l’appréhension de la mort avant l’arrêt cardiaque. La fréquence des NDE était analysée suivant différents critères : la manière dont nous définissons les NDE, la nature prospective de la recherche chez des patients cardiaques plus âgés, l’âge, le fait d’avoir survécu à un arrêt cardiaque lors d’un premier infarctus du myocarde, le fait d’avoir survécu à plus d’une réanimation cardio-pulmonaire (CPR) lors du séjour à l’hôpital, l’existence d’une NDE antérieure, et les problèmes de mémoire rencontrés après une CPR prolongée. La profondeur de l’expérience tenait compte des paramètres suivants : le sexe, la survie après une réanimation effectuée en pré-hospitalier, et l’appréhension ressentie avant l’arrêt cardiaque. De manière significative, la plupart des patients qui ont connu une NDE, et particulièrement ceux qui ont vécu une expérience profonde, sont morts dans les trente jours qui ont suivi la CPR. Le processus de "transformation" après avoir vécu une NDE prenait plusieurs années, et différait de ceux n’ayant pas connu de NDE.
Conclusion :
Nous ne savons pas pourquoi si peu de cardiaques (12%) témoignent d’une NDE après une réanimation cardio-pulmonaire, bien que l’âge semble entrer en ligne de compte. Si l’on s’en tenait à une explication purement physiologique, telle qu’une anoxie cérébrale, alors ce serait la plupart des patients qui ont été déclarés cliniquement morts qui devraient également témoigner d’une telle expérience.
1.Introduction :
Les NDE sont rapportées dans de multiples circonstances : arrêt cardiaque lors d’infarctus du myocarde (mort clinique), choc hémorragique lors d’un post-partum ou lors de complications peri-opératoires, choc anaphylactique ou septique, électrocution, coma résultant de dommages cérébraux post traumatiques, hémorragie intra-cérébrale ou infarctus cérébral, tentative de suicide, noyade, asphyxie, ou apnée. De telles expériences sont également rapportées par des patients porteurs de maladies sévères mais qui ne mettent pas immédiatement leur vie en danger parmi lesquelles les dépressions graves, ou encore, phénomène plus troublant encore, sans aucune raison apparente chez des personnes pleinement conscientes. Des expériences similaires à une mort imminente peuvent survenir durant la phase terminale d’une maladie et sont alors appelées "visions de lit de mort". Des expériences identiques aux NDE, appelées expériences "de peur de la mort" sont le plus souvent rapportées après avoir rencontré des situations durant lesquelles la mort semblait inéluctable : accidents graves de la route, chutes en montagne, isolement rencontré lors de naufrage.
Les études que nous avons mené sur les NDE ont été rétrospectives et très sélectives en ce qui concerne les patients. Dans les études rétrospectives, 5 à 10 années pouvaient s’être écoulées entre la survenue de l’expérience et son étude, ce qui empêche souvent l’évaluation précise des facteurs physiologiques et pharmacologiques. Les processus de "transformation" souvent décrits par les patients après leur NDE présentent de grandes similitudes, ils englobent : un aperçu de changement de vie, une intuition plus marquée et la perte d’appréhension face à la mort. On pense que l’assimilation et l’acceptation de tels changements peuvent prendre au mieux quelques années.
Nous avons réalisé :
une étude prospective pour évaluer la fréquence d’apparition des NDE chez des patients qui ont subi un arrêt cardiaque (situation médicale objectivement critique) et établir les facteurs susceptibles d’affecter la fréquence, le contenu et la profondeur de l’expérience.
une étude longitudinale pour évaluer l’effet du temps, de la mémoire, et des mécanismes de suppression qui interviennent sur le processus de transformation observé après une NDE, et pour réaffirmer le contenu et permettre des études complémentaires de l’expérience qui permettraient de ré-évaluer les théories proposées jusque là sur l’origine et le contenu des NDE.
2. Méthode :
Patients
Nous avons inclus des patients réanimés avec succès dans des unités de soins coronaires de 10 hôpitaux hollandais durant une période de recherche variant de 4 mois à presque 4 années (1988-92). La période de recherche variait en raison de l’exigence d’y inclure tous les patients dont la réanimation consécutive à un problème cardio-pulmonaire avait réussie. Si cette condition n’était pas respectée, nous arrêtions alors la recherche dans cet hôpital. Tous les patients ont été déclarés cliniquement morts, ce que nous établissons principalement par les enregistrements d’électrocardiogrammes. Tous les patients ont donné par écrit leur consentement. Nous avons obtenu l’agrément du comité d’éthique.
Procédure
Nous avons défini les NDE comme étant : le souvenir rapporté par les patients de toutes les impressions ressenties pendant un état particulier de conscience, incluant les éléments spécifiques tels que des expériences de sortie hors du corps, des sensations agréables, la vision d’un tunnel, d’une lumière, la rencontre avec des proches décédés ou une revue de vie.
Nous avons défini la mort clinique par : la période d’inconscience provoquée par une irrigation sanguine cérébrale insuffisante (circulation sanguine inadaptée), une insuffisance respiratoire ou bien les deux phénomènes à la fois. Si dans cette situation, la réanimation n’est pas instaurée dans les 5 à 10 minutes, des lésions irréversibles s’opèrent alors au niveau cérébral et le patient peut en mourir.
Nous avons réalisé un court interview standard auprès des patients suffisamment bien rétablis, quelques jours à peine suivant leur réanimation. Nous leur avons demandé si ils se rappelaient leur période d’inconscience et ce dont ils se souvenaient exactement. Trois chercheurs étaient chargés de coder les expériences selon l’indice pondéré d’une échelle d’évaluation. Dans ce système, la profondeur de la NDE est mesurée par des scores associés aux éléments du contenu de l’expérience : des scores compris entre 1 et 5 rendent compte d’une NDE superficielle mais nous avons inclus ces événements parce que tous les patients ont également subi des changements qui les ont "transformés". Des scores de 6 et au-delà, témoignent d’expériences "centrales" de NDE , et des scores de 10 voir plus, d’expériences particulièrement profondes.
Les critères retenus pour notre étude étaient : la date de l’arrêt cardiaque, la date de l’interview, le sexe, l’âge, la religion, le type d’éducation reçue, le fait que le patient ait déjà précédemment connu ou entendu parlé de NDE, le fait que la réanimation cardio-pulmonaire ait été réalisée à l’hôpital ou en pré-hospitalier, le fait que le patient ait déjà eu un antécédent d’infarctus du myocarde, le nombre de réanimations subies par le patient durant son séjour à l’hôpital.
Nous avons également tenu compte de la durée de l’arrêt circulatoire et de l’inconscience et noté si il y avait eu ou non respiration artificielle après intubation et répertorié le type et les doses des drogues employées avant, pendant et après la crise. Nous avons évalué lors de l’interview, les problèmes de mémoire potentiels liés à une réanimation longue ou difficile et classé à part les patients réanimés durant une stimulation électro-physiologique.
Nous avons réalisé et enregistrés, en moyenne 2 années après leur réanimation cardio-pulmonaire, des interviews standardisés avec les témoins. Les patients complétaient alors l’inventaire des changements survenus depuis dans leur vie. Le questionnaire abordait différentes questions en rapport à leur propre image, à l’intérêt qu’ils portaient aux autres, à la matérialité et problèmes sociaux, aux croyances religieuses et à leur spiritualité, ainsi qu’à leur attitude face à la mort. Les témoins ont répondu à 34 questions évaluées par une échelle de 5 points qui permettait d’indiquer s’ils avaient changés et sur quel point plus particulièrement. Après 8 années, les patients "survivants" ainsi que leurs partenaires étaient à nouveau interviewés sur les changements survenus dans leur vie, et il leur était alors demandé de remplir le "questionnaire médical et psychologique pour patients cardiaques" ainsi qu’un questionnaire permettant d’évaluer leur "sens de cohésion", et une échelle d’évaluation de la dépression. Ces questionnaires supplémentaires étaient jugés nécessaires pour une analyse qualitative en raison du nombre réduit de personnes interrogées qui diminuait au bout des 8 années de suivi. Notre groupe contrôle rassemblait des patients réanimés qui n’ont pas rapporté de NDE. Nous avons mis en parallèle le groupe contrôle avec les patients qui avaient vécu une NDE , selon l’âge ,le sexe et l’intervalle de temps entre la réanimation et les second et troisième interviews.
3.Conclusions :
o De l’étude prospective :
Nous avons inclus 344 patients qui ont survécu à 509 réanimations. La moyenne d’âge lors de la réanimation était précisément de 62.2 ans et s’échelonnait de 26 à 92 ans. 73% des patients étaient des hommes et 27% des femmes. Les femmes étaient significativement plus âgées que les hommes. 86% des 344 patients avaient déjà eu un premier infarctus du myocarde et 14% en avaient subi plus d’un. Presque tous les patients en phase aiguë d’infarctus du myocarde avaient reçu un cocktail de différentes drogues dont des sédatifs voir pour certains des sédatifs très puissants.
68% des patients ont été réanimés avec succès à l’hôpital. 81% parmi eux ont été réanimés dans les 2 minutes qui ont suivi l’arrêt circulatoire avec une durée d’inconscience inférieure à 5 minutes pour 80% d’entre eux. 29% des patients ont survécu à une réanimation instaurée en pré-hospitalier, et 3% ont été réanimés à la fois dans l’enceinte de l’hôpital et en dehors. Sur ces 110 patients, 80% ont eu un arrêt circulatoire supérieur à 2 minutes, et 56% sont restés inconscients pendant plus de 10 minutes. Toutes les personnes avec un arrêt cardiaque bref, qui ont été réanimés en dehors de l’hôpital l’ont été dans une ambulance. Seulement 9% patients ont survécu à un arrêt circulatoire qui a duré plus de 10 minutes. 36% de l’ensemble des patients sont restés inconscients pendant plus de 60 minutes, 37 d’entre eux ont eu besoin d’assistance respiratoire artificielle après intubation. Les patients intubés ont reçu des doses élevées de puissants sédatifs et ont donc été interrogés plus tardivement que les autres ; la plupart d’entre eux étaient encore dans une condition physique très affaiblie lors du premier interview et 24 manifestaient des troubles de la mémoire. De manière significative, les patients les plus jeunes survivaient mieux à une inconscience de longue durée suite à une réanimation cardio-pulmonaire difficile par rapport aux plus âgés. 18% patients ont rapporté quelques souvenirs de la période de leur mort clinique. Parmi eux 6% du total ont pu décrire une NDE superficielle et 12% une expérience"centrale". 23 personnes du groupe des expériences "centrales" (7 % du total) ont rapporté une expérience profonde, voir très profonde NDE. Donc, sur 509 réanimations, 12% ont été suivi d’une NDE et 8% d’une expérience "centrale". Aucun patient n’a mentionné de NDE pénible ou effrayante.
Notre étude montre les relations existant entre les facteurs démographiques, médicaux, pharmacologiques, psychologiques, la fréquence ainsi que la profondeur des NDE. Aucun facteur médical, pharmacologique ou psychologique n’a affecté la fréquence d’apparition de l’expérience. Les personnes âgées de moins de 60 ans ont plus fréquemment de NDE que les personnes plus âgées et les femmes, qui étaient de manière significative plus âgées que les hommes témoignent d’expériences plus profondes. L’augmentation de la fréquence de survenue des expériences chez les patients qui ont survécu à un premier infarctus du myocarde, ainsi que des expériences plus profondes rapportées par les patients qui ont survécu suite à une réanimation cardio-pulmonaire pré-hospitalière peut résulter des différences d’âge. En effet, ces deux groupes de patients étaient plus jeunes, bien que les différences d’âge ne soient pas réellement significatives.
Les réanimations cardio-pulmonaires longues peuvent parfois entraîner des pertes de mémoire et les patients ainsi affectés témoignent, de manière significative d’un nombre moindre de NDE. Aucune relation n’a été mise en évidence entre la fréquence des NDE et le temps écoulé entre la réanimation et le premier interview (délai de 1 à 70 jours). La mortalité pendant ou juste après le séjour à l’hôpital des patients ayant témoignés d’une NDE était de manière significative plus élevée que celle enregistrée chez les patients qui n’ont pas rapporté de NDE 21% contre 9%, et cette différence étaient d’autant plus marquée chez les patients qui ont témoigné d’une expérience profonde 43% contre 9%.
o De l’étude longitudinale :
Après 2 années de suivi, 19 des 62 patients ayant rapporté une NDE sont morts et six ont refusé d’être interviewés. Ainsi nous ne pouvions qu’interroger 37 patients lors de la seconde partie de l’étude. Tous les patients étaient capables de relater leur expérience presque à l’identique de leur premier interview. 6 patients n’avaient en définitive pas de NDE du tout, ce qui était probablement dû à la définition trop large que nous avions donné des NDE lors du premier entretien.
Nous avons sélectionné le groupe contrôle qui formait un échantillon assorti en fonction de l’âge, du sexe, du temps écoulé depuis leur arrêt cardiaque. Des 282 patients qui n’avaient pas connu de NDE, nous avons contacté 75 de ces patients pour obtenir finalement 37 survivants qui ont accepté d’être interviewés. Deux contrôles rendaient compte d’une NDE se résumant uniquement à des émotions positives et 2 à une expérience "centrale". Le premier interview réalisé après la réanimation avait dû être réalisé trop tôt pour 4 de ces patients pour qu’ils puissent se rappeler de leur NDE, ou pour qu’ils soient disposés ou en mesure de décrire leur expérience. Il nous restait alors la possibilité d’interviewer 35 patients qui avaient connu une NDE avérée et 39 patients qui n’en avaient pas vécu.
Les différences significatives dans les réponses apportées à 13 des 34 points abordés dans le changement de vie des personnes qui ont connu ou pas de NDE ont été résumé. Par exemple, les personnes qui ont eu une NDE ont une croyance accrue dans l’existence d’une autre vie de manière significative et une crainte atténuée de la mort comparativement aux personnes qui n’ont pas vécu une telle expérience. La profondeur de la NDE était liée aux résultats élevés obtenus sur les aspects plus spirituels des questions telles que : l’intérêt porté au sens de sa propre vie, et sur les aspects plus sociaux tels que : l’amour et l’acceptation des autres. Les 13 patients qui ont eu une NDE superficielle ont subi les mêmes transformations spécifiques que ceux qui ont eu une expérience "centrale".
Les 8 années de suivi incluaient : les 23 patients qui ont eu une NDE confirmée après 2 années de suivi. 11 patients étaient morts depuis et 1 n’était pas en état d’être interviewé. Les patients pouvaient encore se remémorer leur NDE presque à l’identique . Parmi les patients qui n’avaient pas vécu de NDE, après les deux années de suivi, 20 étaient décédés et 4 d’entre eux ne pouvaient être interviewés (pour des raisons telles que la démence et de longs séjours en hôpital), ce qui laissait 15 patients n’ayant pas vécu de NDE pour participer au 3ème interview. Tous les patients, y compris ceux qui n’avaient pas vécu de NDE, ont subi des changements positifs : ils témoignaient plus d’assurance personnelle, étaient davantage impliqués socialement et se disaient plus religieux qu’avant. Ce que l’on peut dire également, c’est que les personnes qui n’avaient pas vécu de NDE, sont devenues émotionnellement plus affectées, et même chez certains, la crainte de la mort avait diminué davantage comparativement au groupe ayant vécu une NDE, lors du 2e interview, c’est à dire au bout des 2 années de suivi. L’intérêt qu’ils portaient à la spiritualité avait beaucoup diminué. La plupart des personnes qui n’ont pas vécu de NDE ne croyait pas à une vie après la mort après les 2 ou 8 années de suivi. Les personnes qui ont vécu une NDE développaient un processus plus complexe pour faire face à ce qu’ils avaient vécu, ils étaient généralement devenus plus vulnérables émotionnellement, mais aussi souvent plus intuitifs. Souvent on observait, de manière évidente une augmentation de sentiments intuitifs. La plupart des personnes de ce groupe ne montrait aucune peur de la mort et croyait fermement en une autre vie. Les changements positifs étaient plus apparents après 8 années qu’après 2 années de suivi.
4.Discussion :
Nos résultats montrent que les facteurs médicaux ne peuvent pas expliquer l’apparition des NDE ; bien que tous les patients aient été cliniquement morts, la plupart n’ont pas connu de NDE. De plus, la gravité de la crise ne semblait pas lié à l’apparition ou à la profondeur de l’expérience. Si des facteurs purement physiologiques résultant d’une anoxie cérébrale, étaient la cause d’apparition des NDE, alors la plupart de nos patients devraient avoir connu cette expérience. Les médicaments administrés ne semblent pas liés à la fréquence d’apparition des NDE. Il semble probable que les facteurs psychologiques comme la peur ne jouent pas un rôle très important et ne soient pas liés à l’apparition des NDE. La fréquence de 18% de NDE que nous avons enregistré est plus basse que celle rapportée dans les études rétrospectives, ce qui peut être dû au fait que le schéma de notre étude nous préserve d’une auto-sélection des patients. Notre fréquence de NDE est basse malgré la définition large que nous avons donné de l’expérience. Seulement 12% des patients reconnaissent avoir vécu une NDE particulièrement profonde, et ce résultat pourrait être une surestimation. Dans une étude prospective avec le même schéma que la notre, 6% des 63 survivants à un arrêt cardiaque ont témoigné d’une expérience particulièrement profonde, et 5% gardaient en mémoire quelques composantes d’une NDE (score bas de notre étude) ; ainsi, avec notre définition large de l’expérience, 11% de ces patients ont rapporté avoir vécu une NDE. Ainsi, la fréquence admise d’apparition de l’expérience avoisine probablement les 10%, ou 5% si on se base sur le nombre de réanimations plutôt que sur le nombre de patients réanimés. Les patients ayant survécu à plusieurs réanimations cardio-pulmonaires ont significativement plus de chance de vivre une NDE. Nous avons remarqué que la fréquence d’apparition des NDE était plus élevée chez les personnes de moins de 60 ans que chez des personnes plus âgées. Dans d’autres études, la moyenne d’âge au moment de la NDE est inférieure à celle que nous avons estimé (62,2 ans) et la fréquence de l’expérience est plus élevée. Morse a pu voir 85% de NDE chez les enfants, Ring a enregistré 45% de NDE chez des personnes dont la moyenne d’âge est de 37 ans, et Sabom a vu 43 % de NDE chez des personnes âgées de 49 ans en moyenne ; ainsi, l’âge et la fréquence d’apparition de l’expérience semblent être liés. Dans l’étude de Sabom, l’arrêt cardiaque était à l’origine de l’expérience chez la plupart des patients, alors que dans d’autres travaux, cela était le cas pour seulement un faible pourcentage de patients. Nous avons vu que les personnes ayant subi une réanimation en pré-hospitalier et qui avaient connu des NDE plus profondes que les autres patients, avaient tendance à être plus jeunes, comme l’étaient ceux qui ont survécu à un arrêt cardiaque lors d’un infarctus inaugural (NDE les plus fréquentes), ce qui semble indiquer que l’âge est probablement un élément décisif dans la valeur significative à retenir parmi ces différents facteurs. Les personnes plus âgées ont une chance plus faible de retrouver leurs facultés cérébrales après des réanimations difficiles et compliquées, suite à un arrêt cardiaque. Les patients plus jeunes ont plus de chance de survivre à un arrêt cardiaque, et donc de décrire leur expérience. Une bonne mémoire à court terme semble être un élément essentiel dans la remémoration de la NDE. Les patients qui ont présentés des troubles de la mémoire après une réanimation prolongée ne rapportent qu’un petit nombre d’expériences comparativement aux autres patients de notre étude, il semblerait que l’oubli ou le refoulement de telles expériences dans les premiers jours qui suivent la réanimation soit l’élément probable qui surviendrait chez les patients restants, parce qu’aucune relation n’a été mise en évidence entre la fréquence d’apparition des NDE et la date du premier interview. Cependant, après 2 années de suivi, deux patients se sont remémorés avoir vécu une NDE particulièrement profonde et deux autre une NDE se résumant seulement à des émotions positives qu’ils n’avaient pas rapporté aussitôt après leur réanimation, probablement à cause de troubles de la mémoire à ce moment là. Il est remarquable que les personnes puissent se rappeler leur NDE de manière presque à l’identique après 2 et 8 ans. Pour l’instant, des comparaisons valables entre des études rétrospectives (qui ont inclus une certaine sélection des patients, des enregistrements médicaux non fiables et utilisé des critères différents pour l’évaluation de la NDE ) et notre étude prospective sont quasiment impossible à réaliser. Notre recherche de suivi longitudinal portant sur les processus de transformation après NDE confirme les transformations décrites par beaucoup d’autres. Plusieurs de ces enquêtes avaient pris en compte un groupe contrôle pour permettre l’étude des différences dans la transformation, mais dans notre recherche, les patients ont été interviewés 3 fois en 8 ans, avec un groupe de contrôle équivalent. Nos résultats montrent que le processus de changement après NDE tend à prendre plusieurs années pour se "consolider". Vraisemblablement, en plus des processus psychologiques internes potentiels, il existe une raison sans doute liée au comportement négatif de la société vis à vis des NDE, qui conduit les individus à nier ou supprimer leur expérience par crainte de rejet ou de ridicule. C’est ainsi que le conditionnement social peut rendre le vécu des NDE comme traumatisant, alors qu’en elle-même cette expérience n’est nullement psycho-traumatisante. Ce que l’on peut avancer comme résultat est que les effets de l’expérience peuvent être retardés pendant des années et ce n’est que graduellement et avec difficultés que la NDE est acceptée et peu à peu intégrée De plus, les effets de transformation à long terme conséquent d’un arrêt cardiaque qui ne dure que quelques minutes est une découverte non seulement surprenante mais inattendue. L’une des limites de notre étude est que notre groupe d’étude portait exclusivement sur des patients cardiaques hollandais qui étaient généralement plus âgés que les groupes étudiés dans les autres études. Par conséquent la fréquence de NDE que nous avançons pourrait ne pas être représentative de tous les cas, une fréquence plus élevée pourrait être attendue avec des sujets plus jeunes, ou les taux pourraient varier si l’on considérait d’autres populations. De même, les taux de NDE pourraient varier chez les personnes qui survivent à des épisodes de mort imminente provenant d’origine autre que cardiaque, comme la noyade, les accidents mortels de circulation avec traumatisme cérébral, et l’électrocution. Il serait, cependant, impossible dans la plupart de ces cas, de mener des études prospectives. Par manque de preuves pour toute autre théorie sur les NDE, le concept jusqu’ici présumé mais jamais encore prouvé, d’après lequel la conscience et les souvenirs seraient localisés dans le cerveau devrait être reconsidéré. Comment une personne peut-elle expérimenter une conscience claire en dehors de son corps au moment où le cerveau ne fonctionne plus durant une période de mort clinique avec des EEG plats . Au cours d’un arrêt cardiaque, l’EEG devient aussi généralement plat, dans la plupart des cas dans les 10 s qui ont suivi la syncope. De plus, des aveugles de naissance ont décrit de réelles perceptions visuelles lors de sortie hors du corps au moment de cette expérience . Les NDE repoussent les limites des idées médicales admises au sujet de la gamme des relations existant entre la conscience humaine et le rapport de l’esprit et du cerveau humain. Une autre théorie défend l’idée que les NDE pourraient être un état de conscience modifiée (transcendance), dans lequel l’identité, la connaissance et l’émotion fonctionneraient indépendamment du corps inconscient, mais admet la possibilité de perception non-sensorielle. La recherche devrait se concentrer davantage sur l’effort à apporter pour expliquer scientifiquement l’apparition et le contenu des NDE. La recherche devrait se focaliser sur certains éléments spécifiques des NDE, tels que : la sortie hors du corps et autres aspects plus faciles à vérifier. En définitive, on devrait considérer la théorie et le contexte de la transcendance comme étant une part intégrante du cadre explicatif à donner à de telles expériences." 


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 Dr Penfield

La stimulation électrique expérimentale et la localisation... de l'âme !

L'empirisme étant l'apanage des pionniers de la science, le neurologue canadien Wilder Penfield n'hésita pas, dans les années 50, à provoquer quelques " courts-circuits " sous le crâne de volontaires préalablement insensibilisés. Leur cerveau était partiellement mis à nu mais ils demeuraient lucides. Malgré ce dernier trait, nous sommes toujours là dans le cadre d'une forme d'épilepsie, mais cette fois produite artificiellement.
Les précédentes objections faites à l'hypothèse épileptique s'appliquent de même ici, il est donc inutile de les reprendre. Mais l'évocation de cette expérimentation a également un tout autre mobile. En effet, à partir du compte rendu des travaux de ce neurologue, destinés à établir une cartographie du cerveau, Melvin Morse (Cf. Chapitre VII) affirma avoir découvert la localisation anatomique du siège des EMI et en déduisit qu'il s'agissait-là du siège de l'âme... Pas moins ! Si l'enthousiasme manifesté par le docteur Morse est sans doute excessif, une telle déduction, par ses implications inouïes, mérite d'être explorée plus avant.
Morse ne fut pas le premier, bien entendu, à suggérer l'idée d'une localisation cérébrale de l'âme. Cette croyance d'une âme siégeant dans le cerveau revient, c'est bien connu, à Descartes en personne qui refusait de la situer dans le coeur, comme on le pensait alors. Pour lui, l'âme était reliée au corps par la glande pinéale (l'épiphyse), située au sein de la masse cérébrale, en arrière du troisième ventricule. Une localisation un peu différente de celle découverte par Melvin Morse dans un vieux manuel rédigé par Wilder Penfield:était clairement iCette description évoque sans conteste certaines caractéristiques d'une EMI, obtenus cette fois-ci par électro-stimulation d'une zone précise du cortex. Vous pensez peut-être qu'il est inutile d'aller chercher plus loin : " L'expérience de mort imminente est simplement la conséquence d'un phénomène bio-électrique localisé dans le cerveau. Donc rien de mystérieux dans tout cela ! "
Ne nous emballons pas. Les conclusions auxquelles aboutit le docteur Morse ne sont peut-être pas aussi solides qu'il y paraît. Tout d''abord, à l'inverse de ce qui se passe lors d'une EMI, au cours de laquelle le sujet inconscient est évidemment incapable du moindre commentaire, les " cobayes " de Penfield, eux, sont plutôt loquaces. Leur capacité à commenter l'expérience à chaud indique qu'une partie au moins de leur conscience était restée à l'intérieur de leur corps. Pas un seul expérienceur, à ma connaissance, n'a jamais prétendu être en mesure de communiquer avec son entourage au cours de son EMI.
Cette seule divergence interdirait de comparer le vécu des sujets de Penfield, de façon aussi formelle que le fait Morse, à celui du phénomène qui nous occupe. D'autant que Michael Sabom qui est également médecin, cardiologue et réanimateur, lui aussi spécialiste des EMI, ne mentionne pas du tout le même genre de commentaire de la part des volontaires qui servirent de sujets d'expérimentation à Penfield. Les descriptions qu'il y relève sont même assez éloignées de celles que Morse leur attribue. D'après Sabom10, ces volontaires parlaient d'illusions sensorielles, de sentiments de peur, de tristesse, de solitude, d'hallucinations visuelles et auditives (visages humains " horribles et menaçants "), d'une musique ou de voix étranges, de télescopage des idées et de sensations cénesthésiques diverses mais aussi, c'est vrai, de reviviscences d'expériences de la vie passée. Rien de surprenant, puisqu'une stimulation du lobe temporal, on l'a vu précédemment, peut éventuellement faire naître un flot d'images ayant l'apparence d'une revue panoramique de la vie. Mais il ne faut pas se laisser abuser car les sujets de Penfield signalent seulement des reviviscences d'événements de la vie passée ; des épisodes affectivement neutres, sans lien entre eux et sans que ne soit fait mention d'une impression de continuité.
Mais encore, et c'est sans doute le point le plus important, aucune notion de transcendance n'émerge de la lecture des témoignages recueillis par Penfield. Et à bien y regarder ses descriptions correspondent parfaitement aux symptômes d'une crise psychique attribuable à une épilepsie temporale, telle que décrite un peu plus haut. De fait, Penfield ne reproduisait-il pas, dans ses expérimentations, une crise comitiale artificielle ? Et justement au niveau de cette fameuse aire temporale ! C'est d'ailleurs la conclusion à laquelle est parvenu Michael Sabom.
Que penser d'une telle divergence entre deux spécialistes des EMI ? Melvin Morse dit avoir puisé ses informations dans un manuel vieux de quarante ans, découvert en fouillant parmi les oeuvres de Penfield. De son côté, Michael Sabom, qui dans son investigation sur les EMI apparaît comme un chercheur extrêmement méticuleux et prudent, se réfère aux travaux du même Penfield ; des travaux menés à l'Institut neurologique de Montréal dans les années cinquante.
Pour ma part, je reconnais volontiers que le point de vue de Michael Sabom est en parfaite concordance avec mes propres idées, autant qu'avec un diagnostic d'épilepsie temporale qui fait peu de doute. Si ma préférence pour ses conclusions n'a rien d'un argument décisif, je pense néanmoins qu'un dernier élément est susceptible de faire pencher la balance en faveur de Sabom. En effet, le docteur Morse, qui cite abondamment les travaux de Sabom tout au long de son propre ouvrage, omet sur ce point particulier de signaler l'avis, pour le moins divergeant, de son confrère. Cela dit, cette remarque ne porte que sur un point mineur et ne remet pas en cause la contribution de Melvin Morse à l'étude des EMI, plus particulièrement celles vécues par les enfants.
De toute façon, le cas des expérienceurs dont le tracé EEG était nul au moment supposé de leur EMI, de rares témoignages ont été recensés, s'oppose à l'hypothèse avancée par Morse. De leurs lobes cérébraux n'émergeait plus aucune forme d'énergie électrique perceptible par la machine, pas même dans la zone temporale. Si celle-ci représentait le siège de la conscience, et en conséquence des EMI, comme le soutient Morse, ces expérienceurs-là n'auraient manifestement jamais dû vivre ce phénomène.
Dans le cadre d'une information plus générale, j'ajouterai que les indications portant sur la localisation des fonctions cérébrales doivent être nuancées. Dès la naissance, et même avant, chacun d'entre nous est confronté à un environnement éducatif et culturel différent de tout autre. C'est la raison pour laquelle nous sommes tous des individus uniques et non pas des mécaniques standardisées, des clones. La spécificité de chaque situation environnementale est à l'origine de différences notables dans l'appréciation de la valeur dévolue aux stimuli traités par le cerveau humain. En conséquence celui-ci s'auto-organise de la façon la plus efficace, adaptant très tôt sa configuration à la singularité de son " propriétaire ". Autrement dit, pour aller au plus court, la contrepartie anatomo-physiologique du développement et du maintien de la personnalité consiste dans la personnalisation de la configuration de certaines fonctions cérébrales ; au même titre que les empreintes digitales et génétiques, le réseau de connections neuronales d'un individu est unique.
Cela étant, il n'en existe pas moins des aires spécialisées, mais leurs frontières ne sont pas établies de manière stricte et définitive. D'ailleurs, le fait que des patients ayant subi de graves lésions du cerveau soient parvenus à récupérer, à des degrés divers, un fonctionnement cérébral plus ou moins satisfaisant est une démonstration de la grande plasticité de cet organe. Pour ces cas relativement exceptionnels on s'est aperçu que l'aire endommagée restait atone alors qu'une autre prenait progressivement le relais. Ajoutons encore que l'on a mis en évidence, il y a peu, la capacité de certaines cellules nerveuses de se régénérer, ce que l'on croyait impossible jusque là.
Quant au " siège de l'âme ", pour en revenir à notre affaire, il est probable que Penfield, plutôt que d'avoir localisé celui-ci comme le prétend Morse, a tout bonnement mis à jour l'un des points de connexion entre l'interface biologique et la supra-conscience. Cette interface, à la fois récepteur et décodeur, permettrait à l'énergie fondamentale de se manifester dans la matière pour y susciter une forme de conscience. En cas de lésion cérébrale affectant sa zone d'élection, celle qui lui permet habituellement d'établir le contact avec la matière humaine, l'énergie fondamentale stimulerait alors la création d'une nouvelle aire de réception située sur une partie saine du cortex ; mais à la condition que l'étendue et la nature des dégâts ne soient pas incompatibles avec cette restauration.
Au lieu de ces considérations vitalistes, qui me sont personnelles, il est une dernière donnée bien moins hypothétique. En effet, le contexte de la plupart des EMI atteste de paramètres de détresse physique beaucoup plus importants que ceux qui résultent d'une stimulation électrique aussi localisée. Celle-ci n'aboutit qu'à une réponse artificielle, limitée, de laquelle toute idée de transcendance est absente et dont les contenus émotionnels sont banals, voire en opposition avec ceux relevés dans une expérience de mort imminente. De sorte que l'affirmation de Morse, déduite d'une découverte controversée du lieu anatomique d'où émergerait un programme EMI standard, n'est finalement qu'une variante de la vision mécaniste du cerveau-machine. Et l'on sait combien ce genre d'opinion est discutable.
Mais c'est au principal intéressé lui-même que je laisserai le soin d'enfoncer le clou. Sur la fin de sa vie, Penfield, car c'est de lui dont il s'agit, jusque là très mécaniste, avait complètement révisé son opinion sur l'origine cérébrale de ces mystérieux phénomènes de la conscience. Il se demandait même, rejoignant la thèse vitaliste, s'il n'existerait pas à ce niveau une forme d'énergie encore inconnue, non objectivable par notre technologie. "Dans cette hypothèse, disait-il, il n'est pas déraisonnable d'espérer que notre esprit puisse s'éveiller après notre trépas à une autre source d'énergie " -- une source d'énergie à laquelle j'ai donné le nom de " supra-concience ". Nous voici donc bien loin de l'idée d'une conscience prisonnière d'une aire cérébrale localisée dans le lobe temporal droit.


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 Docteur RING

Des statistiques ...

Psychologue américain de l'Université du Connecticut, Ring entreprit de systématiser les recherches en les passant au crible des méthodes statistiques. Avec une équipe de cinq chercheurs, il écuma systématiquement le Connecticut : hôpitaux, cliniques, petites annonces, etc. Après avoir réuni un échantillon de plus de cent personnes ayant frôlé la mort de près, Kenneth Ring et son équipe établirent un classement par données (âge, religion, sexe, modalité de la mort, etc.) et les fiches furent soumises à un ordinateur, les données rassemblées ne sont pas simplement la confirmation des découvertes initiales de Moody, mais qu'elles démontrent la vraisemblance de l'après-vie. Il s'agit là d'une conclusion stupéfiante, qui a irrité de nombreux membres de la communauté médicale. Néanmoins, les recherches prudentes de ces scientifiques chevronnés ont elles aussi suscité des critiques. En effet, il reste des questions à résoudre avant que les conclusions de Ring, Sabom et Moody puissent être considérées comme des preuves de l'existence de l'après-vie. K. Ring conclus ;
(...) Je crois vraiment -- mais pas uniquement d'après mes données ou celles des autres chercheurs sur les expériences d'agonie -- que nous continuons d'avoir une existence consciente après notre mort physique et que l'expérience du substrat (l'expérience de mort imminente -- NDA) représente son commencement, un aperçu de la vie future. Je suis, en fait, convaincu -- à la fois par mes expériences personnelles et par mes études en tant que psychologue -- qu'il est possible de prendre conscience de " réalités différentes " et que frôler la mort représente une voie qui conduit vers un " domaine des fréquences" supérieur, ou réalité supérieure, qui nous sera totalement accessible après ce que nous appelons la mort. Je tiens cependant à préciser qu'il serait excessivement naïf de croire cela sur la base de ce que j'en dis (ou n'importe qui d'autre), et qu'il ne serait pas non plus juste de prétendre que les découvertes présentées dans ce livre puissent en aucune manière prouver cette assertion. (...) La preuve sur ce " sujet " n'est, en tout cas, pas quelque chose que l'on trouvera dans les livres.


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 http://www.paranormal-info.com/L-etude-Anglaise-du-Dr-Sam-Parnia.html
L'etude Anglaise du Dr Sam Parnia, Août 2001
Source : Resuscitation 48 (2001) 149-156
Le Dr S Parnia est diplômé du "gyus and St Thoma’s medical school" de Londres. Il est tout à la fois, spécialiste en médecine interne, en maladies des voies respiratoires et représentant de la recherche clinique. C’est alors qu’il travaillait au sein de l’unité de soins coronaires de l’hôpital général de Southampton qu’il mena avec le Dr P Fenwick la toute première étude relative aux expériences de morts imminentes au Royaume Uni. Ses résultats ont été largement diffusés dans la presse nationale et internationale et publiés en Août 2001 dans le journal médical "Resuscitation" dont nous vous propose le résumé suivant.
"Une analyse qualitative et quantitative sur l’incidence, les caractéristiques et l’étiologie des expériences de mort imminente chez les rescapés d’arrêts cardiaques.
But : mener une étude prospective chez les rescapés d’arrêts cardiaques pour comprendre aussi bien les caractéristiques qualitatives que leur incidence, et aborder ainsi l’étiologie des expériences de mort imminente au sein de ce groupe de patients.
Méthode employée : sur une période de un an, tous les survivants à des arrêts cardiaques ont été interviewés, moins d’une semaine après leur accident, sur les souvenirs de leur période d’inconscience. Les souvenirs rapportés ont été évalués suivant l’échelle de NDE de Greyson. Les rôles supposés des facteurs physiologiques, psychologiques et transcendantaux ont été étudiés. Les paramètres physiologiques tels que le taux d’oxygène ont été tirés des notes médicales. Les convictions religieuses des patients ont été documentées au cours des interviews et des cibles cachées au plafond ont été utilisées pour tester les théories transcendantales sur les éventuelles déclarations de sortie hors du corps. Les personnes rapportant des souvenirs ont été comparé à celles qui n’avaient pas de souvenirs.
Résultat : 11,1% des 63 survivants ont témoigné de souvenirs. La majorité avait des caractéristiques communes avec les NDE. Aucune différence n’est apparue au niveau des paramètres physiologiques mesurés à l’exception de la pression partielle d’oxygène durant l’arrêt cardiaque, qui était plus élevée dans le groupe qui a témoigné de NDE.
Conclusion : Les souvenirs qui suivent la réanimation d’un arrêt cardiaque sont rares (11.1%). La majorité de ceux qui sont rapportés ont des traits communs avec les NDE et sont de caractère plaisant. L’apparition de NDE au cours d’arrêts cardiaques amène des questions sur la relation possible entre l’esprit et le cerveau. Des études plus approfondies et sur une plus large échelle sont nécessaires pour nous permettre de comprendre l’étiologie et la véritable signification des NDE.
1. Introduction :
Dans les années 70, on a rapporté de nombreux cas de personnes qui, ayant frôlé la mort, avaient survécu et décrivaient toutes, de manière similaire, des expériences inhabituelles. Cela a conduit à l’élaboration de nombreuses études rétrospectives. Les sujets décrivaient la vision de tunnel, de lumière, de proches décédés, une perception de séparation du corps, et ils connaissaient apparemment ces expériences, souvent à un moment où ils étaient inconscients. Ces expériences sont lucides et entraînent des modifications dans le mode de vie. Elles sont aujourd’hui communément désignées sous l’appellation " expériences de mort imminente ". Les explications avancées sur ces expériences sont allées de leur assimilation à des hallucinations confuses ou des inventions, jusqu’à la confirmation de l’existence d’une vie après la mort. Plus de 20 ans plus tard, le débat sur les NDE continue encore. La plupart des auteurs acceptent aujourd’hui l’idée que ces expériences se produisent réellement et ne sont pas des inventions. Des quantités de NDE ont été recensées dans beaucoup de cultures différentes et à travers l’histoire, par exemple, elles sont décrites dans la République de Platon, dans une peinture du XVième siècle, chez beaucoup de survivants à des accidents de montagne en Suisse et plus récemment, chez les survivants à un séisme en Chine. Beaucoup de recherches ont été maintenant menées sur ce sujet, y compris sur les NDE d’enfants. Le plus jeune cas de NDE connu dans la littérature est un tout jeune bébé de 6 mois. Il n’est jamais facile de définir à partir des récits, si l’expérience se produit avant, pendant ou durant la récupération de la période d’inconscience. A ce jour, aucune étude prospective n’a été publiée sur l’incidence et le caractère subjectif des expériences en corrélant ces critères avec des mesures physiologiques objectives. Il a alors été décidé de mener une étude prospective pilote pour évaluer la fréquence et les causes possibles des NDE chez les rescapés d’arrêts cardiaques. Les survivants d’arrêts cardiaques ont été utilisés comme modèles parce que l’expérience a été fréquemment rapportée lors d’arrêts cardiaques. Ces patients ont été réanimés par le biais de traitement standard, leur administrant des médicaments et des techniques de réanimation. De plus, l’état mental des rescapés est le modèle le plus proche de ceux qui ont un cerveau en état de mort. Cela est dû au fait que les patients en état d’arrêt cardiaque présentent deux des trois critères attendus pour déclarer la mort de l’individu (pas de fonction cardiaque, pas de mouvement respiratoire spontané) et généralement dans les conditions cliniques d’un arrêt, ils développent les trois critères (pupilles fixes et dilatées) à cause de la perte de l’activité cérébrale.
2. Methode :
Pendant une période d’un an, tous les rescapés d’arrêts cardiaques des unités de soins médicales, des urgences et du service coronaire de l’Hôpital Général de Southampton ont été identifiés et interviewés alors qu’ils étaient encore à l’hôpital. Le comité d’éthique local a approuvé le protocole d’étude. Les critères de prise en compte pour l’étude étaient les suivants : (1) survivant à un arrêt cardiaque de toute unité de soins : médicale, urgence ou coronaire ; (2) patients âgés de plus de 18 ans ; (3) résultat du test mental de 10/10 (basé sur les 10 points du test mental minimal afin d’exclure tout patient potentiellement déséquilibré) ; (4) accord de l’équipe médicale et de l’équipe de soins qui s’occupaient des patients pour mener l’interview ; (5) accord de tous les patients avant l’ interview. On expliquait aux patients que les chercheurs s’intéressaient à ce qui pouvait être découvert de nouveau à travers les souvenirs que gardaient ceux qui étaient tombés dans le coma après un arrêt cardiaque et on leur demandait, à travers une question ouverte, tout souvenir apparaissant de la période d’inconscience. Toutes les expériences rapportées ont été enregistrées et analysées. Aucune question directe ni spécifique n’était posée sur les expériences de mort imminente, de sortie hors du corps ou de ce type. Les expériences ont été évaluées selon l’échelle d’évaluation de NDE de Greyson. L’échelle de Greyson est un questionnaire standardisé en 16 points utilisée pour évaluer les composantes principales des NDE. Un résultat de 7 ou plus étant considéré comme compatible avec une NDE. Ceci a été utilisé pour classer les réponses des patients de la manière suivante : (a) " expérience de mort imminente " : groupe d’étude ; (b) " non-expérience de mort imminente " : groupe de référence. Les origines physiologiques et pharmacologiques possibles de NDE, considérées ici étaient l’hypoxie et l’hypercapnie, les troubles électrolytiques, les drogues administrées et les troubles spécifiques du rythme cardiaque. (Certains rythmes, tels que les asystolies sont associés à un taux mortel plus élevé, et on pourrait s’attendre à trouver une association plus élevée de tels rythmes lors de NDE). Les taux d’oxygène, de dioxyde de carbone, de sodium et potassium obtenus par l’analyse gazeuse du sang artériel et du sang périphérique ont été extraits des notes médicales. L’enregistrement des médicaments administrés aux alentours de la période d’arrêt cardiaque ainsi que toute anormalité du rythme cardiaque durant la période d’arrêt ont également été notés. Les seuls facteurs psychologiques étudiés étaient le passé religieux particulier des patients et s’ils étaient des membres pratiquants de leur religion. Il ne leur était rien demandé sur leur peur de la mort au moment de l’arrêt. On a pu recueillir des récits de patients qui, au cours de leur NDE, rapportent avoir été fixé au plafond et avoir vu les procédés de réanimation utilisés alors qu’ils étaient " inconscients ", éléments qu’ils n’auraient pas pu voir s’ils étaient restés à leur place sur la table. Certaines de ces déclarations ont, plus tard, été vérifiées par l’équipe médicale présente. Dans le but de tester l’éventuelle validité de ces expériences de sortie hors du corps, des tableaux ont été suspendus au plafond de la salle de l’hôpital avant le début de l’étude. Ceux-ci avaient diverses illustrations sur la face visible du plafond. Si les expériences de sortie hors du corps étaient authentiques, on pouvait s’attendre à ce que toutes les personnes qui déclareraient avoir quitté leur corps et s’être trouvé près du plafond durant les tentatives de réanimation soient capables d’identifier ces cibles. Cependant, si de telles perceptions étaient psychologiques, on pouvait alors évidemment s’attendre à ce que ces cibles ne soient pas identifiées.
3. Resultats :
Durant une période d’un an, 63 patients ont survécu et ont été interviewés. Parmi ceux-ci 56 (88,8 %) n’avait aucun souvenir de leur période d’inconscience ; les sept survivants restant (11,1%) avaient des souvenirs. Les souvenirs de ces patients étaient alors évalués selon l’échelle de Greyson. Selon ces critères, quatre patients (6,3%) avaient vécu des NDE. Les trois autres patients (4,8%) ne remplissaient qu’une partie des critères permettant de leur attribuer une NDE. Il est cependant intéressant de noter que les souvenirs de deux (3,2%) parmi les trois précités présentaient certains traits caractéristiques des NDE (y compris des sentiments de paix ou la vision de proches décédés) mais pas suffisamment pour être retenu comme critères de l’échelle de Greyson. Une personne seulement (1,6%) avait gardé des souvenirs mais ceux-ci n’avaient aucun trait commun avec les NDE.
Le groupe des NDE
Les fréquences des différentes caractéristiques dont se souviennent ceux du groupe de NDE ont été classées. L’ensemble des quatre patients du groupe de NDE ont eu la sensation d’un point de non retour. Trois sur quatre ont également eu une vision de lumière brillante, ainsi que des sentiments de paix, de charme et de joie. Deux des quatre ont vu des proches décédés, et disent être entrés dans un nouveau domaine, avoir eu la sensation que ce temps est passé très vite, avoir perdu conscience de leur corps, avoir ressenti l’harmonie, et avoir vu leurs sens s’accroître . Deux des caractéristiques de l’échelle de Greyson : avoir une connaissance approfondie et prendre conscience d’un côté mystique, ont été vécues uniquement par l’un des quatre patients. Aucun des patients n’a vécu le phénomène de sortie du corps (cibles non décrites). Tous les membres du groupe NDE étaient des chrétiens. Cependant, aucun ne s’est décrit comme étant pratiquant et aucun n’avait vu une image relative à la chrétienté au cours de leur NDE. Un des quatre s’est également décrit comme païen. Comme aucun n’a prétendu avoir vécu une expérience de sortie hors du corps durant cette étude, il n’y avait pas de raison de vouloir tester la véracité de l’expérience des cibles. Finalement, nous avons noté qu’aucun de ceux qui avaient vécu une NDE n’avaient trouvé cette expérience traumatisante.
4. Discussion :
Cette étude prospective nous amène à penser que la fréquence des souvenirs suivants un arrêt cardiaque et une réanimation est de 11,1%. Parmi ceux-ci, 6,3% ont eu des souvenirs lucides et un état mental similaire, compatible avec les NDE précédemment décrites avec des résultats de 7 voir plus sur l’échelle des NDE de Greyson. Les caractéristiques étaient différentes de ceux qui ont eu des hallucinations confuses, elles étaient très structurées et avaient un style très narratif, les patients s’en souvenaient facilement et elles étaient claires. 4,8% ont eu des souvenirs qui n’ont pas permis d’atteindre les critères de Greyson (résultat inférieur à 7) et parmi ceux-ci 1,6% avait un souvenir qui ne présentait aucun trait commun avec la NDE, souvenirs apparaissant davantage comme des épisodes de trouble. Dans cette étude, les facteurs physiologiques possibles n’ont pas pu être étudiés de manière adéquate compte tenu du nombre relativement restreint de patients dans le groupe d’étude c’est à dire les sept NDE. Néanmoins, il était intéressant de noter que les patients du groupe d’étude avaient un taux d’oxygène plus élevé que ceux du groupe contrôle. Cela peut être simplement un résultat biaisé dû au petit nombre de patients (résultat non significatif). Il peut également indiquer que les patients qui ont vécu une NDE avaient une meilleure oxygénation durant la phase de réanimation, permettant une meilleure fonction corticale. Si on suppose que les niveaux d’oxygène dans le sang reflètent les niveaux d’oxygène dans le cerveau, les découvertes laissent ici penser que, dans ce modèle d’arrêt cardiaque, l’anoxie cérébrale peut être un facteur important dans l’apparition de ces expériences et peut évidemment en "freiner" leur survenue. Certains patients semblent avoir obtenu des informations qu’ils n’ont pas pu obtenir durant leur période d’inconscience. Dans ce cas, cela suggérerait qu’une partie de la conscience humaine soit capable de se séparer du corps et d’obtenir des informations à distance. Cependant il n’est pas exclu que les informations rapportées aient pu être obtenues par le biais de sources sensorielles tout à fait ordinaires. Dans cette étude, aucune expérience de sortie hors du corps n’a été décrite. Les auteurs ne connaissent aucune étude prospective ayant permis de clarifier ce point. Les données recueillies suggèrent, dans ce cadre d’étude (arrêt cardiaque), que la NDE se produirait durant la période d’inconscience. Ceci est une conclusion surprenante car à ce moment précis le cerveau est hors d’état de fonctionner (patient dans un coma profond), et les structures cérébrales à la base des expériences subjectives et des souvenirs devraient être alors sévèrement affaiblies. Des expériences complexes de l’ordre de celles rapportées au cours de NDE ne devraient pas pouvoir se produire, ni être gardées en mémoire. On pourrait plutôt s’attendre à ce que de tels patients n’aient aucune expérience subjective (comme c’était le cas pour 88,8% des patients de cette étude) ou tout au mieux ne rapporter qu’un état confus si une partie de leurs fonctions cérébrales est malgré tout conservée.
5.Conclusion :
Cette étude montre que les NDE consécutives à un arrêt cardiaque sont relativement rares (11.1% des cas) et qu’elles se produisent probablement durant la phase d’ " inconscience ". Parmi les souvenirs qui apparemment, se produisent durant l’ " inconscience ", la majorité ont des traits communs avec les NDE. L’étude a confirmé le caractère classiquement décrit de la NDE. Pour pouvoir collecter un échantillonnage prospectif adéquat de telle sorte qu’à la fois les aspects psychologiques (y compris les expériences de sortie hors du corps) et physiologiques de l’expérience puissent être étudiés en détails, une enquête sur plusieurs centres médicaux s’avère nécessaire."




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 http://www.outre-vie.com/vieapresvie/ndesceptique.htm
L'étude de Sam Parnia (2001)
Une nouvelle étude menée auprès de patients qui sont passés à un cheveu de la mort contient juste assez d'éléments pour satisfaire ceux qui veulent croire et juste assez d'incertitudes pour convaincre les autres qu'il peut y avoir une autre explication.
Un médecin britannique prétend détenir les preuves qu'en cas de mort clinique, déclarée lorsque le cerveau ne produit plus aucune activité, la conscience fonctionne encore. Sam Parnia, chercheur et médecin à l'hôpital général de Southampton (Grande-Bretagne), tente de le prouver. Il a exposé ses arguments lors d'une conférence qui s'est tenue le 21 juin au California Institute of Technology (USA). Ses conclusions s'appuient sur une étude clinique menée auprès de 69 personnes victimes de crises cardiaques. Il s'agissait de sujets qui, après avoir été déclarés cliniquement morts parce que leur cerveau ne fonctionnait plus, sont revenus à la vie.
Quatre d'entre eux se souviennent notamment d'avoir pensé, raisonné et d'avoir ressenti des sentiments de joie, de paix et d'harmonie. Certains affirment aussi avoir communiqué avec des personnes décédées qu'elles connaissaient. Pour Sam Pernia, "ces résultats tendent à prouver que la conscience peut survivre en cas de mort cérébrale. A ses yeux, ces récits pourraient être la preuve de l'existence d'une "conscience" indépendante des fonctions cervicales.

Ces preuves suggèrent que l'esprit ou la conscience sont sans doute séparés du cerveau et que le cerveau agit comme un intermédiaire qui exprime la pensée plutôt qu'il ne la produit". Lors de sa conférence, le médecin ne s'est pas contenté d'exposer ses résultats. Il a aussi répondu à ses détracteurs.

Dans un article publié par le magazine en ligne Cosmiverse, on apprend notamment que les sujets de l'étude n'ont reçu ni oxygène ni aucune substance susceptible de provoquer ce type d'hallucinations. Sam Parnia a également tenu à préciser que, contrairement à ce que prétendent ses détracteurs, ces souvenirs ne correspondent pas au moment exact où les sujets ont perdu ou retrouvé leurs fonctions cérébrales. "En cas de crise cardiaque, les dommages sur le cerveau sont tellement graves qu'ils bloquent complètement son fonctionnement, explique Sam Pernia dans l'article de Cosmiverse. On doit donc s'attendre à une profonde perte de mémoire avant et après l'accident.". Mais que Sam Parnia demeure prudent: "" II n'est pas exclu que les informations rapportées aient pu être obtenues par le biais de sources sensorielles tout á fait ordinaires ""
L'hypothèse séduit, mais elle est à prendre avec des pincettes. Tout d'abord, elle n'explique pas pourquoi 59 des 63 patients n'ont pas vécu une telle expérience. Ensuite, rien ne garantit que cette "expérience" ne soit pas un souvenir rajouté après coup. "Nous savons, explique le Dr Chris Freeman, psychiatre à l'hôpital rotal d'Edimbourg, que la mémoire est extrêmement faillible. Nous sommes très bons pour savoir que quelque chose s'est produit, mais nous sommes très mauvais pour savoir quand il s'est produit."


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 Susan Blackmore

Pour elle, le cerveau reconstruit une réalité .....

Son voyage astral

Parmi les scientifiques cherchant une explication rationnelle aux expériences extra-corporelles, la psychologue Susan Blackmore occupe une place à part. En effet, c'est à partir de ses propres tentatives de dédoublement qu'elle se forgea une opinion. Au cours d'une séance de relaxation induite (alors qu'elle était alors encore étudiante), Susan Blackmore eut l'impression de flotter au-dessus des bâtiments de son université. Mais par la suite, lorsqu'elle procéda à certaines vérifications, elle s'aperçut que, dans la réalité, les tuiles et les cheminées ne correspondaient pas à celles qu'elle avait cru voir au cours de l'expérience. La psychologue en conclut que son voyage astral, comme toutes les expériences extra-corporelles en général, n'était en fait qu'une construction imaginaire et onirique, mais dotée d'un effet de réalités si saisissant qu'elle parvient à tromper le sujet et à lui faire prendre son rêve pour une expérience authentique.
L'expérience du tunnel et de la lumière
Pour Susan Blackmore, parapsychologue à l'Université West of England, lorsque le cerveau se meurt, il continue à modéliser des environnements, mais en utilisant la mémoire et l'imagination . Le cerveau est constamment en train de construire un modèle de la réalité qui nous entoure à partir de l’ensemble des signaux sensoriels qui lui parviennent.
Elle propose en outre que "l'expérience du tunnel et de la lumière" trouve son origine dans la structure du cortex visuel, la partie du cerveau qui traite les informations visuelles. Pour éviter tous "bruits de fond" au niveau de cette partie du cerveau, certains de ses neurones ont pour rôle d'inhiber l'activité de leurs voisins. En état de mort imminente, le manque d'oxygène produirait une désinhibition (réduction de cette inhibition), ce qui provoquerait une augmentation progressive de l'activité basale des cellules du cortex visuel. Dans la représentation du monde extérieur qui est organisée au niveau du cortex visuel, beaucoup de cellules représentent le centre de notre champ visuel, alors que très peu correspondent à ses bords. Aussi, si le bruit de fond augmente graduellement dans le cortex visuel, un point lumineux devrait tout d'abord être aperçu au centre du champ visuel, puis celui-ci devrait grossir peu à peu pour finalement occuper tout le champ, ce qui serait interprété par le cerveau comme un mouvement à travers un tunnel vers une source lumineuse.
(Blackmore, 1993).
La cause des NDE

Susan Blackmore avance que l'anoxie n'est certainement pas l'unique cause des NDE. Le même phénomène peut résulter d'une sécrétion d'endorphines. Substances proches de la morphine, naturellement sécrétées par le cerveau en période de stress, les endorphines provoquent notamment l'euphorie des coureurs de fond et masquent la douleur immédiate quand, par exemple, nous nous brisons un os dans un accident. Selon cette thèse, lorsque l'on est au seuil de la mort, les endorphines constitueraient une sorte d'oreiller fourni par la Nature pour le "long sommeil".
L'explication fondée sur les endorphines comporte des failles. Si le cerveau cherchait à nous protéger de la douleur, il le ferait avec des images agréables. Or toutes les NDE ne sont pas agréables: certaines de ces expériences sont en effet associées à d'affreuses visions.
Le professeur David Fontana fait également remarquer qu'au cours de nombreuses NDE, les sujets parlent de faits qu'ils ne peuvent pas connaître (notamment des techniques médicales), impossibles à construire à partir de la mémoire ou de l'imagination. " Plusieurs expériences effectuées sur des volontaires viennent cependant étayer et confirmer l'argumentation de Fontana. Lorsqu'ils sont placés dans une pièce faiblement alimentée en oxygène, les facultés physiques et mentales des sujets se trouvent diminuées -y compris la mémoire. Et si certains d'entre eux ont signalé des hallucinations, aucune n'avait la clarté des NDE.



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 http://www.paranormal-info.com/Ultimes-presents-Une-interview-sur.html

Ultimes présents : Une interview sur La conscience accrue à l’approche de la mort

avec Maggie Callanan
Quel est votre parcours professionnel ?
Je suis une infirmière diplômée. Je suis infirmière depuis 33 ans. J’ai d’abord exercé dans des milieux de haute technologie, salles d’urgences, et soins intensifs, ce genre de milieux ; puis j’ai découvert l’hospice. Donc dans la première moitié de ma carrière, je rattrapais les gens qui étaient à deux doigts de la mort, et dans la seconde moitié, je les encourage à y aller.
Comment vous est venue l’idée d’écrire Ultimes Présents ?
Cela a été un accident, réellement. Nous n’avions pas l’intention de le faire, c’est juste arrivé, comme çà. Patricia Kelly, une collègue, et moi-même avons réalisé que nos patients qui étaient perdus faisaient les mêmes remarques. Nous avons commencé à faire des recherches dans cette direction, nous avons parlé avec d’autres infirmières et nous avons découvert qu’elles observaient le même phénomène. Nous avons rassemblé toutes les histoires et constaté des schémas spécifiques. Nous avons alors réalisé que nos patients essayaient tout simplement de nous transmettre des messages importants.
Vous avez créé l’expression "conscience accrue à l’approche de la mort" ?
Nous l’avons appelé "conscience accrue à l’approche de la mort" (NDA) parce que les expériences dont nous parlaient nos patients avaient un parallèle évident avec les expériences de mort imminente (NDE). Malgré tout, c’était très différent. Ces expériences semblent apparaître alors que les personnes mourant lentement de maladie approchent ou frôlent la mort. Ce n’est pas tellement une expérience qui est limitée par un début et par une fin, comme une NDE. Il s’agit d’une conscience élargie sur des choses que nous ne pouvons pas voir. Bien sûr, la profonde différence est que nos patients ne sont pas cliniquement morts, comme la plupart des gens qui vivent une NDE - pas tous mais la plupart ; ils sont capables de parler en même temps que ces expériences se produisent. Vous savez, nous n’y avons pas fait attention parce que nous ne comprenions pas ce qu’ils disaient. Cela semblait confus. En fait, il s’agit d’un langage symbolique. J’ignore encore à ce jour pourquoi les mourants parlent d’une façon symbolique.
Et vous avez établi une relation entre NDA et NDE ?
Nous avons senti qu’il y avait un parallèle. Plus nous explorions cette voie, plus nous pouvions constater que nos patients nous parlaient d’expériences très similaires. Elles n’étaient pas tout à fait identiques mais très similaires. Nous avons voulu lui donner un nom similaire mais différent.
Connaissiez-vous le travail d’Elisabeth Kübbler-Ross, Moody, Ring et tous les autres ?
Oh, oui. Nous étions au courant de leur travail. Vraiment beaucoup.
Connaissiez-vous les travaux de William Barett et D’Osis & Haraldsson quand vous avez commencé à écrire votre livre ?
Nous ne savions rien au sujet du livre de Karlis Osis et Erlendur Haraldsson A l’heure de la Mort. Je suis contente que nous ne l’ayons pas lu avant par ce qu’ils auraient pu dire " C’est ce que nous avons écrit ". Nous n’avons pas été influencées, mais, je pense, nous aurions pu l’être si nous l’avions lu auparavant. Nous étions très nerveuses lorsque nous avons écrit notre livre. Nous pensions que nous aurions beaucoup de critiques de la part des autres docteurs et infirmières. Nous étions conscientes qu’ils avaient des formations scientifiques et qu’il ne s’agissait pas là d’une science " scientifique ". Nous avions peur d’être discréditées ou d’être considérées bizarre ou étranges. En fait, la première chose que nous avons publiée était un article dans le journal des infirmières qui avait la plus large diffusion, journal appelé The Nursing Series (LA REVUES DES INFIRMIÈRES). Très nerveuses, nous leur avons proposé un article et ils l’ont accepté. Il a fait la une du magazine. Nous avons reçu beaucoup, beaucoup de lettres d’infirmières nous disant " Oh ! , Nous avons remarqué les mêmes choses, nous avons fait les mêmes choses, seulement nous ne savions pas comment appeler cela, " etc... . Nous avons découvert que les infirmières n’en parlaient pas parce que cela semblait étrange et qu’elles avaient peur que les gens les trouvent à leur tour étranges. Il s’agit là d’un sujet très conversé et SI vous avez DE LA difficulté à développer des soins palliatifs, vous ne voulez pas commencer quelque chose de controversé. Sinon, vous serez considéré comme quelqu’un de dingue !
D’une certaine manière, c’est ce qui est arrivé à Elisabeth Kübler-Ross lorsqu’elle a commencé à sonder les territoires inconnus de la mort et des mourants. C’était très triste parce qu’en fait beaucoup de très bons travaux ont été discrédités. Ils ont jeté le bébé avec l’eau du bain, d’une certaine façon de parler. Elle a réalisé de très importants travaux mais lorsqu’elle a commencé à explorer ces zones inconnues, les gens ont alors discrédité tout le travail qu’elle a fait. Je pense que les gens sont en quelque sorte inconfortables à ce sujet mais ils ne peuvent nier le fait qu’autant d’infirmières en hospices aient vécu ces expériences. Ils n’en parlent pas parce qu’ils ne savent pas dans quelle catégorie les ranger. De manière très simple, le personnel d’hospice n’a pas à se soucier de s’ouvrir à ces choses parce que les patients les y amèneront de toute façon. Vous avez tout simplement à apprendre comment écouter et ils vous apporteront tout. Tant que vous comprenez que tout ce que dit le patient peut ne pas avoir de sens dans l’immédiat. Nous devons écouter avec des oreilles différentes parce qu’il y a des messages cachés.
Dans votre livre, vous avez identifié six catégories de NDA, pourriez vous brièvement NOUS les décrire ?
Les messages peuvent être classés dans deux catégories principales : dans la première, le patient nous raconte à quoi ressemble l’expérience de la mort. Je ne parle pas ici de la transformation physique. Dans la seconde catégorie, le patient exprime ses demandes sur des choses dont il a besoin pour qu’il puisse aller en paix vers la mort.
1- Préparation pour le voyage ou le changement : Cela correspond en réalité à la " description d’un lieu ".
2- Description d’un lieu : Quand les patients décrivent un lieu que nous ne pouvons pas voir, typiquement, ils le font avec un si grand sens du respect et du merveilleux. Apparemment, il s’agit d’un endroit assez joli. Il est intéressant de noter que cette expérience a un parallèle très clair avec la vie de la personne ; par exemple, un ingénieur de l’environnement parle au sujet d’une jolie scène, d’un décor extérieur ; un peintre va parler d’une ville de lumière à travers la rivière ; un joueur de golf va parler au sujet d’un tournoi fantastique, d’un joli terrain de golf. Parfois, ils parleront de musiques merveilleuses ou de jolies couleurs. Typiquement, les descriptions sont brèves, avec peu de détails.
3- Parler ou être en présence de quelqu’un qui est décédé : Il s’agit typiquement d’un proche décédé précédemment ou un être spirituel. Par exemple, prenez l’histoire en début de ce livre : Laura, une femme qui est en train de mourir, me dit que c’est l’heure, pour elle, d’aller se mettre en ligne. Sa fille, Susan - qui était décédée un an plus tôt d’un cancer du sein - est dans la ligne. Elle était joyeuse à l’idée de cette réunion mais troublée par le fait d’abandonner son mari qui comptait sur elle. Cela était très important pour nous de savoir qu’elle était en paix et qu’elle avait hâte d’aller vers la mort mais elle avait besoin de s’assurer que tout aille bien pour son mari. C’était aussi très important et très réconfortant pour son mari de savoir qu’elle était avec sa fille, qu’elle n’était pas seule et apeurée. Le langage des patients en présence d’être spirituels qui sont présents et qui prennent soin d’eux, dépend de leur orientation religieuse. En d’autres termes, un chrétien pourra parler de Jésus ou du Christ et utilise des termes chrétiens, et ainsi de suite. L’histoire est la même, c’est juste la terminologie qui change. Cela arrive aux athées qui vivent également la même expérience.
4- Connaissance de l’instant précis de la mort : Par exemple, une infirmière peut dire au patient "Je pars en vacances, je serai de retour dans deux semaines", et le patient répondra "Je ne serai plus là". Beaucoup de personnes mourantes semblent savoir quand leur mort arrivera même si on ne le leur a rien dit. Ils le savent souvent mieux que les médecins et les infirmières.
Il y a plusieurs années, il était courant de ne pas dire au patient qu’il allait mourir...
Ceci est encore très vrai au Japon et dans les pays étrangers où cela fait partie de leur croyance. En disant à une personne qu’elle va mourir, ils craignent que cela vole son esprit dont elle a besoin pour se battre contre la maladie. Souvent, ils mentent aux personnes mourantes en leur disant qu’elles vont de mieux en mieux. Alors, sachant que les patients savent quand la mort arrivera, il est important que nous les écoutions. Un autre exemple tiré du livre : un patient dit " Dites à ma femme d’apporter maintenant le gâteau avec les bougies-étincelles dessus ". J’ai demandé à sa femme ce que cela signifiait et elle a commencé à pleurer. Leur anniversaire de mariage était le quatre juillet et ce monsieur avait toujours des bougies-étincelles au lieu de bougies sur son gâteau d’anniversaire. C’était en avril ou quelque chose comme çà. Il a été enterré le quatre juillet. Il savait bien à l’avance qu’ils devaient célébrer leur anniversaire plus tôt. Ce qui est intrigant, c’est qu’il n’y a aucune peur. Ce n’est pas de l’hystérie " Oh ! Mon Dieu, je ne serai plus là ! " ; c’est juste un état de faits, peut être même un sentiment de curiosité ou de perplexité mais les patients ne sont pas effrayés.
5- Choix de l’instant de la mort : Ceci est un autre aspect des capacités des mourants. Nous savons que beaucoup de personnes peuvent choisir l’instant précis de leur mort. Tout le monde peut parler d’une grand-mère qui a attendu l’arrivée de son fils aîné ou d’un grand parent qui a attendu la naissance de son petit-fils. Les mourants sont très attentifs aux dates particulières, ils peuvent choisir d’éviter Noël ou attendre un anniversaire de mariage, ce genre de choses. Les mourants peuvent aussi accélérer leur mort et mourir plus tôt que nous le pensions parce que le moment est bien choisi pour leur famille. C’est souvent fait par souci pour leurs proches. Par exemple, nous avons la situation où la famille est épuisée, ils ne peuvent plus s’occuper de leur père. Alors ils s’arrangent pour le mettre dans un hospice, et alors que l’ambulance est sur le chemin pour venir le chercher, il meurt. Il ne veut tout simplement pas aller à l’hospice. Ce n’est pas une coïncidence, cela s’est produit souvent, très souvent.
6- Besoin de réconciliation : Nous avons compris, en s’occupant des mourants, qu’il y a souvent un désir de fermer la boucle sur des événements de leur vie, comme si des affaires non réglées les retenaient. Il y a la réconciliation personnelle soit avec un parent, peut être une dispute avec un frère ou un problème avec un proche ou un ami. Les personnes mourantes ont souvent besoin de régler ces histoires relationnelles avant qu’elles ne meurent. Puis, il y a la réconciliation spirituelle ; très souvent, dans notre vie, nous nous éloignons des croyances religieuses que nous avions en grandissant. Les gens ont soudain besoin de retrouver ces rites. Ce n’est pas ainsi pour tout le monde mais c’est assez fréquent. Par exemple, un catholique qui a cessé de fréquenter l’église peut avoir envie de voir à nouveau un prêtre. Enfin, il y a la réconciliation morale : par exemple, un couple qui vivait sans être marié peut soudain estimer important de se marier. Les patients communiquent avec nous par le langage mais aussi en nous demandant des choses qui sont importantes pour eux. Nous avons appelé notre livre ULTIMES PRÉSENTS car nous avons réalisé que la mort est un moment privilégié d’échange de cadeaux dans les deux sens. Les patients nous donnent le cadeau de cette très réconfortante et paisible information, nous demandant de les aider à finir ce qu’ils n’ont pas terminé, pour qu’ils puissent continuer leur route. Nous leur offrons notre assistance dans les choses qui ont besoin d’être faites. Les familles sont très émues par ces expériences très fortes.
D’une certaine façon de parler, existe-t-il un schéma commun, dans ces visions ?
En fait, les enfants en parlent plus librement ; ils sont moins préoccupés par le fait que des personnes puissent penser qu’ils sont fous. Les gens plus âgés sont également beaucoup moins ennuyés par ce que pensent les gens. Ce sont ceux d’entre nous, entre les deux, qui ont une vie sociale qui s’inquiètent de ces choses, qui ont tendance à être un peu fermés. Cela touche tous les âges, toutes les orientations religieuses, toutes les maladies. Cela n’a rien à voir avec les médicaments ; si un patient est trop endormi, il ne peut rien vous dire. Nous avons des patients qui ne prennent rien de plus fort que du tylénol et qui vivent le même genre d’expérience que ceux qui sont sous morphine. Donc, ce n’est pas les médicaments. Mais, ici encore, il y a des personnes qui sont très ouvertes et qui partagent leur vie. Ce sont ceux qui ont tendance à nous dire ces choses. Si quelqu’un est très renfermé et très introspectif, il peut ne pas partager son expérience avec vous, mais cela ne veut pas dire qu’il ne vit aucune expérience.
Dans A l’Heure de la Mort, Osis et Haraldsson parlent de la différence entre les visions de lit de mort et les hallucinations. Quelle est votre opinion ?
Je ne suis pas ici pour dire que tout ce que dit un patient confus a une grande signification. C’est souvent très dur, même en faisant très attention, de comprendre exactement ce que la personne est en train de dire. Soixante-dix pour cent des mourants de maladie, à certains moments, sont confus ; cela fait beaucoup de confusions. Cependant, notre point de vue est de toujours écouter avec beaucoup d’attention les mots. Je ne suis pas en train de dire qu’il ne faut pas utiliser de médicaments ou qu’il ne faut faire aucune autre intervention qui pourrait soulager la confusion mais n’arrêtez jamais de porter attention aux mots véritables du patient. Souvent, quelque chose devient claire lorsque la personne est décédée. Ce n’est pas aussi simple que je le décris. J’ai raté cette expérience avec mon propre père, mais c’était pour une raison différente ; je veux dire par-là que c’était du à l’aspect émotionnel, vraiment. Cela ne fait rien, c’est encore un cadeau.
Comment réagissent les familles lorsqu’elles voient un patient parler de ses visions et du fait qu’il soit en paix avec l’idée de sa mort ?
Pour la plupart des familles, c’est plus facile de déclarer quelqu’un confus et d’arrêter d’écouter ce qu’il dit plutôt que de prendre en compte ce qu’il est en train de dire. Souvent, le patient est beaucoup plus réaliste et beaucoup moins négatif que ne l’est la famille. Les familles ont tendance à blâmer très rapidement la médecine. Elles peuvent supporter les changements physiques beaucoup mieux que ce qu’elles perçoivent comme étant des changements dans l’esprit du patient. Si quelqu’un perd son esprit, il devient un étranger pour vous. Alors les familles deviennent très, très bouleversées lorsque les personnes commencent à parler de choses qu’elles ne comprennent pas. Elles ont, très rapidement, tendance à appeler cela confusion ou à dire que c’est à cause des médicaments plutôt que d’écouter ce que la personne est en train de dire. Elles réagissent à la situation plutôt qu’à ce que la personne est en train de dire.
Comment la connaissance des NDAs peut-elle nous préparer à la mort ?
Je pense que cela est réconfortant. Cela peut aider à voir la mort comme un voyage physique. Nos patients nous disent qu’ils ont un sentiment de contrôle ; le sentiment qu’ils ne meurent pas seuls. Ils ont la compagnie de parents décédés ou d’êtres spirituels. Ils savent qu’ils sont en train de mourir. Ils se préparent à ce voyage ; ils voient qu’ils vont aller vers un lieu de très grande beauté. Ils meurent en paix au lieu d’être effrayés. Ce sont les leçons que nous pouvons tirer de la préparation pour faire face à l’anxiété de notre propre agonie. Quand vous avez vu autant de morts que moi, tellement paisibles et douces, cela change certainement votre façon de voir les mourants. Nos patients sont des enseignants. Il vous suffit d’être proches d’eux et de porter attention, apprendre ce que vous pouvez d’eux. Le message le plus important est qu’il y a dans la mort, plus que le " voyage " physique. Nous avons tellement focalisés là-dessus que nous avons négligé des aspects plus puissants de la mort, lesquels sont plus importants pour la personne qui est mourante. Je pense que les personnes mourantes sont en quelque sorte des prophètes ou des guides. Nous pouvons apprendre beaucoup d’eux parce que nous aurons, nous aussi, à y faire face dans le futur.
Qu’est ce qui est d’importance cruciale à savoir lorsque nous accompagnons un mourant ?
Tout d’abord, la plupart des mourants ne nous demandent pas de tout régler pour eux. Ensuite, nous sommes vraiment là pour être témoin du processus plutôt que de l’arrêter. Je ne veux pas dire par là que nous ne devrions pas faire de réanimations cardio-pulmonaires ou avoir des salles d’urgence. Mourir lentement par maladie est un processus naturel. Les patients ne nous demandent pas de stopper ce processus ; ils nous demandent de partager ce voyage. Cela veut dire écouter, regarder et apprendre plutôt que faire. L’équipe médicale ou les soignants ont besoin de se considérer comme des élèves, de réaliser qu’il y a encore tellement à apprendre. Nous devons parfois dés-apprendre ce que nous savons déjà parce que c’est notre façon d’apprendre des choses nouvelles. Nous devons lire, étudier et écouter ce que les gens nous disent.
D’après votre expérience, quels sont les impacts des NDA - que ce soit sur le plan professionnel, psychologique et spirituel - chez le personnel soignant, les infirmières et les docteurs ?
Très profond. Vous pouvez parler avec n’importe qui, qui s’occupe de mourants et ils vous diront que ce n’est pas un travail ; il s’agit d’un chemin spirituel sur lequel ils avancent. Je ne veux pas nécessairement dire religieux, je parle du spirituel. Nous ne pouvez faire autrement que d’être ému par ce travail. C’est un honneur et une bénédiction dans votre vie. Notre récompense est d’être le témoin de cet événement si important dans la vie de quelqu’un. Vous savez, ceux d’entre nous qui travaillent dans un hospice voient beaucoup de parallèles entre la naissance et la mort. Je dis souvent aux gens qui me demandent ce que je fais, que je suis une sage-femme de la fin de vie : j’aide les gens à faire la transition de cette vie vers ce qui arrive après, exactement comme un nouveau-né vient de l’utérus dans ce monde.
Est ce que les études médicales comportent des enseignements sur les NDE et les NDA ?
Malheureusement non. Cela commence à y être inclus mais pas aussi rapidement qu’il serait nécessaire. C’est une partie du travail l’Association International pour l’Etude des Expériences de Mort Imminente (IANDS) essaye de faire. Nous avons créé un comité consultatif professionnel constitué de docteurs, infirmières, travailleurs sociaux, psychologues et psychiatres afin de nous déplacer et discuter dans les écoles médicales, les écoles d’infirmières, les collèges, parce qu’il s’agit là d’une information cruciale. C’est important pour les docteurs d’entendre d’autres docteurs en parler, pour les infirmières d’autres infirmières en parler, parce que, très souvent, les professionnels formés scientifiquement ne croient pas les expérienceurs. Mais vous savez, il y a des docteurs, des infirmières, des travailleurs sociaux qui ont vécu une NDE ! Nous avons des gens très sérieux qui ont vécu ces expériences ou qui du moins en ont été témoins. Un des buts de IANDS est non seulement de fournir des supports aux expérienceurs de NDE mais également de partager cette recherche et cette information. Chaque école élémentaire devrait avoir au moins un intervenant sur le sujet. Cela devrait être inclus dans le curriculum. Nous voulons porter une attention toute particulière sur la promotion de ces informations. Nous avons le matériel nécessaire pour quiconque en fait la demande. Mais c’est difficile. Nous ne cherchons pas à valoriser ou à rendre cela sensationnel. Nous voulons simplement transmettre cette information à d’autres professionnels. Par exemple, toutes les équipes d’ambulanciers devraient être au courant des NDE. Une vaste majorité d’entre elles se produisent sur le lieu de l’accident ou pendant que la personne est transportée dans l’ambulance, en route vers l’hôpital. C’est donc important pour le personnel d’urgence d’avoir cette information. Nous déployons beaucoup d’efforts, mais nous sommes loin de faire les progrès escomptés. De nos jours, le terme "expérience de mort imminente" devient de plus en plus connu. Vous le trouvez même dans des feuilletons télé ou au cinéma. Les gens deviennent plus familiers avec le sujet. Un sondage Gallup* effectué en 1993 indiquait, qu’aux USA, entre 12 et 15 millions de personnes ont vécu une NDE ; cela représente beaucoup de gens. Il est important pour les infirmières et les docteurs de connaître le sujet car ils sont fréquemment ceux qui sont au chevet lorsque la personne se réveille de la NDE. La manière dont ils confirment cette expérience détermine en large partie la manière dont la personne l’intégrera dans sa vie. Alors ils pourront avoir une vie pleine de santé plutôt que de penser qu’ils sont fous parce que des médecins et des infirmières leur ont dit que cela était dû aux médicaments.
Quand vous avez commencé votre carrière d’infirmière, quelle était votre perception de la mort ?
Lorsque j’ai commencé mon travail en hospice, je percevais la mort comme quelque chose d’isolé, D’impuissant et d’effrayant. Bien sûr, ce n’est plus la perception que j’en ai maintenant.
Comment cela a-t-il évolué ?
Seulement en regardant les patients et en écoutant les choses qu’ils nous disent. Vous savez, les patients ne meurent pas seuls. Ils parlent de personnes qui sont avec eux, ils les nomment, ils ont des conversations avec eux. Il s’agit habituellement de quelqu’un qu’ils connaissent, qui est déjà mort ou bien quelquefois d’un être spirituel. Ils en sont réconfortés, presque curieux, mais pas bouleversés. Alors, comme nous écoutions et apprenions ce langage, nous avons été amenés à réaliser que la mort n’était pas ce que nous pensions. Et là encore, beaucoup de parallèles coïncident avec les NDE lorsque vous parlez de la présence d’autres êtres et ce genre de choses.
Est-ce que vous prévoyez qu’un jour nous puissions en connaître davantage sur la mort ?
Je le pense. C’est le travail de ma vie de comprendre davantage sur le sujet. Je sais que je le comprendrai entièrement lorsque je serai morte moi-même. J’espère alors que les conclusions auxquelles j’aurai précédemment abouti seront exactes.
A partir de votre expérience, est-ce que vous considérez la NDA comme une preuve d’une autre vie ?
Je ne veux pas entrer dans cette discussion. J’ai tiré des conclusions très importantes pour moi-même mais elles sont personnelles. Je ne partage pas mes conclusions personnelles parce que mon travail n’est pas de dire aux gens ce que cela signifie mais de leur montrer que cela arrive. Ils peuvent décider eux-mêmes de ce que cela signifie.
On dit : "Nous mourrons comme nous avons vécu".
C’est très vrai. Cela l’est encore plus dans le domaine du comportement. Nous avons souvent constaté que les gens occupés et organisés deviennent encore plus occupés et organisés lorsqu’ils approchent la mort ; les gens heureux deviennent encore plus heureux ; les gens justes deviennent plus justes ; les gens en colère sont encore plus en colère ; et ainsi de suite. La façon dont nous réagissons à la vie est unique pour chacun de nous. Ces mécanismes nous protègent dans la vie. Ils s’intensifieront lorsque nous avons à faire à cette ultime épreuve de la vie qui est la mort. Je dis aux familles : " Supposez que votre père est en train de mourir. Comment réagit-il normalement face à une crise ? Est-ce qu’il reste très calme, est-ce qu’il devient très occupé, très irrité ? Comme il fait face à sa mort, vous verrez que son comportement normal est multiplié par dix ". Cela les aide beaucoup de comprendre cela. Parfois, les familles s’attendent à ce que les gens changent soudainement, qu’une personne très mesquine, très égoïste ou renfermé sur elle-même devienne soudainement très aimante et ouverte et discute toutes ces questions. S’ils ne se comportaient pas de cette manière de leur vivant, ils ne le feront probablement pas au moment de leur mort.
En fait, nous devons changer d’attitude face aux mourants ?
Typiquement, nous avons considéré les mourants comme des victimes tragiques. Je préfère les regarder comme des professeurs éclairés. Ils vivent l’ultime partie de leur vie et le début ce qui suit comme aucune de nous ne peut comprendre. Si nous faisons attention, si nous écoutons et si nous regardons, nous pouvons apprendre des choses qui nous aideront. Mon père disait "Nous allons tous mourir un jour (la véritable traduction est " une personne sur une meurt (ie une allusion aux statistiques) ; pourquoi n’en parle-t-on pas ? Comment pouvons-nous apprendre à ce sujet ? ". Il existe deux groupes desquels nous pouvons apprendre : les expérienceurs de mort imminente et les personnes qui meurent lentement. Ce sont les seuls qui nous emmènent près de la mort comme ils le font.
En parlant de votre père, pouvez-vous nous raconter sa mort ?
Mon père a réellement choisi l’instant de sa mort. Il était très préoccupé à savoir que ma mère ne serait pas seule avec lui lorsqu’il serait mort. Il se faisait du souci de savoir qu’elle aurait à s’occuper de sa mort toute seule. Je suis allée leur rendre visite un week-end et je me suis sentie très troublée. J’ai fait tout le chemin retour pour rentrer dans ma famille mais je ne me sentais pas à mon aise, quelque chose ne collait pas. Même si j’avais des jeunes enfants, je suis repartie. Je resterais la nuit et partirais travailler de leur maison le lendemain matin. Mes parents étaient très surpris de me revoir. Quand je suis allée voir mon père pour la seconde fois, il m’a dit " Je suis si content que tu sois là, maintenant je peux m’allonger ". Vous voyez, il avait été incapable de sortir du lit pendant trois semaines, il est resté allongé. Et je n’ai pas compris le message. Vous n’êtes pas supposé voir la forêt à partir des arbres. Il attendait réellement que je sois là pour que ma mère ne soit pas seule. Il est mort cette nuit-là, en 1981.
Etiez-vous alors au courant de la notion de conscience accrue au moment de la mort ?
A ce moment-là, j’étais occupée à écrire le livre. Bien que Pat et moi faisions le travail de recherches et d’écriture, je n’ai pas compris le message à cause de ma propre implication émotionnelle ; ce qui est bien. Cela a néanmoins marché, j’étais là. Est-ce que vous vous sentiez préparée à cela ? Je ne sais pas s’il existe vraiment une chose telle que d’être préparé à perdre quelqu’un que vous aimez vraiment. Vous pouvez savoir que cela arrive, vous pouvez essayer de vous y préparer mais il n’existe pas de préparation. Il y a des moments où vous l’acceptez davantage que d’autres. Peu importe ce que vous savez au sujet de la mort, cela n’arrête pas votre douleur ni votre chagrin d’avoir perdu quelqu’un.
Qu’est ce qui, selon vous, empêche les gens de parler de la mort ?
La peur est à la base de l’ignorance et l’ignorance est à la base de la peur ; ce qui nous empêche de voir les choses en face. La seule manière de s’occuper de la peur est de s’occuper de l’ignorance, d’apprendre autant que nous pouvons. Plus nous apprenons, moins nous avons peur de la mort.
Les personnes ont en général tendance à ignorer la mort jusqu’au jour où elles sont confrontées à elle ? C’est regrettable parce que nous devrions nous préparer. C’est la chose la plus importante que nous puissions faire. Si vous regardez bien, notre corps commence à mourir dès l’instant où nous sommes nés. La seule chose inévitable de toute notre vie est que nous mourrions. Et c’est la seule chose à laquelle on ne se prépare jamais.
Avez-vouspeur de mourir ?
Je n’ai pas du tout peur de mourir. Lorsque vous travaillez avec des mourants comme je le fais, toute ma conception de la mort a changé. Je n’ai aucune crainte de mourir. Cela serait très inopportun si cela arrivait dans ma vie maintenant, j’ai des choses à faire. Mais je l’envisage d’une façon très positive. J’anticipe avec le plaisir de retrouver les personnes que j’ai aimées et qui sont déjà mortes. J’ai tellement d’amis qui sont de ce côté, comme vous pouvez l’imaginer après 18 années de travail auprès des mourants.
Que feriez-vous s’il vous restait un mois à vivre ?
Et bien, je deviendrais très occupée parce qu’il y a beaucoup de choses dans ma vie qui ne sont pas terminées. Il y aurait beaucoup de choses que j’aurais besoin de faire pour mettre ma vie en ordre, ma maison en ordre, d’une certaine façon de parler. Je m’assurerais que mon héritage serait transmis à mes enfants selon la façon que j’aurais voulue. Ils sont grands maintenant mais ils sont encore des enfants dans mon esprit. Je pense que le dernier chapitre de votre vie peut être le plus créatif. Je me sentirais en état de choc, en colère ; dans une certaine mesure, je ressentirais ce que tout le monde ressent, mais la mort n’est pas une étrangère pour moi.
Une sorte d’amie, dirions nous... ?
Je ne sais pas si on peut aller jusqu’à dire une amie (rire). Je dirais que la mort m’est familière, je suis familiarisée avec la mort.
Comment vous prépareriez vous vous-même à la mort ?
Cela dépend de la maladie dont je serais atteinte. Pour moi, il serait plus important d’être capable de conserver les facultés et d’échanger avec ma famille que de dépenser mon énergie dans les traitements. Quelquefois, lorsque votre temps est compté, quand votre vie va être plus courte que vous ne le pensiez, les gens poussent pour des traitements très agressifs. Alors, à l’instant de la mort, ils regardent en arrière et réalisent alors que tout ce qu’ils ont fait était de se focaliser sur le traitement plutôt que de prendre la maladie avec grâce et se rappeler les moments pleins de joie et de créativité. Je pense qu’au lieu de cela, je prendrais ce temps pour apprécier ma famille et aimer les autres. Pour moi, la qualité de ma vie est plus importante que la " quantité " de ma vie. Nous devenons épuisés dans nos tentatives de rester en vie un jour de plus, quand, en fait, quel est l’intérêt s’il y a une pauvre qualité de vie. J’estime, qu’à ce point de vue, je préfèrerais garder le contrôle plutôt que de voir le traitement prendre le contrôle de moi. Mais c’est difficile à dire, je n’ai jamais vécu cela.
Vous POURRIEZ mourir d’une attaque cardiaque...
Je serais très en colère si c’était le cas ! Je pense que je mérite une maladie durant laquelle je pourrais avoir des avertissements et l’opportunité de réaliser qu’il est temps de ralentir et de mettre ma maison en ordre. J’aimerais une grande finale (rire). Si je meurs D’une attaque cardiaque, je n’aurai pas cela. Je voudrais vivre un ultime chapitre très riche et être emportée d’une crise cardiaque ne m’apportera pas cela. Mais sérieusement, cela vous dit à quel point il est important de vivre sa vie comme s’il s’agissait de votre dernier souffle. Vous n’attendez pas l’épreuve pour dire aux personnes que vous les aimez, que vous les appréciez, que vous êtres fier d’eux. Rendez grâce maintenant pour ce que vous avez parce que rien ne vous est donné. Nous n’avons aucune promesse.
Comment voyez-vous les changements sur la vision de la mort et des mourants depuis que vous avez commencé à travailler dans les hospices, vingt ans auparavant ?
Je pense que nous avons découvert la mort et les mourants très récemment. Cela devient très populaire et c’est en partie bien. Où, d’après moi, cela va-t-il conduire ? Mon souhait, mon vœu, mon rêve est que toute personne devienne plus à son aise avec ce concept. Je voudrais voir les gens arrêter d’être des victimes de la mort. De cette manière, ils ne peuvent pas bien se préparer. La mort peut être telle que nous l’avons choisie. Nous pouvons avoir le sentiment de vivre le dernier chapitre de notre vie de manière aussi créative et sous contrôle que possible. Parce que cela est possible.
Nous préparer à la mort comme nous préparons nos vacances ?
Bien sûr, nous préparons la naissance du bébé, son éducation et ainsi de suite. Nous préparons tout sauf la mort. Et la mort est la seule chose qui est donnée.
Comment voyez vous l’intérêt croissant sur la mort avec des livres tels que le Livre Tibétain de la Vie et de la Mort par Sogyal Rinpoche ou des livres par des expérienceurs ?
J’ai entendu Rinpoche parler. Il est incroyable, merveilleux ; un véritable guide spirituel. Il nous offre un cadeau. L’abondance des livres disponibles sont des outils pour nous aider à contrôler ce processus inévitable. Comme vous pouvez le savoir à partir de votre propre NDE, la raison pour laquelle nous sommes sur cette terre est que nous devons apprendre. Mais que devons-nous apprendre ? Nous sommes ici pour apprendre comment mourir ! En apprenant comment mourir, nous apprenons comment vivre. La plupart des mourants vous diront que nous pouvons apprendre beaucoup plus d’eux sur la vie que sur la mort. Nous arrêtons de nous soucier au sujet de choses stupides qui nous préoccupe. Je n’ai jamais entendu un mourant dire "Je désire passer plus de temps au bureau" ou bieN " Je désire conduire une Mercedes " ou bien encore " J’espère avoir appartenu au meilleur club de country ". Quand vient le moment des dernières heures de la vie, ce n’est pas ce qui compte. Quand vous vous occupez de personnes qui parlent de la pureté de la vie, cela vous aide à rester dans le domaine des choses importantes. Mes enfants savent que je les aime, que je suis fière d’eux. Je n’attends pas l’heure de ma mort pour leur dire de telles choses.
Comment meurent les personnes à l’esprit matériel et superficiel ?
Beaucoup meurent avec le regret d’avoir gaspillé leur temps sur des choses stupides. J’ai entendu des gens dire " Pourquoi n’ai-je pas passé plus de temps avec ma famille ? J’étais tellement occupé à travailler pour gagner de l’argent, pour acheter des choses ; maintenant ces choses n’ont aucune importance pour moi. "
Qu’avez-vous personnellement et professionnellement appris à travailler auprès des mourants ?
Oh ! Je vous dirai ce que j’ai appris personnellement et professionnellement : cela s’appelle DULTIMES PRÉSENTS. Cela m’a pris tout un livre pour le dire ! A moins que vous ne préfériez passer encore six heures au téléphone ! (rires). Ce que j’ai appris.... c’est tellement de choses ! J’ai appris à prendre soin des autres, à aimer les autres. C’est ce qui est important. C’est trop dommage que les gens ne découvrent pas cela avant l’heure de leur mort. J’ai appris que la mort n’a rien à voir avec la peur ; ce n’est pas une chose effrayante. Souvent, la mort n’est pas notre ennemi, la vie l’est ! Il y a des choses pires dans la vie que de mourir. C’est là juste quelques unes des choses que j’ai apprises, mais vous devez lire le livre.
En terminant, pourriez-vous me parler de Shades of Rainbow, ateliers que vous donnez avec Diane Corcoran, présidente de IANDS.
J’ai rencontré Diane Corcoran lors d’une conférence de IANDS. Diane est un colonel de l’armée en retraite et qui, en réalité a fait pression sur les militaires pour inclure les NDE dans leur programme d’enseignement pour les infirmières. Elle avait la responsabilité des toutes les infirmières au cours de la mission " Tempête du désert " en Irak. Aux USA, elle est l’infirmière le plus publiée dans le domaine des expériences de mort imminente et je suis devenue la plus publiée dans le domaine de la conscience accrue au moment de la mort. Elle écrit sur l’expérience des personnes qui ont vécu l’expérience de mort subite et j’écris sur l’expérience des personnes qui meurent lentement. Nous avons réalisé que l’information que nous avions chacune se combinait parfaitement pour rassembler presque tout ce que vous voulez savoir au sujet de la mort et des mourants, que cela se passe lentement ou rapidement. Le titre " Les nuances de l’arc en ciel " de l’arc en ciel " fait référence au fait que la NDE est rapide et intense alors que la NDA est plus lente et plus graduelle. Les patients de Diane sont les couleurs intenses de l’arc en ciel alors que les miens sont les douces nuances pastels. Vous voyez qu’il s’agit là d’une continuité.
Maggie Callanan, je vous remercie beaucoup pour cette interview.
Vous êtes le bienvenu.
* Gallup est une maison de sondage aux Etats-Unis. Suite à un arrêt cardiaque ou il a vécu une NDE, son fondateur, M. George Gallup a décidé de mener un sondage sur le nombre de gens qui auraient vécu une telle expérience. C’est ainsi qu’il a estimé le nombre d’expérienceurs de 8 à 13 millions, aux Etats-Unis seulement.
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Cette interview a eu lieu le 19 janvier 1998.
par Gilles Bédard / Traduction : Régine B.
©1998 Gilles Bédard site web : http://pages.globetrotter.net/inerson / courriel : inerson@sympatico.ca
Reference : Final Gifts : Understanding the Special Awareness, Needs, and Communications of the Dying,by Maggie Callanan & Patricia Kelly, Bantam Books, 1992


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http://www.outre-vie.com/vieapresvie/ndesceptique.htm

" Aller-retour pour l'au-delà "


Article de Peter FENWICK
Extrait du "Courrier de l’UNESCO,
mars 1998"
Peut-on expliquer scientifiquement les expériences de mort imminente? S'agit-il d'une simple hallucination [… ou] l'influence de drogues, de la douleur, du manque d'oxygène, de la maladie? Si certaines expériences de mort imminente sont manifestement déclenchées par des drogues, aucune des autres explications avancées (anoxie, hypercapnie, libération d'endorphine par le cerveau dans un moment de souffrance ou d'angoisse), ne couvre tous les aspects d'une EMI, ni l'ensemble des situations dans lesquelles elles se produisent. Tout au plus peuvent-elles être invoquées dans certains cas particuliers. " D'autant plus que ces expériences contredisent un certain nombre de nos idées sur le fonctionnement du cerveau."
Nombre d'entre elles ont lieu durant les périodes d'inconscience, lorsque le cerveau est théoriquement dans l'incapacité d'élaborer les schémas complexes, mais cohérents, structurant le récit des personnes concernées. De plus, la mémoire ne fonctionne pas lorsque le cerveau est inconscient; aussi, même s'il était capable d'élaborer les schémas en question, le sujet ne devrait pas s'en souvenir. Il devrait donc être impossible d'avoir une EMI quand ces fonctions sont en veilleuse et que le cerveau lui-même est gravement atteint. Et pourtant, c'est arrivé. "

Wilder Penfield, neurologue québécois, qui a fait les premières cartographies cérébrales dans les années '30 et '40, explique que les lobes temporaux sont impliqués dans le phénomène de mort imminente. " Penfield a découvert qu'on pouvait, par simple stimulation de ces lobes, provoquer chez un sujet donné l'impression de quitter son corps, d'être en paix ou de voir des gens. Certaines personnes ont même eu de brefs instants d'hypermnésie [mnésie : mémoire, hyper : beaucoup. Se souvenir de son vécu, par exemple.] L'EMI est une expérience profondément émotionnelle. […] La perception modifiée du temps est un autre phénomène propre aux expériences de mort imminente. Or, la confusion chronologique des événements est aussi imputable à une modification de l'hémisphère droit du cerveau. […] Cette impression n'est pas sans rappeler le sentiment irrationnel de connaître déjà quelqu'un qu'éprouvent parfois les personnes épileptiques dont le lobe temporel droit est le point de départ du processus épileptique. "
Les expériences de mort imminente confirment-elles que la conscience de soi survit à la mort clinique?


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http://perso.orange.fr/adelin/

Les expériences de mort imminente

de Daniel Maurer
Lors d’une chirurgie cérébrale
Le docteur Michael Sabom, un cardiologue-réanimateur américain, pionnier de l’étude des EMI, rapporte un cas que les plus sceptiques auront bien de la peine à réfuter. À ce propos, il est bon de préciser en passant que le docteur Sabom était lui-même particulièrement sceptique quand, en 1976, il avait entrepris d’enquêter sur ces phénomènes.
Dans Light and Death[1] (Lumière et mort), il évoque le témoignage de Pam Reynolds, une patiente qui avait dû subir l’ablation d’un important anévrisme cérébral dans le courant du mois d’août 1991. En raison de son emplacement, dans les profondeurs de la masse du cerveau, il était impossible de le réduire par une intervention classique. Fort heureusement, le docteur Robert Spetzler, un neurochirurgien qui exerce à l’hôpital Saint-Joseph de Phoenix, dans l’Arizona, avait mis au point un protocole qui permettait de l’opérer avec les meilleures chances de succès. Là encore, je dois ajouter que le docteur Spetzler n’est pas spécialement connu pour être un partisan des EMI. C’est à lui, pourtant, que l’on doit la mise en œuvre de cet extraordinaire dispositif qui aboutira à l’un des témoignages d’EMI les mieux documentés à ce jour[2]. Prenez une bonne respiration et accrochez-vous, nous allons passer de l’autre côté de la vie !
Tout d’abord, les assistants du docteur Spetzler avaient utilisé de puissants barbituriques afin de plonger Pam Reynolds dans un coma profond. Simultanément, une équipe s’occupait de faire baisser sa température corporelle autour de 15°5, au-delà des limites théoriques de la vie puisqu’une telle hypothermie interdit tout fonctionnement cardiaque, cérébral et respiratoire. De plus, afin d’éviter les conséquences hémorragiques du geste chirurgical, le sang de la patiente avait été extrait pour la durée de l’intervention. Bon, je récapitule : elle ne respirait plus, son cœur était arrêté, l’électroencéphalogramme affichait un tracé plat et elle était totalement exsangue au sens étymologique du mot. Autrement dit, Pam Reynolds présentait les signes majeurs de la mort biologique, pas seulement ceux d’une mort clinique (ou mort apparente). Il ne restait plus, en quelque sorte, qu’à rédiger le certificat de décès.
Foutaises, pensez-vous ? Morte, elle n’aurait pu revenir témoigner. Vous avez raison, évidemment. À ceci près que personne à ce jour, les spécialistes en conviennent, ne peut affirmer connaître l’instant précis à partir duquel le processus fatal devient irréversible. Nul ne peut tracer avec certitude la frontière qui sépare la vie de la mort. Et en ce qui concerne cette patiente, si elle n’était pas morte vous m’accorderez au moins qu’elle n’était pas davantage en vie !
Pourtant, à ce même moment, alors qu’elle était « quasi morte » dirons-nous, alors que son cerveau ne fonctionnait plus, elle a observé le déroulement de l’intervention chirurgicale depuis un point situé au-dessus de son corps. Un endroit où elle avait d’ailleurs rencontré des parents décédés qui s’étaient montrés particulièrement attentionnés à son égard. Car, conjointement à son épisode autoscopique, Pam avait également vécu une expérience de mort imminente très intense. Elle était passée par un tunnel sombre et tourbillonnant, avec un minuscule point lumineux à l’autre extrémité. Puis la lumière s’était intensifiée : « La lumière était incroyablement lumineuse, comme si j’étais assise au cœur d’une ampoule électrique. C’était si lumineux que j’ai mis mes mains devant la figure… »[4] Ces descriptions n’ont pu être vérifiées, bien entendu, contrairement à la suite du témoignage recueilli par le docteur Sabom. Et cette suite-là vaut son pesant de points d’interrogation. En effet, le récit de la patiente recoupe non seulement les faits mais aussi les propos échangés dans le bloc opératoire, l’intervention ayant été enregistrée :

Quelqu’un a dit quelque chose au sujet de mes veines et artères qui étaient très petites. Je crois que c’était une voix de femme et que c’était le Dr. Murray, mais je n’en suis pas sûre. C’était la cardiologue. Je me souviens d’avoir pensé que j’aurais dû lui en parler.... Je me rappelle de la machine cœur-poumon. Je n’ai pas aimé le respirateur.... Je me rappelle de beaucoup d’outils et d’instruments que je n’ai pas facilement reconnus.[5]

Puis, un vrombissement désagréable avait attiré son attention sur le curieux instrument utilisé par le chirurgien, une fraiseuse (scie à trépaner), dont elle fournit une description détaillée :

Je me souviens avoir vu plusieurs choses dans la salle d’opération quand je regardais vers le bas. J’étais beaucoup plus consciente que je ne l’ai jamais été de toute ma vie... Je m’asseyais métaphoriquement sur l’épaule du Dr. Spetzler. Ce n’était pas comme une vision normale. C’était plus lumineux, plus précis et plus clair que la vision normale...
Cette sorte de scie, dont j’ai détesté le bruit, ressemblait à une brosse à dents électrique, elle avait une bosselure et une cannelure au-dessus, là où la scie semblait entrer dans la poignée… Et la scie avait également des lames interchangeables, mais ces lames étaient dans ce qui ressemblait à une caisse de clé à douilles...[6]

Cette description correspondait dans les moindres détails au matériel utilisé par le docteur Spetzler. Un matériel que la patiente n’avait évidemment jamais vu de sa vie. Sabom lui-même, dont ce n’était pas la spécialité, ne possédait qu’une vague idée de l’aspect de ces instruments spécifiques à la neurochirurgie. Sa curiosité ayant été piquée au vif, il s’était rendu sur place, à l’hôpital Saint-Joseph, pour les examiner… et constater qu’ils étaient effectivement identiques à ceux que Pam lui avait décrits. Mieux encore, ayant obtenu de l’équipe chirurgicale une copie du rapport de l’intervention, il avait pu vérifier que le récit de la malade concordait parfaitement, là encore, avec ce que les divers intervenants y avaient noté. C’était incompréhensible, complètement fou ! Les critères de définition de la mort, tels qu’ils se trouvaient réunis dans ce cas précis, auraient dû interdire toute remémoration. Comment cette jeune femme pouvait-elle se souvenir d’un événement dont on est certain qu’il s’est déroulé au moment même où son cerveau ne fonctionnait plus ? Le cardiologue n’en revenait pas.
Cette fois-ci, nul ne peut se défausser en niant la réalité des faits ou en soulignant une erreur d’interprétation. Car la technique de Robert Spetzler aboutit bel et bien à une mort cérébrale transitoire, ainsi qu’en témoigne le tracé plat de l’EEG. Le vécu de Pam Reynolds ne remonte pas au Moyen Âge et reste facilement vérifiable. Les opérateurs présents ce jour d’août 1991 dans la salle d’opération de l’hôpital Saint-Joseph de Phoenix, et ils étaient nombreux, sont sans doute encore de ce monde pour la plupart. Par ailleurs, Sabom a détaillé cette affaire à plusieurs reprises dans des émissions de télévision et de radio, sans qu’on ne lui ait jamais reproché d’allégations mensongères ni intenté de procès. Aussi je ne cours pas grand risque à mettre quiconque au défi, particulièrement les zététiciens[7], de lui apporter une explication rationnelle dans le cadre scientifique actuel.
Malgré les critères objectifs que recèlent des témoignages comme ceux que l’on vient de lire, la communauté scientifique n’a pas encore compris tout l’intérêt d’une recherche sur le phénomène de décorporation ; ne serait-ce que dans la perspective de mieux comprendre la mécanique cérébrale. Plus difficile encore de lui demander son avis lorsque, comme c’est le cas de nombreuses expériences de mort imminente, cette décorporation se poursuit par un épisode transcendant aux éléments caractéristiques : tunnel, rencontre de proches décédés, fusion avec une lumière d’amour infini, jugement, panorama de la vie, etc. Il n’est donc pas rare que, face au scepticisme ambiant, celui qui a vécu une EMI affiche une certaine retenue à se confier.

Les précédents récits vous ont-ils persuadés de la réalité du phénomène de décorporation ? Il n’est peut-être pas facile de les accepter, certes, mais il n’est pas facile non plus de les nier. Bien sûr, les intégristes du doute estimeront que ce ne sont, après tout, que des témoignages humains. Ils vous diront que leur accorder crédit reviendrait à remettre en cause les fondements de la méthode scientifique, dont l’efficacité a fait ses preuves depuis longtemps. En somme : taisez-vous au nom de la raison d’état… de la science !
Hélas, et justement au nom de l’état de la science, il est nécessaire de mettre un terme à cette hypocrisie qui consiste à rejeter l’évidence sous prétexte qu’elle ne se plie pas aux équations habituelles. Les témoignages sont parfois fragiles, j’en conviens. De plus, les récits de décorporation qui contiennent des éléments objectifs et vérifiables sont plutôt l’exception. Mais tout de même, ce que l’on vient de lire précédemment ne relève pas d’une mystification planétaire ! Et j’aurais encore pu citer le cas de ce patient plongé dans une totale inconscience, admis à l’hôpital en urgence pour y subir une intervention chirurgicale[8]. Peu après son réveil, le voici qui annonce au chirurgien qu’il est passé au travers du mur de l’hôpital, pendant que lui-même l’opérait, et qu’il a aperçu, juste de l’autre côté de ce mur, un garage à vélo et un parc avec de grands arbres. Effectivement, de l’autre côté du mur, il y a bel et bien un garage à vélo et un parc ainsi que décrit. Mais le plus fort, c’est qu’il a indiqué au chirurgien que sous la table d’opération se trouvait une plaque de couleur verte sur laquelle était inscrit en blanc « Manufacture d’armes de Saint Etienne ». Le chirurgien, qui ignorait l’existence de cette inscription, a voulu en avoir le cœur net : la plaque était bien là, vissée sous la table d’opération, et portait très exactement la mention indiquée. Époustouflant !
Vous reprendrez bien une dernière petite anecdote ? Juste pour mettre un terme à cette série de témoignages par un sourire... un peu artificiel à vrai dire. C’est le docteur Jean-Pierre Jourdan, auquel il faut tirer un grand coup de chapeau pour son remarquable travail en faveur de la recherche sur les EMI, qui nous propose cet autre cas[9]. Il l’a relevé dans l’enquête de grande ampleur du cardiologue néerlandais Pim Van Lommel[10]. Un patient entré comateux et cyanosé à l’hôpital avait dû être intubé en urgence avant la procédure de défibrillation. Une infirmière lui avait donc enlevé sa prothèse dentaire pour la placer dans un tiroir du chariot à pansement. Une semaine plus tard le patient la reconnaît alors qu’elle distribue les médicaments. Il l’interpelle en lui réclamant son dentier. Assez surprise, elle lui répond qu’elle ne sait pas où celui-ci se trouve. Le patient lui indique alors qu’elle l’a placé, elle-même, dans le tiroir d’un chariot qui se trouvait près de la table d’opération. Il s’en souvient parfaitement puisqu’il a assisté à sa réanimation… hors de son corps. D’ailleurs, ajoute-t-il, il avait eu très peur que l’équipe cesse ses efforts devant le manque de réaction de son corps. C’est exact, l’infirmière franchement interloquée cette fois-ci se rappelle du découragement du médecin et de son hésitation à poursuivre la réanimation. Peu après, elle revient vers le patient et lui restitue son appareil dentaire. Il se trouvait effectivement à l’endroit indiqué !
[1] Dans un précédent livre (L’autre réalité, l’au-delà, page 50), j’ai déjà cité le nom du docteur Spetzler tant sa technique opératoire bouleverse les critères de définition de la mort.
[3] En France, d’un point de vue légal, le texte de référence (décret N°96-1041 du 2 décembre 1996) stipule néanmoins que le constat de décès ne peut être délivré en présence d’une importante hypothermie et de l’absorption de barbituriques, ce qui est le cas présentement.
[4] Light and Death, page 44. Traduction par Elodie Maurer.
[5] Ibid, page 42.
[6] Ibid, page 41.
[7] La zététique est une discipline élaborée par un professeur de physique, Henri Broch, dans le courant des années 80. Elle se propose d’apporter des réponses rationnelles aux phénomènes paranormaux et de faire la chasse aux mystificateurs qui profitent de la crédulité du public. Mais il est dommage que ce dernier aspect soit devenu au fil du temps l’orientation exclusive de cet axe de recherche somme toute salutaire. Par exemple, s’il est légitime de dénoncer les escrocs qui utilisent l’hypnose à des fins inavouables, cette dénonciation ne fournit aucun éclairage sur le mécanisme de l’hypnose en lui-même.
[8] Témoignage de Jean Morzelle, riche d’éléments dûment vérifiés, cité dans l’annexe 2.
[9] Article du docteur Jean-Pierre Jourdan dans Les cahiers de IANDS-France N°15, décembre 2002, page 7. Le docteur Jourdan, médecin et membre du comité scientifique de IANDS-France, est le concepteur d’une théorie originale, dite de la cinquième dimension, brièvement explicitée dans mon étude initiale, La vie à corps perdu (page 264).
[10] Les résultats de cette enquête, portant sur 344 patients réanimés après un arrêt cardiaque, ont été publiés dans The Lancet du 15 décembre 2001 (Voir également au chapitre II). Relevons que le docteur Van Lommel n’hésite pas à envisager que le cerveau n’est pas l’organe qui « fabrique » la conscience ; il n’est pas le seul scientifique à penser de la sorte.


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http://www.paranormal-info.com/Une-enquete-europeenne-sur-les-NDE.html

Une enquête européenne sur les NDE

Par Chantal Quacchia
Les NDE (expériences vécues aux frontières de la mort) sont recensées dans le monde entier. En France, une association comme IANDS FRANCE a mené depuis 10 ans enquêtes et analyses sur ces expériences énigmatiques. Nous sommes frappés à ONDES par les répercussions d’une telle expérience, non seulement dans la vie du témoin, mais également dans le lien plus ou moins bien cerné qu’elle semble générer avec d’autres expériences inexpliquées. Certaines études en la matière sont très intéressants. Chantal Quacchia nous en donne quelques illustrations :
Il y a plus d’un an, des témoins de NDE, adhérents de l’Association IANDS-FRANCE, se sont rassemblés sur l’initiative d’Eric Raulet en plusieurs groupes aux fins de lancer un débat direct entre eux sur des questions essentielles concernant les NDE. J’ai été la coordinatrice d’un de ces groupes de travail et les synthèses que j’ai pu faire de notre travail sont intéressantes, à plus d’un titre.
La Réalité et la Force de la NDE sont telles, qu’elles amènent à en faire une preuve et la Certitude de ce que l’on a vécu et de ce que l’on y a rencontré en fait une Croyance en une Conscience Universelle, en Dieu, en un " au-delà ", à d’autres dimensions de l’Univers, en l’être humain faisant partie d’un tout, à la survie après la mort du corps physique ...
" Confirmation de ma foi profonde en l’idée que le monde physique est une des multiples dimensions de l’Univers au sens large "* " Conviction d’être inscrit dans un continuum hors-temps ". " Une formidable confirmation et de l’au-delà et de la croyance qui devient certitude " " ... sentiment que nous sommes entourés, guidés, protégés si nous nous mettons en réceptivité " " L’être humain est appelé à s’éveiller à une conscience infiniment plus grande " " Le corps physique est un vêtement qui a un temps et lorsqu’on s’en dépouille, on retrouve sa forme initiale. "
Nous ne revenons pas identiques d’une NDE. Une intégration se fait progressivement, à notre insu presque. " Ma NDE est ancrée en moi et me pousse " " ... j’en suis imprégnée ". De la souffrance, pendant longtemps pour la plupart, due au " ... décalage entre tant de proches et moi" " ... à la perte de tous mes repères antérieurs " " ... à une personnalité à reconstruire ", " Le bouleversement est tel que nous ne savons pas gérer notre nouvelle enveloppe et qu’il est rassurant de se dire que tout est comme avant..." puis avec l’acceptation, viennent la sérénité et la paix intérieure. C’est " ... un cadeau, un repère " " une source de sérénité "..
Et des changements de vie qui peuvent être radicaux ou tout au moins tout à fait perceptibles dans la nouvelle personnalité du témoin, " un détachement du superflu pour aller vers l’essentiel ", témoin qui tend d’une manière quasi-générale vers une plus grande humanité, un désaveu du matérialisme, un besoin d’aider, de donner " le matériel ne compte plus pour moi, seuls comptent l’Amour et l’aide que l’on donne à d’autres " et une recherche spirituelle continuelle jusqu’à la fin de ses jours " ... comme un sentiment d’urgence à aller vers l’essentiel, à ne pas perdre de temps dans ce qui n’est qu’accessoire ". Certains voient leurs convictions religieuses renforcées, d’autres au contraire s’en détachent. Les religions sont souvent ressenties comme une " ... production humaine " servant de " ... béquilles". La majorité des témoins est amenée à une pratique quotidienne toute personnelle. " ... Ne faire grandir en moi que le message central de toute religion ". " J’ai réalisé que je suis un privilégié qui ne peut partager ". " Je vis maintenant avec cette Croyance en l’au-delà et tout ce que cette Croyance implique, toutes ses conséquences, se répercutent à chaque instant de ma vie "
Autre sujet d’importance : le monde médical Le traumatisme psychologique dû à la NDE, qui demande au témoin un effort pour normaliser et verbaliser son expérience, est la toute première cause de l’impossibilité immédiate de raconter cette expérience. Quant à l’attitude du corps médical, elle empêche de raconter. La majorité d’entre nous pense que la société toute entière, et son corps médical en particulier, (sans généraliser bien-entendu), enfermée dans son rationalisme et son matérialisme, ne peuvent et ne veulent pas nous entendre.
La peur d’être pris pour un fou ou, autrement dit, la peur d’une mauvaise interprétation, est ce qui prédomine pour la majorité. " Je n’avais aucune envie de parler de ma NDE car je savais qu’elle allait être ramenée à quelque chose de terrestre, quand pour moi elle n’appartenait pas au terrestre " " Le corps médical français me paraît si fortement sclérosé dans son corpus de savoir, si traditionaliste et si peu enclin à faire évoluer les chemins de sa recherche ! " " Je me suis murée dans un mutisme total de peur de l’incompréhension des gens " "En Occident, nous avons banni la mort de la vie. Alors, dans quel cadre faire rentrer la NDE dans notre société hyper-matérialiste ? " " Parler de ma NDE ; il est déjà tellement difficile de s’arracher à ces états de grande joie, si , en plus, il y a les proches qui enlèvent le peu de lumière qu’on rapporte, alors, je ne vois pas à quoi ça sert d’en parler. Notre expérience se fait noyer dans le glauque de la matière. "
Quant à un modèle de comportement médical idéal, il est impossible à établir, tant c’est la mentalité même du corps médical qu’il faudrait changer. " On est dans le domaine de l’abstrait et la médecine est cartésienne ".
Nous savons tous aussi bien que tout matérialiste convaincu ne voudra même pas entendre nos voix. Et nous ne nous lancerons pas dans un débat inutile. Notre volonté n’est pas de convaincre. Simplement que ceux qui le veulent nous entendent et acceptent l’idée que des millions de personnes de par le monde, de tout âge, culture, religion, ont vécu cette expérience, qu’il faut donc en parler afin qu’un réconfort puisse leur être apporté, et engager des recherches scientifiques sérieuses.
De tels résultats méritent incontestablement que l’on développe l’enquête. Grâce aux recommandations du Père François Brune et de André Gounelle (deux membres de notre Comité d’Honneur et de Parrainage), nous avons pu correspondre avec quelques témoins et chercheurs en Italie, Allemagne, Belgique, Suisse et Angleterre.
UNE ENQUETE EUROPEENNE
Michèle Choquet** , anthropologue, a élaboré une grille d’entretien type destinée à chaque témoin de NDE dans tous les pays. Objectif : établir une enquête à l’échelle européenne, sur les bases d’un questionnaire identique, afin de recueillir un ensemble de données suffisant pour étudier d’éventuelles différences entre les réponses et relever les points communs. La culture propre à chaque pays, son langage, son mode d’éducation, le rôle joué par les médias ont-ils une influence dans les témoignages ? Comment réagissent les témoins anglais par rapport aux témoins italiens à une même question ? Existe-t-il plus de divergences dans les réponses au sein d’un même pays ?
En France, le Dr Rolland (voir le n°2) va soumettre cette grille d’entretien à une dizaine de témoins. Nous ne prétendrons pas apporter des conclusions rapidement. Mais, encore une fois, nous espérons par ce travail, sensibiliser quelques spécialistes de tous pays, et ainsi encourager les témoins à s’exprimer. Incontestablement, un tel questionnaire apportera des données supplémentaires dans l’approche de ces expériences.
DE NOUVELLES INTERROGATIONS
Mais plus encore, les premiers résultats obtenus nous permettront d’aborder certaines interrogations très peu explorées dans notre pays à propos des NDE. Ces autres pays ont-ils recueilli des témoignages de NDE dites " négatives " ? Des témoins ont-ils vécus, avec leur NDE, d’autres expériences inexpliquées ? Comment s’établissent les relations des chercheurs avec les autorités ? Peuvent-elles nous servir d’indication pour notre propre pays ? Etc.
De tels échanges nous ont permis, à ONDES, d’être invités par la chaîne de télévision Arte à participer à son émission Thema sur la mort. Ce sont en effet nos amis belges, et plus précisément Guy Vander Linden de IANDS BELGIQUE, qui a orienté les journalistes vers notre association. Qu’il en soit vivement remercié ici. Le reportage montrait une réunion de ONDES dans laquelle étaient invités quelques témoins de NDE à s’exprimer sur l’impact de leur expérience dans leur vie. Quelques minutes n’ont certainement pas suffi à faire le tour du sujet ! Mais espérons qu’elles ont suffi aux téléspectateurs, notamment concernés professionnellement, à se sensibiliser à la question.
*Les phrases en italique sont extraites de correspondances de témoins de NDE
**Secrétaire générale adjointe de ONDES, anthropologue




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Voyages au-delà de la lumière

par Kenneth Ring, psychologue
Sans conteste, l’un des expérienceurs les plus remarquables qu’il m’ait été donné de rencontrer est mon ami : Mellen Thomas Benedict, qui vit actuellement en Californie où il développe avec beaucoup de succès des technologies basées sur la lumière à effet cicatrisant, dont la connaissance lui provient, en partie, d’informations qui lui ont été donné lors de sa NDE.
Dans la NDE de Mellen, alors qu’il était dans la lumière, il se surprit à se demander qu’elle était la réelle nature de cette lumière et à s’y trouver baigner entièrement en elle. A tel point qu’il nous dit lui-même :
« C’était la plus belle des choses qu’il m’ait été donné de voir... (sa voix tremble), je suis juste entré dans la lumière et... (sa voix hésite) je fus littéralement subjugué... (il est bouleversé en parlant) c’était comme si vous receviez tout l’amour dont vous aviez toujours rêvé. C’est le genre d’amour qui soulage, cicatrise tout, vous régénère. Et plus j’allais avant, et plus je ne pouvais que dire : « je veux savoir, je veux réellement savoir ce qui se passe » et je fus happé par la lumière et à ma grande surprise, à travers elle, poom !
A ce moment là, il me sembla avoir brusquement été propulsé quelque part. Je ne sais pas si j’étais en train de me déplacer quelque part dans l’espace, mais soudain je fus en mesure de voir le monde flotter au loin, ainsi que le système solaire, puis les galaxies et ... (il continua son récit).
En fin de compte, je garde le sentiment d’avoir traversé toutes les choses qui ait existé. J’étais en train de voir tout cela... Les galaxies devenaient de petites étoiles, et les super amas de galaxies, et les mondes sur les mondes, et des royaumes d’énergie ...
C’était tout simplement une vision extraordinaire dans laquelle je me trouvais et c’était comme si je pointais un zoom quelque part mais je pense réellement que c’était uniquement une expansion de ma conscience qui s’effectuait à très grande vitesse. Puis une autre lumière m’apparut directement à la fois très rapidement et avec force de précision, et lorsque cette lumière m’atteignit, c’était comme... (il marque une pause) si je me dissolvais en elle ou quelque chose d’analogue.
C’est à ce moment précis que je compris que je venais de passer le Big Bang. C’était la toute première lumière qui fut et je venais de passer à travers elle.
Voilà ce qui arriva, je traversais cette sorte de membrane et arrivais dans ce que je suppose que les anciens appelaient le Vide. J’étais soudain dans ce vide et j’avais soudain conscience de tout ce qui avait pu être créé. C’était un peu comme si voyais au travers du regard de Dieu lui-même, j’étais devenu le Seigneur. Brusquement, je n’étais plus moi-même, la seule chose que je pouvais dire c’est que je voyais au travers du regard de Dieu, et soudain je comprenais le pourquoi de l’existence de chaque atome, j’étais en mesure de voir absolument toute chose, et je suis resté dans cet espace, je ne pourrais dire combien de temps, et je sus que quelque chose de vraiment profond venait de se produire là " (...)
Mellen n’est pas l’unique personne à avoir rapporté le fait d’être retourné à la Source, et d’avoir éprouvé le sentiment de ne faire qu’un avec Dieu durant une NDE ultime.
Un autre témoin est une femme vivant en Floride du nom de Virginia Rivers. Sa NDE aussi l’a propulsée dans un voyage ressemblant à celui de Mellen, comme vous le verrez lorsque que vous lirez la description de son NDE ultime. Mais là, son récit reprend où la NDE de Mellen s’arrête et nous éclaire au sujet des allusions de Mellen lorsqu’il nous dit :
« Et je sus que quelque chose de vraiment profond venait de se produire là ».
L’histoire de Virginia débute lorsqu’elle se retrouve émergeant à l’extérieur d’un vide noir :
« Immédiatement la noirceur du lieu éclata en une myriade d’étoiles et j’eus l’impression de me trouver au centre même de l’univers avec une vue panoramique complète dans toutes les directions. L’instant d’après je commençais à ressentir comme une poussée qui me lançait de l’avant. Les étoiles semblaient voler derrière moi avec une telle rapidité qu’elles semblaient former comme un tunnel tout autour de moi. J’ai alors commencé à percevoir une certaine conscience, une connaissance. Et plus je me propulsais de l’avant et plus je recevais cette connaissance. Mon esprit ressemblait à une éponge, en train de se gorger et accroissant sa taille à chaque nouvel ajout. Cette connaissance m’était transmise par de simples mots et par blocs entiers d’idées. Il me semblait être en mesure de comprendre toute chose comme si je me trempais dans cette connaissance où y étais absorbée. Je pouvais sentir mon esprit en train de se développer et de se nourrir, et chaque nouvelle bribe d’information, je ne saurai dire pourquoi, semblait m’appartenir. C’est un peu comme si j’avais déjà été en possession de cette connaissance auparavant mais l’avais oublié ou l’avais perdue un peu comme si cette connaissance m’attendait là, prête à être cueillie sur mon passage.
Mon esprit continuait à s’accroître avec la connaissance, à se développer et à s’abreuver davantage comme si chaque nouvelle seconde passée ici m’apportait encore plus à apprendre, plus de réponses à mes questions, plus de sens et de définitions, plus de philosophies et de raisons, d’histoires et de mystères et tant d’autres choses encore, et tout cela se déversant à flots dans mon esprit. Je me rappelle avoir pensé :
« J’ai su tout cela, je sais que j’ai su, mais où tout cela est-il passé ? ».
Je baignais dans une paix totale. Je me sentais capable de rester en ce lieu pour l’éternité avec cette pulsation d’amour et de beauté qui ne cessait de battre dans toute mon âme. Cet amour qui s’écoulait en moi venait de tous les coins de l’univers. J’étais toujours en train de me propulser de l’avant à très grande vitesse. Pourtant j’étais en mesure d’observer tout ce que je dépassais comme si je me tenais tranquille pour les observer. Un tout petit point de lumière, gros comme une tête d’épingle, apparût alors au loin droit devant moi à l’autre extrémité de mon tunnel kaléidoscopique. La lumière s’élargissait de plus en plus, au fur et à mesure que je m’élevais vers elle et m’en rapprochais et ce jusqu’à ce que finalement je parvienne à ma destination. Tout de suite j’ai été prise d’une conscience absolue et totale. Il n’y avait aucune question que je fus alors en mesure de poser et pour laquelle je n’avais pas déjà la réponse. J’examinais alors la présence que je savais être là et je su que c’était Dieu, c’était si simple, pourquoi donc est-ce que je ne savais pas cela ? Je ne pouvais pas réellement voir Dieu comme je peux vous voir, pourtant je savais que c’était Lui. Une lumière, une beauté se dégageait de l’intérieur de son être, et ce infiniment et dans toutes les directions afin de toucher chaque atome constitutif des êtres.
L’harmonie de la coloration, de toute conception et de toute mélodie commençaient ici avec cette lumière. C’était Dieu, son amour, sa lumière, son essence même, la force de la création qui émanaient des fins de toute l’éternité... et qui vous atteint de l’extérieur comme une balise pulsante d’amour pour vous guider jusqu’à la « Maison ». La qualité de ses mots, de sa pensée, de sa voix dans ma tête était absolument sublime, enchanteresse, irrésistible et sans appel, douce et agréable, chargée de plus d’amour qu’il n’est possible d’en décrire.
Se trouver face à cette présence donnait plus d’inspiration, était plus attrayant que n’importe quel autre amour ou n’importe quelle autre harmonie jamais découvertes en cette réalité.
Aucune expérience, aucune approche n’a jamais été pour moi aussi complète ».
Pour conclure, je vous présenterais un troisième expérienceur du nom de Beverly Brodsky qui habite maintenant la Californie. Beverly aussi, s’est retrouvée être en présence de Dieu lors de son NDE ultime, et tout comme Mellen et Virginia, s’est retrouvée être la destinataire de flux incessants d’un savoir transcendantal et d’un amour absolu. Ce qui suit est un extrait de son récit résumant la phase culminante de son expérience :
« Je me rappelle alors avoir voyagé vers le haut sur une très longue distance en direction de la lumière. Je crois que j’allais très vite mais ce royaume que je parcourais semblait, dans sa globalité, situé en dehors du temps. Finalement je parvenais à ma destination, mais je n’étais pas seule. Là, juste devant moi se trouvait ce que j’appellerais la présence vivante de la lumière, et de l’intérieur même de cette lumière je pouvais ressentir comme une intelligence qui se répandait partout, une grande sagesse aussi, de la compassion, de l’amour et la Vérité.
Je ne pouvais déterminer aucune forme physique, aucun sexe en provenance de cet être parfait.
Cette lumière que par la suite j’appellerais : Lui (si l’on tient à garder notre syntaxe habituelle) contenait toute chose, un peu comme la lumière blanche renferme en elle toutes les couleurs de l’arc en ciel lorsqu’elle se diffracte dans un prisme. C’est alors que très profondément en moi, je ressentie une identification : c’était moi, moi personnellement qui me trouvais en face de Dieu. Après un certain temps, je me suis soudain sentie remplie de toute la sagesse de l’être de lumière. Je recevais plus que les simples réponses à mes questions. C’est toute une connaissance qui se déployait en moi, comme si d’un coup d’un seul, toute une infinité de fleurs venaient à éclore en un même instant sous mes yeux . J’étais absolument comblée par le savoir de Dieu, et par le caractère si précieux que constituait son être. Je ne faisais plus qu’Un avec Lui , mais mes découvertes ne faisaient que commencer. A présent je réalisais un extraordinaire périple au travers de l’univers. Instantanément, nous voyagions au centre même des étoiles en train de naître , au travers d’explosions de supernova, et parcourions nombreux autres événements célestes, splendides pour lesquels je ne possède pas de nom. L’impression qu’il me reste à présent de ce voyage est que l’univers semble être tissé à partir d’une seule et même étoffe.
L’espace et le temps ne sont que des illusions que nous avons. Là-haut, tout est présent simultanément. J’étais la passagère d’une sorte de machine à voyager dans l’espace divin, grâce à laquelle le Seigneur m’a montré la plénitude et la beauté de toute sa création.
La dernière chose qu’il m’ait été permis de voir avant que toutes ces visions extérieures ne prennent fin fut un feu magnifique au cœur même d’une étoile splendide. Peut-être était ce le symbole de la révélation que je recevais maintenant. Tout s’efface, excepté un vide richement plein dans lequel tout ceci et moi-même sommes inclus et formons un tout.
C’est là que j’ai vécu mon expérience : ma communion avec l’être de lumière, en une ineffable magnificence. Maintenant je peux dire que je n’ai pas uniquement reçu la Connaissance, mais j’ai également reçu l’Amour. C’était comme si la lumière s’était déversée en moi, tout en me traversant. J’étais l’objet d’adoration de Dieu, et à partir de son amour ( je devrais dire de notre amour) je suis en mesure de dessiner la vie et la joie au-delà de ce qui est imaginable.
Tout mon être est transformé, mes désillusions, mes péchés et sentiments de culpabilité ont été pardonnés et épurés sans que je le demande, et là, je me sentais amour, un être de première importance et la félicité toute à la fois, et en quelque sorte je peux dire que je reste là-bas pour l’éternité. Une telle union ne peut se rompre, cela était, est et le restera pour toujours ».
Ces émouvants voyages menés à travers l’univers et allant jusqu’à la source de toute création - que semblent représenter Dieu et la lumière - de laquelle se dégage un amour absolu et une connaissance totale coulent dans un courant qui semble constituer l’apogée de l’expérience humaine.
Finalement nous retournons d’où nous sommes issus et pouvons nous remémorer que la félicité de l’existence peut toujours être trouvée lorsque nous réalisons que nous ne formons qu’Un avec le Seigneur et que c’est là, notre véritable nature.
Tels sont les éclaircissements que les NDEs ultimes nous apportent. De plus, les personnes qui en reviennent, nous assurent plus encore, à savoir que c’est un voyage que nous ferons tous, et non un voyage réservé uniquement à quelques âmes privilégiées.
Laissons Beverly le résumer pour nous :
« Malgré que vingt ans soient passés depuis mon divin voyage, je ne l’ai jamais oublié et je n’ai non plus aucun doute quant à sa réalité, même si ça paraît ridicule ou que l’on ne me croit pas. Rien de ce changement de vie aussi intense ne pourrait être le produit d’un rêve ou d’une hallucination. Bien au contraire, je considère plutôt le reste de ma vie comme un passage fantaisiste, un bref rêve qui va se terminer lorsque je me réveillerais à nouveau en la présence permanente de ce donneur de vie et de félicité.
Pour tous ceux qui sont dans l’affliction ou la crainte, je vous assure de ceci :
La mort n’existe pas et l’amour perdure toujours.
Et rappelez vous aussi que nous constituons en fait les parties d’un tout parfait et complet.
Un jour, vous qui lisez ceci, nous nous retrouverons ensembles dans la lumière, dans l’amour et la félicité éternelle ».

Le fait que nous publions les réflexions du témoin ne signifie pas que nous en approuvions les termes. Cette publication invite chaque lecteur au débat et à se forger sa propre opinion.
traduction par Régine B.
Source : http://pages.globetrotter.net/inerson/mort


hibou ecrit Cette petite Emma est autiste mais a une voix merveilleuse

Preuves médicales des NDE

Par Pim Van Lommel
Pim Van Lommel est l’auteur d’une importante recherche réalisée aux Pay-Bas sur les Near Death Experience (NDE). Elle a été publiée dans la revue médicale "The Lancet" en 2001. L’article suivant est la traduction française d’une article de Van Lommel dans lequel il revient sur certaines critiques d’un sceptique du nom de Michael Shermer concernant les travaux effectués sur les NDE.
Dans sa colonne "Skeptic" du Scientific American de Mars 2003, Michael Shermer a cité une étude publiée dans "The Lancet", un grand journal de médecine, par Pim van Lommel et ses collègues. Il a affirmé que cette étude "délivrait un coup de poing" à l’idée que l’esprit et le cerveau pouvaient être séparés alors que les chercheurs ont affirmé exactement l’inverse, et ont montré que des expériences de conscience hors du corps se déroulaient lors de périodes de mort clinique avec un électroencéphalogramme plat. Comme Jay Ingram, du "Canadian Discovery Channel" commenta : « L utilisation par Shermer de cette étude pour soutenir son point de vue est erronée. Il aurait pu dire : "Les auteurs pensent que c’est un mystère mais j’ai choisi d’interpréter leurs résultats différemment", mais il ne l’a pas fait. Je trouve cela très décevant » (Toronto Star, 16 mars 2003). Dans l’article qui suit, Pim van Lommel établit l’évidence que Shermer s’est représenté ses recherches de façon erronée.
Une réponse à Shermer : Preuves médicales des NDE
Par Pim van Lommel
On ma récemment montré l’article* "sceptique" de Michael Shermer. D’un journal scientifique tel que le Scientific American, j’ai toujours attendu des articles correctement documentés et scientifiques, et je ne sais à quel point l’article de Shermer a été passé en revue par l’équipe éditoriale avant sa publication. Ma réaction à cet article de Shermer est dûe au fait que je suis le principal auteur de l’étude publiée dans "The Lancet" en décembre 2001 intitulée : "NDE chez les survivants d’arrêts cardiaques ; une étude prospective aux Pays Bas". Ce que Shermer a écrit à propos des conclusions de notre étude et des effets des « stimulations » magnétiques et électriques du cerveau, m’oblige à écrire cet article car que je désapprouve aussi bien ses théories que ses conclusions.
Nous avons réalisé notre étude prospective sur 344 survivants d’arrêts cardiaques pour étudier la fréquence, la cause et le contenu des near-death experience (NDE). Une NDE est le souvenir d’impressions éprouvées lors d’un état modifié de conscience, et qui inclue notamment des éléments spécifiques tels que des expériences de décorporation, des sensations de bien être, la vision d’un tunnel, d’une lumière, de proches décédés ainsi qu’un défilement de sa propre vie. Dans notre étude, 282 patients (82%) n’ont aucun souvenir de leur période d’inconscience, 62 patients (18%) ont cependant rapporté une NDE avec les éléments "classiques" décrits précédemment. Entre les deux groupes, il n’y a pas eu de différences au niveau de la durée de l’arrêt cardiaque, du temps d’inconscience, de l’intubation, de la médication, de la peur de la mort avant l’arrêt cardiaque, du sexe, de la religion, de l’éducation ou des connaissance préalable concernant les NDE. Ces expériences sont plus fréquemment rapportées par des personnes ayant moins de 60 ans, ayant eu plus d’un massage cardiaque externe (CPR) durant leur séjour à l’hôpital, et ayant eu de précédentes NDE. Les patients avec des dommages de mémoire après des CPR avec complications rapportent moins fréquemment des NDE.
Il existe plusieurs théories qui peuvent expliquer la cause et le contenu d’une NDE.
L’explication physiologique :
la NDE serait le résultat d’une anoxie du cerveau qui pourrait avoir été déclenchée par le relâchement d’endomorphines ou le blocage des récepteurs NMDA.
Dans notre étude, tous les patients ont subi un arrêt cardiaque ; ils étaient cliniquement morts et inconscients, suite à un apport sanguin cérébral insuffisant et ceci à cause d’une circulation sanguine ou d’une fonction respiratoire défectueuse. Si dans cette situation, la CPR n’est pas démarrée dans les 5-10 minutes, des dommages irréparables seront occasionnés au niveau du cerveau et le patient mourra. D’après cette théorie, tous les patients de notre étude devraient avoir eu une NDE ; ils étaient tous cliniquement morts suite à une anoxie du cerveau causée par une circulation sanguine insuffisante au niveau du cerveau. En réalité, seulement 18% d’entre eux ont rapporté une NDE.
L’explication psychologique :
Selon cette hypothèse, la NDE serait causée par la peur de la mort. Cependant, dans notre étude, seule un faible pourcentage de patients affirment avoir été effrayés les secondes précédant l’arrêt cardiaque. De plus, l’expérience s’est produite le plus souvent trop soudainement pour qu’ils réalisent ce qui leur arrivait. Cependant, cela n’a pas empêché le fait que 18% des patients aient rapporté une NDE, et cela sans médications différente selon les différents patients.
Nous savons que les patients qui subissent des arrêts cardiaques sont inconscients dans les secondes qui le suive, mais est-il possible de savoir si l’électroencéphalogramme (EEG) est plat pour ces patients ? Comment étudier cette question ?
Un arrêt complet de la circulation cérébrale peut avoir pour origine l’arrêt cardiaque dû à la fibrillation ventriculaire (FV) durant le test de seuil lors d’implantation de défibrillateurs internes. Ce modèle cérébral ischémique complet peut être utilisé pour étudier le résultat de l’anoxie sur le cerveau.
Dans la FV, un arrêt cardiaque complet se produit, avec arrêt complet du flux sanguin cérébral, ce qui a pour résultat une anoxie pan cérébrale aigue. La Vmca (flux sanguin de l’artère cérébrale centrale), qui est un indicateur fiable de la tendance du flux sanguin cérébral, décroît à 0cm/sec immédiatement après l’induction de la FV (2). Dans de nombreuses études réalisées chez l’homme et chez l’animal, la fonction cérébrale a été déterminée comme étant sévèrement compromise lors de l’arrêt cardiaque ; et l’activité électrique au sein du cortex cérébral et des structures profondes du cerveau a été déterminée comme inexistante après un court laps de temps. La surveillance de l’activité électrique du cortex (EEG) a montré des changements ischémiques consistants en une diminution des ondes rapides de hautes amplitudes et un accroissement d’ondes delta lentes. Quelque fois, il y a aussi un accroissement de l’amplitude de l’activité thêta déclinant finalement en iso électricité. Le plus souvent, le ralentissement initial des ondes de l’EEG est le premier signe d’ischémie cérébrale. Les premiers changements ischémiques dans l’EEG sont détectés dans une moyenne de 6.5 secondes après l’arrêt circulatoire. Avec la prolongation de l’ischémie cérébrale on aboutit toujours à l’enregistrement d’un signal iso électrique dans les 10 à 20 secondes à partir du début de l’arrêt cardiaque (3-6).
En cas d’arrêt cardiaque prolongé de plus de 37 secondes, l’activité EEG peut ne pas revenir pendant plusieurs minutes après restauration de l’activité cardiaque, en fonction de la durée de l’arrêt cardiaque, en dépit du maintient d’une pression sanguine adéquate durant la phase de rétablissement. Après défibrillation, la vélocité du flux de l’artère cérébrale centrale revient rapidement dans les 1 à 5 secondes quelque soit la durée de l’arrêt cardiaque. Cependant, le rétablissement de l’EEG prend plus de temps selon la durée de l’arrêt cardiaque. Le rétablissement de l’EEG sous-estime le rétablissement métabolique du cerveau, et la prise d’oxygène du cerveau peut être enfoncée pendant un temps considérable après le recouvrement de la circulation parce que le dépassement initial de reperfusion (hyperoxie) est suivi par une diminution significative du flux cérébral. (7)
L’anoxie entraîne la perte de fonction de notre système cellulaire. Cependant, lors d’anoxies de quelques minutes seulement, cette perte peut être passagère ; dans l’anoxie prolongée, la mort des cellules se produit avec une perte fonctionnelle permanente. Lors d’un évènement embolique, un caillot obstrue la circulation dans une veine du cortex ce qui a pour résultat une anoxie de cette partie du cerveau avec une perte de l’activité électrique. Cela entraîne des séquelles au niveau du cortex du cortex (hémiplégie ou aphasie). Quand le caillot disparaît dans les premières minutes, la perte de la fonction corticale est restaurée. Il s’agit d’une attaque ischémique transitoire (AIT). Cependant, quand le caillot obstrue la veine cérébrale pour des minutes ou des heures, cela entraînera la mort des cellules neuronales avec une perte permanente de fonction de cette partie du cerveau avec une hémiplégie ou une aphasie permanente et le diagnostique d’un accident vasculaire cérébral sera réalisé. Ainsi, l’anoxie transitoire résulte d’une perte transitoire des fonctions.
Lors d’un arrêt cardiaque, l’anoxie globale du cerveau se produit dans les premières secondes. Une restauration de l’activité cardio-pulmonaire adéquate et dans les temps empêche cette perte fonctionnelle du cerveau car les dommages définitifs des cellules du cerveau (résultant en la mort des cellules) ont été prévenus. L’anoxie durable causée par la cessation du flux sanguin au cerveau de plus de 5-10 minutes résulte en un dommage irréversible et une mort étendue des cellules cérébrales. Ceci est appelé mort cérébrale et la plupart des patients en mourront.
Dans un infarctus vif du myocarde, la durée de l’arrêt cardiaque (FV) sur le CCU est habituellement de 60-120 secondes, en salle d’opération de 2-5 minutes et en dehors de l’hôpital, cela peut excéder 5-10 minutes. Lors du seuil de test des défibrillateurs internes et durant les études de stimulation électro-physiologique, la durée de l’arrêt cardiaque excède rarement 30-60 secondes.
De ces études, nous savons que dans notre étude prospective de patients qui ont été cliniquement morts (FV ou sur l’EEG) aucune activité électrique du cortex cérébral (EEG plat) n’a pu être possible, et l’abolition de l’activité des cellules cérébrales comme la perte du corneareflex, pupilles dilatées fixes et la perte du réflexe gag est repéré cliniquement chez ces patients. Cependant, les patients ayant vécu une NDE peuvent rapporter une conscience claire, dans laquelle le fonctionnement cognitif, l’émotion, le sens de l’identité, et les souvenirs de la petite enfance ont été possibles, ainsi que la perception à partir d’une position en-dehors et au-dessus de leur corps "mort". Parce que les expériences de sortie de corps (OBE) sont quelquefois rapportées et vérifiables, comme le cas de « dentures » détaillée dans notre étude, nous savons que la NDE peut survenir durant la période d’inconscience, et non pas dans la première ou la dernière seconde de cette période.
Nous avons donc conclu que les NDE que nous avons étudiées ont été vécues durant une perte fonctionnelle transitoire de toutes les fonctions du cortex et des cellules cérébrales. Il est important de mentionner qu’il existe un rapport bien documenté concernant un patient avec un enregistrement constant de l’EEG durant l’intervention chirurgicale cérébrale pour un aneurysme cérébral gigantesque à la base du cerveau, opéré avec une température corporelle entre 10 et 15 degrés, elle a été mise sur une machine cardio-pulmonaire, avec FV, avec tout le sang drainé de sa tête, avec un EEG plat, avec des périphériques de « clicking » dans les 2 oreilles, avec les paupières fermées, et ce patient a vécu une NDE avec une expérience de sortie de corps, et tous les détails qu’elle a perçu et entendus on pu être vérifiés plus tard. (8)
Il existe aussi une théorie concernant le fait que la conscience pourrait être expérimentée indépendamment de l’état d’éveil normal. Les concepts médicaux dominants affirment que la conscience est le produit du cerveau. Ce concept cependant, n’a jamais été scientifiquement prouvé. Les recherches à propos des NDE nous poussent aux limites de nos concepts médicaux concernant l’étendue de la conscience humaine et la relation entre conscience, souvenirs et cerveau.
Depuis des décennies, des recherches importantes ont été réalisées pour localiser les souvenirs et la mémoire à l’intérieur du cerveau, sans succès. En lien avec l’hypothèse que la conscience et les souvenirs sont stockés à l’intérieur du cerveau, la question qui surgit dès lors est comment une activité immatérielle telle que la concentration ou la pensée peut correspondre à une réaction visible matérielle sous forme d’une activité électrique, magnétique ou chimique mesurable dans une zone du cerveau ? Ceci a été mise en évidence en neurophysiologie à travers l’EEG, le magneto-encephalogramme (MEG) ainsi qu’à travers l’imagerie par résonance magnétique (IRM) et la tomographie par émission de positron (PET-scan) (9-11). En outre, un accroissement du flux sanguin cérébral est observé lors une activité immatérielle telle que la pensée (12). Il est aussi assez mal compris comment il est possible d’expliquer que dans une expérience sensorielle suivie d’une sensation physique, la personne impliquée lors du test affirmait qu’elle était avertie (consciente) de la sensation quelques millièmes de seconde après la stimulation, pendant que le cerveau du sujet montrait que l’adéquation neuronale n’était pas atteinte jusqu’à 500 msec. après la sensation. Cette expérience a conduit à l’hypothèse appelée "delay-and-antedating hypothesis" (hypothèse de retardement et d’antidatation) (13).
La plupart des cellules, et en particulier les neurones, montrent un potentiel électrique à travers les membranes des cellules, formés par la présence d’une pompe métabolique Na/K. Le transport de l’information le long des neurones se produit par la signification des potentiels d’action, différences dans le potentiel de la membrane causé par une dépôlarisation synaptique (excitatoire) et une hyperpôlarisation synaptique (inhibitoire). La somme totale des changements le long des neurones cause des champs électriques transitoires, et donc également des champs magnétiques, le long des dendrites activées synchroniquement. Ce n’est pas le nombre de neurones, la forme précise des dendrites, ni la position précise des synapses, ni la "mise à feu" de neurones individuels qui est crucial, mais les champs électriques et/ou magnétiques passagers le long des dendrites. Ceux-ci devraient être formés autant que possible dans des motifs significatifs brefs, changeant constamment dans des formes et intensités quadri-dimensionnelles (auto-organisation) et interagissant constamment entre tous les neurones. Ce processus peut être considéré comme un phénomène de cohérence biologique quantique.
L’influence de champs magnétiques et électriques externes localisés sur ces changement constants de champs électriques et/ou magnétiques durant un fonctionnement normal du cerveau doit maintenant être mentionnée.
La recherche Neurophysiologique se fait avec l’utilisation de la stimulation magnétique transcraniale (SMT), au cours duquel un champ magnétique localisé (photons) est produit. La SMT peut exciter ou inhiber différentes parties du cerveau, selon la quantité d’énergie donnée, permettant une cartographie fonctionnelle des régions corticales, et la création de lésions fonctionnelles transitoires. Cela permet d’évaluer la fonction dans des régions précises du cerveau sur une échelle d’une milliseconde, et cela permet d’étudier la contribution du réseau cortical aux fonctions cognitives spécifiques. La SMT est un outil de recherche non invasif pour étudier les aspects de la physiologie du cerveau humain ce qui inclut la fonction motrice, la vision, le langage et les désordres pathophysiologiques aussi bien que les désordres d’humeur comme la dépression et peut même être utile pour la thérapie. Dans les études, la SMT peut interférer avec les perceptions visuelles et de mouvement, cela donne une interruption du traitement cortical avec un intervalle de 80-100 millisecondes. L’inhibition intracorticale et la "facilitation" sont obtenus par "paired pulse" impulsions avec la SMT, et reflètent l’activité interneurones dans le cortex. La SMT peut aussi altérer le fonctionnement du cerveau au-delà du temps de stimulation mais ne semble pas avoir d’effet durable. (14)
Interrompre le champ électrique des réseaux neuronaux locaux dans des parties du cortex perturbe le fonctionnement normal du cerveau, à cause de la stimulation électrique localisée du lobe temporal et pariétal pendant l’intervention chirurgicale pour l’épileptie. Le neurochirurgien et prix Nobel W. Penfield affirme que cela peut quelquefois induire des flashes de souvenirs du passé (jamais de revue complète de la vie), expériences de lumières, son ou musique, et rarement une sorte d’expérience de sortie de corps. Ces expériences ne produisent aucune transformation. (15-16). Après de nombreuses années de recherche, il en est finalement arrivé à la conclusion que ce n’est pas possible de localiser les souvenirs (et la mémoire) dans le cerveau. Olaf Blanke a aussi récemment décrit dans la revue Nature une sortie de corps induite par l’inhibition de l’activité corticale causée par une stimulation électrique externe plus intense du gyrus angulaire chez un patient atteint d’une épilepsie. (17)
L’effet d’une stimulation externe magnétique ou électrique dépend de la quantité d’énergie donnée. Il peut ne pas y avoir d’effet clinique ou quelquefois la stimulation est vue quand seulement une petite quantité d’énergie est donnée, par exemple durant la stimulation du cortex moteur. Mais pendant la "stimulation" à une plus haute énergie, une inhibition de fonctions corticales locales se produit par l’extinction des champs électriques et magnétiques résultant en l’inhibition de réseaux neuronaux locaux (communication personnelle de Blanke). Chez le patient décrit par Blanke dans Nature la stimulation donnée à plus haute énergie électrique résulte en l’inhibition des réseaux neuronaux locaux dans le gyrus angularis.
Et quand par exemple le cortex occipital visuel est stimulé par SMT, cela ne résulte pas en une meilleure vue mais cela cause un aveuglement temporaire par l’inhibition de cette partie du cortex. Nous devons conclure que la stimulation artificielle localisée avec de vrais photons (énergie électrique ou magnétique) perturbe et inhibe les champs électriques et magnétiques constamment changeants de notre réseau neuronal, et donc influence et inhibe le fonctionnement normal de notre cerveau.
Pour essayer de comprendre ce concept d’interaction mutuelle entre la conscience "invisible et non mesurable" avec ses énormes quantités d’information, et notre corps matériel visible, il semble sage de le comparer avec la communication mondiale moderne.
Il y a un échange continue d’information par le moyen de champs électromagnétiques (vrai photons) pour la radio, la télévision, le téléphone mobile, l’ordinateur portable. Nous ne somme pas conscients de la quantité innombrable de champs électromagnétiques qui constamment, jour et nuit, existent autour de nous, et, à travers nous, aussi bien qu’à travers des structures telles que les murs et les bâtiments. Nous devenons conscients de ces champs électromagnétiques d’information au moment où nous utilisons notre téléphone portable ou en allumant notre radio, notre télévision ou notre ordinateur portable. Ce que nous recevons n’est pas à l’intérieur de l’instrument, ni dans les composants, mais grâce au récepteur à partir duquel les champs électromagnétiques deviennent observables à nos sens et par conséquent que la perception devient possible à notre conscience. La voix que nous entendons dans notre téléphone n’est pas à l’intérieur du téléphone. Le concert que nous entendons à la radio est transmit à notre radio. Les images et la musique que nous voyons et entendons à la télé sont transmis à notre poste de télévision. Internet ne se trouve pas dans notre ordinateur portable. Nous pouvons recevoir quasiment simultanément ce qui est transmis à la vitesse de la lumière sur une distance d’une centaine de milliers de miles. Et si nous éteignons le poste de télévision, la réception disparaît, mais la transmission continue. L’information transmise reste présente dans les champs électromagnétiques. La connexion a été interrompue mais n’a pas disparue et peut encore être reçue partout en utilisant un autre poste de télévision. Nous ne réalisons pas les milliers d’appels téléphoniques, les centaines de transmissions télé et radio, et Internet, codées en champs électromagnétiques et qui existent autour de nous et à travers nous.
Notre cerveau pourrai-il être comparé à un poste de télévision qui recevrait et transformerait les ondes électromagnétiques en images et en sons, de la même façon que notre caméscope transforme l’image et le son en ondes électromagnétiques ? Cette radiation électromagnétique est l’essence de toute l’information, mais n’est seulement concevable à nos sens que par l’intermédiaire de nos appareils comme le poste de télévision.
Les champs d’information de notre conscience et de notre mémoire, tous deux évalués par nos expériences et par l’entrée par nos organes des sens durant notre vie, sont présents autour de nous comme des champs électriques et/ou magnétiques [photons virtuels ? (18)] et ces champs ne deviennent disponibles à notre conscience d’éveil qu’à travers notre cerveau et les autres cellules de notre corps.
Nous avons donc besoin du fonctionnement cérébrale pour recevoir notre conscience lors de notre état vigile. Et, dès que le fonctionnement du cerveau a été perdu, comme c’est le cas lors de mort clinique ou une mort du cerveau, avec un EEG plat, la mémoire (les souvenirs) et la conscience existent encore mais la capacité de réception est perdue. Des personnes peuvent faire l’expérience de leur conscience en dehors de leur corps, avec la possibilité d’une perception en-dehors et au-dessus de leur corps, avec une identité, et avec une plus haute conscience, une attention, un processus de pensé bien structuré, des souvenirs et des émotions. Ils peuvent également faire l’expérience de leur conscience dans une dimension passé, présente et futur qui existent au même moment, sans temps et espace, et peut être expérimenter dès que leur attention y a été dirigée (défilement de leur vie, et vision de l’avenir) ; ils peuvent même quelquefois entrer en contact avec les "champs de consciences" de leurs proches décédés. Plus tard, ils peuvent avoir l’expérience du retour dans leur corps.
Michael Shermer affirme qu’ en réalité, toute expérience est produite par notre cerveau, et que les phénomènes paranormaux tels que les expériences de sortie de corps ne sont rien de plus que des évènement neuronaux. L’étude de patients ayant vécu des NDE nous a cependant montré clairement que la conscience avec les souvenirs, la cognition, l’émotion, la conscience de soi et la perception extérieure et au-dessus du corps sans vie est vécue durant une période de non fonctionnement du cerveau (anoxie pan-cérébrale transitoire). La perte fonctionnelle focale par l’inhibition de régions corticales locales se produit par "stimulation" de ces régions avec de l’électricité (photons) ou avec des champs magnétiques (photons), résultant quelquefois dans des états de sortie de corps.
Pour citer Michael Shermer : c’est le travail de la science de résoudre des puzzles avec des explications naturelles plutôt que surnaturelles. Mais on doit être conscient des progrès de la science, et étudier la littérature récente, pour savoir ce qui ce passe dans la science actuelle. Selon moi, la science, c’est se poser des questions avec un esprit ouvert, et ne pas être effrayé de reconsidérer des concepts largement acceptés mais non prouvés comme le concept que la conscience et les souvenirs sont un produit du cerveau. Mais nous devons aussi réaliser que nous avons besoin d’un cerveau qui fonctionne pour recevoir notre conscience dans notre conscience d’éveil. Il y a encore beaucoup de mystères à résoudre, mais on n’a pas à parler de paranormal, surnaturel ou pseudo-science pour rechercher des réponses scientifiques sur la relation intrigante entre la conscience, les souvenirs et le cerveau.
* Michael Shermer, ’Demon-Haunted Brain’ Scientific American, page 25, Mars 2003.
Références
- 1 Van Lommel W., Van Wees R., Meyers V., Elfferich I. Near-death experience in survivors of cardiac arrest : a prospective study in the Netherlands. The Lancet 2001 ; 358 : 2039-2045.
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- 18 Romijn, H. Are virtual photons the elementary carriers of consciousness ? Journal of Consciousness Studies, 2002 ; 9 : 61-81.
Publication originale sur le site skepticalinvestigations.org / Traduction par Guy Doyen




hibou ecrit Cette petite Emma est autiste mais a une voix merveilleuse
http://www.paranormal-info.com/Preuves-medicales-des-NDE.html

Preuves médicales des NDE

Par Pim Van Lommel
Pim Van Lommel est l’auteur d’une importante recherche réalisée aux Pay-Bas sur les Near Death Experience (NDE). Elle a été publiée dans la revue médicale "The Lancet" en 2001. L’article suivant est la traduction française d’une article de Van Lommel dans lequel il revient sur certaines critiques d’un sceptique du nom de Michael Shermer concernant les travaux effectués sur les NDE.
Dans sa colonne "Skeptic" du Scientific American de Mars 2003, Michael Shermer a cité une étude publiée dans "The Lancet", un grand journal de médecine, par Pim van Lommel et ses collègues. Il a affirmé que cette étude "délivrait un coup de poing" à l’idée que l’esprit et le cerveau pouvaient être séparés alors que les chercheurs ont affirmé exactement l’inverse, et ont montré que des expériences de conscience hors du corps se déroulaient lors de périodes de mort clinique avec un électroencéphalogramme plat. Comme Jay Ingram, du "Canadian Discovery Channel" commenta : « L utilisation par Shermer de cette étude pour soutenir son point de vue est erronée. Il aurait pu dire : "Les auteurs pensent que c’est un mystère mais j’ai choisi d’interpréter leurs résultats différemment", mais il ne l’a pas fait. Je trouve cela très décevant » (Toronto Star, 16 mars 2003). Dans l’article qui suit, Pim van Lommel établit l’évidence que Shermer s’est représenté ses recherches de façon erronée.
Une réponse à Shermer : Preuves médicales des NDE
Par Pim van Lommel
On ma récemment montré l’article* "sceptique" de Michael Shermer. D’un journal scientifique tel que le Scientific American, j’ai toujours attendu des articles correctement documentés et scientifiques, et je ne sais à quel point l’article de Shermer a été passé en revue par l’équipe éditoriale avant sa publication. Ma réaction à cet article de Shermer est dûe au fait que je suis le principal auteur de l’étude publiée dans "The Lancet" en décembre 2001 intitulée : "NDE chez les survivants d’arrêts cardiaques ; une étude prospective aux Pays Bas". Ce que Shermer a écrit à propos des conclusions de notre étude et des effets des « stimulations » magnétiques et électriques du cerveau, m’oblige à écrire cet article car que je désapprouve aussi bien ses théories que ses conclusions.
Nous avons réalisé notre étude prospective sur 344 survivants d’arrêts cardiaques pour étudier la fréquence, la cause et le contenu des near-death experience (NDE). Une NDE est le souvenir d’impressions éprouvées lors d’un état modifié de conscience, et qui inclue notamment des éléments spécifiques tels que des expériences de décorporation, des sensations de bien être, la vision d’un tunnel, d’une lumière, de proches décédés ainsi qu’un défilement de sa propre vie. Dans notre étude, 282 patients (82%) n’ont aucun souvenir de leur période d’inconscience, 62 patients (18%) ont cependant rapporté une NDE avec les éléments "classiques" décrits précédemment. Entre les deux groupes, il n’y a pas eu de différences au niveau de la durée de l’arrêt cardiaque, du temps d’inconscience, de l’intubation, de la médication, de la peur de la mort avant l’arrêt cardiaque, du sexe, de la religion, de l’éducation ou des connaissance préalable concernant les NDE. Ces expériences sont plus fréquemment rapportées par des personnes ayant moins de 60 ans, ayant eu plus d’un massage cardiaque externe (CPR) durant leur séjour à l’hôpital, et ayant eu de précédentes NDE. Les patients avec des dommages de mémoire après des CPR avec complications rapportent moins fréquemment des NDE.
Il existe plusieurs théories qui peuvent expliquer la cause et le contenu d’une NDE.
L’explication physiologique :
la NDE serait le résultat d’une anoxie du cerveau qui pourrait avoir été déclenchée par le relâchement d’endomorphines ou le blocage des récepteurs NMDA.
Dans notre étude, tous les patients ont subi un arrêt cardiaque ; ils étaient cliniquement morts et inconscients, suite à un apport sanguin cérébral insuffisant et ceci à cause d’une circulation sanguine ou d’une fonction respiratoire défectueuse. Si dans cette situation, la CPR n’est pas démarrée dans les 5-10 minutes, des dommages irréparables seront occasionnés au niveau du cerveau et le patient mourra. D’après cette théorie, tous les patients de notre étude devraient avoir eu une NDE ; ils étaient tous cliniquement morts suite à une anoxie du cerveau causée par une circulation sanguine insuffisante au niveau du cerveau. En réalité, seulement 18% d’entre eux ont rapporté une NDE.
L’explication psychologique :
Selon cette hypothèse, la NDE serait causée par la peur de la mort. Cependant, dans notre étude, seule un faible pourcentage de patients affirment avoir été effrayés les secondes précédant l’arrêt cardiaque. De plus, l’expérience s’est produite le plus souvent trop soudainement pour qu’ils réalisent ce qui leur arrivait. Cependant, cela n’a pas empêché le fait que 18% des patients aient rapporté une NDE, et cela sans médications différente selon les différents patients.
Nous savons que les patients qui subissent des arrêts cardiaques sont inconscients dans les secondes qui le suive, mais est-il possible de savoir si l’électroencéphalogramme (EEG) est plat pour ces patients ? Comment étudier cette question ?
Un arrêt complet de la circulation cérébrale peut avoir pour origine l’arrêt cardiaque dû à la fibrillation ventriculaire (FV) durant le test de seuil lors d’implantation de défibrillateurs internes. Ce modèle cérébral ischémique complet peut être utilisé pour étudier le résultat de l’anoxie sur le cerveau.
Dans la FV, un arrêt cardiaque complet se produit, avec arrêt complet du flux sanguin cérébral, ce qui a pour résultat une anoxie pan cérébrale aigue. La Vmca (flux sanguin de l’artère cérébrale centrale), qui est un indicateur fiable de la tendance du flux sanguin cérébral, décroît à 0cm/sec immédiatement après l’induction de la FV (2). Dans de nombreuses études réalisées chez l’homme et chez l’animal, la fonction cérébrale a été déterminée comme étant sévèrement compromise lors de l’arrêt cardiaque ; et l’activité électrique au sein du cortex cérébral et des structures profondes du cerveau a été déterminée comme inexistante après un court laps de temps. La surveillance de l’activité électrique du cortex (EEG) a montré des changements ischémiques consistants en une diminution des ondes rapides de hautes amplitudes et un accroissement d’ondes delta lentes. Quelque fois, il y a aussi un accroissement de l’amplitude de l’activité thêta déclinant finalement en iso électricité. Le plus souvent, le ralentissement initial des ondes de l’EEG est le premier signe d’ischémie cérébrale. Les premiers changements ischémiques dans l’EEG sont détectés dans une moyenne de 6.5 secondes après l’arrêt circulatoire. Avec la prolongation de l’ischémie cérébrale on aboutit toujours à l’enregistrement d’un signal iso électrique dans les 10 à 20 secondes à partir du début de l’arrêt cardiaque (3-6).
En cas d’arrêt cardiaque prolongé de plus de 37 secondes, l’activité EEG peut ne pas revenir pendant plusieurs minutes après restauration de l’activité cardiaque, en fonction de la durée de l’arrêt cardiaque, en dépit du maintient d’une pression sanguine adéquate durant la phase de rétablissement. Après défibrillation, la vélocité du flux de l’artère cérébrale centrale revient rapidement dans les 1 à 5 secondes quelque soit la durée de l’arrêt cardiaque. Cependant, le rétablissement de l’EEG prend plus de temps selon la durée de l’arrêt cardiaque. Le rétablissement de l’EEG sous-estime le rétablissement métabolique du cerveau, et la prise d’oxygène du cerveau peut être enfoncée pendant un temps considérable après le recouvrement de la circulation parce que le dépassement initial de reperfusion (hyperoxie) est suivi par une diminution significative du flux cérébral. (7)
L’anoxie entraîne la perte de fonction de notre système cellulaire. Cependant, lors d’anoxies de quelques minutes seulement, cette perte peut être passagère ; dans l’anoxie prolongée, la mort des cellules se produit avec une perte fonctionnelle permanente. Lors d’un évènement embolique, un caillot obstrue la circulation dans une veine du cortex ce qui a pour résultat une anoxie de cette partie du cerveau avec une perte de l’activité électrique. Cela entraîne des séquelles au niveau du cortex du cortex (hémiplégie ou aphasie). Quand le caillot disparaît dans les premières minutes, la perte de la fonction corticale est restaurée. Il s’agit d’une attaque ischémique transitoire (AIT). Cependant, quand le caillot obstrue la veine cérébrale pour des minutes ou des heures, cela entraînera la mort des cellules neuronales avec une perte permanente de fonction de cette partie du cerveau avec une hémiplégie ou une aphasie permanente et le diagnostique d’un accident vasculaire cérébral sera réalisé. Ainsi, l’anoxie transitoire résulte d’une perte transitoire des fonctions.
Lors d’un arrêt cardiaque, l’anoxie globale du cerveau se produit dans les premières secondes. Une restauration de l’activité cardio-pulmonaire adéquate et dans les temps empêche cette perte fonctionnelle du cerveau car les dommages définitifs des cellules du cerveau (résultant en la mort des cellules) ont été prévenus. L’anoxie durable causée par la cessation du flux sanguin au cerveau de plus de 5-10 minutes résulte en un dommage irréversible et une mort étendue des cellules cérébrales. Ceci est appelé mort cérébrale et la plupart des patients en mourront.
Dans un infarctus vif du myocarde, la durée de l’arrêt cardiaque (FV) sur le CCU est habituellement de 60-120 secondes, en salle d’opération de 2-5 minutes et en dehors de l’hôpital, cela peut excéder 5-10 minutes. Lors du seuil de test des défibrillateurs internes et durant les études de stimulation électro-physiologique, la durée de l’arrêt cardiaque excède rarement 30-60 secondes.
De ces études, nous savons que dans notre étude prospective de patients qui ont été cliniquement morts (FV ou sur l’EEG) aucune activité électrique du cortex cérébral (EEG plat) n’a pu être possible, et l’abolition de l’activité des cellules cérébrales comme la perte du corneareflex, pupilles dilatées fixes et la perte du réflexe gag est repéré cliniquement chez ces patients. Cependant, les patients ayant vécu une NDE peuvent rapporter une conscience claire, dans laquelle le fonctionnement cognitif, l’émotion, le sens de l’identité, et les souvenirs de la petite enfance ont été possibles, ainsi que la perception à partir d’une position en-dehors et au-dessus de leur corps "mort". Parce que les expériences de sortie de corps (OBE) sont quelquefois rapportées et vérifiables, comme le cas de « dentures » détaillée dans notre étude, nous savons que la NDE peut survenir durant la période d’inconscience, et non pas dans la première ou la dernière seconde de cette période.
Nous avons donc conclu que les NDE que nous avons étudiées ont été vécues durant une perte fonctionnelle transitoire de toutes les fonctions du cortex et des cellules cérébrales. Il est important de mentionner qu’il existe un rapport bien documenté concernant un patient avec un enregistrement constant de l’EEG durant l’intervention chirurgicale cérébrale pour un aneurysme cérébral gigantesque à la base du cerveau, opéré avec une température corporelle entre 10 et 15 degrés, elle a été mise sur une machine cardio-pulmonaire, avec FV, avec tout le sang drainé de sa tête, avec un EEG plat, avec des périphériques de « clicking » dans les 2 oreilles, avec les paupières fermées, et ce patient a vécu une NDE avec une expérience de sortie de corps, et tous les détails qu’elle a perçu et entendus on pu être vérifiés plus tard. (8)
Il existe aussi une théorie concernant le fait que la conscience pourrait être expérimentée indépendamment de l’état d’éveil normal. Les concepts médicaux dominants affirment que la conscience est le produit du cerveau. Ce concept cependant, n’a jamais été scientifiquement prouvé. Les recherches à propos des NDE nous poussent aux limites de nos concepts médicaux concernant l’étendue de la conscience humaine et la relation entre conscience, souvenirs et cerveau.
Depuis des décennies, des recherches importantes ont été réalisées pour localiser les souvenirs et la mémoire à l’intérieur du cerveau, sans succès. En lien avec l’hypothèse que la conscience et les souvenirs sont stockés à l’intérieur du cerveau, la question qui surgit dès lors est comment une activité immatérielle telle que la concentration ou la pensée peut correspondre à une réaction visible matérielle sous forme d’une activité électrique, magnétique ou chimique mesurable dans une zone du cerveau ? Ceci a été mise en évidence en neurophysiologie à travers l’EEG, le magneto-encephalogramme (MEG) ainsi qu’à travers l’imagerie par résonance magnétique (IRM) et la tomographie par émission de positron (PET-scan) (9-11). En outre, un accroissement du flux sanguin cérébral est observé lors une activité immatérielle telle que la pensée (12). Il est aussi assez mal compris comment il est possible d’expliquer que dans une expérience sensorielle suivie d’une sensation physique, la personne impliquée lors du test affirmait qu’elle était avertie (consciente) de la sensation quelques millièmes de seconde après la stimulation, pendant que le cerveau du sujet montrait que l’adéquation neuronale n’était pas atteinte jusqu’à 500 msec. après la sensation. Cette expérience a conduit à l’hypothèse appelée "delay-and-antedating hypothesis" (hypothèse de retardement et d’antidatation) (13).
La plupart des cellules, et en particulier les neurones, montrent un potentiel électrique à travers les membranes des cellules, formés par la présence d’une pompe métabolique Na/K. Le transport de l’information le long des neurones se produit par la signification des potentiels d’action, différences dans le potentiel de la membrane causé par une dépôlarisation synaptique (excitatoire) et une hyperpôlarisation synaptique (inhibitoire). La somme totale des changements le long des neurones cause des champs électriques transitoires, et donc également des champs magnétiques, le long des dendrites activées synchroniquement. Ce n’est pas le nombre de neurones, la forme précise des dendrites, ni la position précise des synapses, ni la "mise à feu" de neurones individuels qui est crucial, mais les champs électriques et/ou magnétiques passagers le long des dendrites. Ceux-ci devraient être formés autant que possible dans des motifs significatifs brefs, changeant constamment dans des formes et intensités quadri-dimensionnelles (auto-organisation) et interagissant constamment entre tous les neurones. Ce processus peut être considéré comme un phénomène de cohérence biologique quantique.
L’influence de champs magnétiques et électriques externes localisés sur ces changement constants de champs électriques et/ou magnétiques durant un fonctionnement normal du cerveau doit maintenant être mentionnée.
La recherche Neurophysiologique se fait avec l’utilisation de la stimulation magnétique transcraniale (SMT), au cours duquel un champ magnétique localisé (photons) est produit. La SMT peut exciter ou inhiber différentes parties du cerveau, selon la quantité d’énergie donnée, permettant une cartographie fonctionnelle des régions corticales, et la création de lésions fonctionnelles transitoires. Cela permet d’évaluer la fonction dans des régions précises du cerveau sur une échelle d’une milliseconde, et cela permet d’étudier la contribution du réseau cortical aux fonctions cognitives spécifiques. La SMT est un outil de recherche non invasif pour étudier les aspects de la physiologie du cerveau humain ce qui inclut la fonction motrice, la vision, le langage et les désordres pathophysiologiques aussi bien que les désordres d’humeur comme la dépression et peut même être utile pour la thérapie. Dans les études, la SMT peut interférer avec les perceptions visuelles et de mouvement, cela donne une interruption du traitement cortical avec un intervalle de 80-100 millisecondes. L’inhibition intracorticale et la "facilitation" sont obtenus par "paired pulse" impulsions avec la SMT, et reflètent l’activité interneurones dans le cortex. La SMT peut aussi altérer le fonctionnement du cerveau au-delà du temps de stimulation mais ne semble pas avoir d’effet durable. (14)
Interrompre le champ électrique des réseaux neuronaux locaux dans des parties du cortex perturbe le fonctionnement normal du cerveau, à cause de la stimulation électrique localisée du lobe temporal et pariétal pendant l’intervention chirurgicale pour l’épileptie. Le neurochirurgien et prix Nobel W. Penfield affirme que cela peut quelquefois induire des flashes de souvenirs du passé (jamais de revue complète de la vie), expériences de lumières, son ou musique, et rarement une sorte d’expérience de sortie de corps. Ces expériences ne produisent aucune transformation. (15-16). Après de nombreuses années de recherche, il en est finalement arrivé à la conclusion que ce n’est pas possible de localiser les souvenirs (et la mémoire) dans le cerveau. Olaf Blanke a aussi récemment décrit dans la revue Nature une sortie de corps induite par l’inhibition de l’activité corticale causée par une stimulation électrique externe plus intense du gyrus angulaire chez un patient atteint d’une épilepsie. (17)
L’effet d’une stimulation externe magnétique ou électrique dépend de la quantité d’énergie donnée. Il peut ne pas y avoir d’effet clinique ou quelquefois la stimulation est vue quand seulement une petite quantité d’énergie est donnée, par exemple durant la stimulation du cortex moteur. Mais pendant la "stimulation" à une plus haute énergie, une inhibition de fonctions corticales locales se produit par l’extinction des champs électriques et magnétiques résultant en l’inhibition de réseaux neuronaux locaux (communication personnelle de Blanke). Chez le patient décrit par Blanke dans Nature la stimulation donnée à plus haute énergie électrique résulte en l’inhibition des réseaux neuronaux locaux dans le gyrus angularis.
Et quand par exemple le cortex occipital visuel est stimulé par SMT, cela ne résulte pas en une meilleure vue mais cela cause un aveuglement temporaire par l’inhibition de cette partie du cortex. Nous devons conclure que la stimulation artificielle localisée avec de vrais photons (énergie électrique ou magnétique) perturbe et inhibe les champs électriques et magnétiques constamment changeants de notre réseau neuronal, et donc influence et inhibe le fonctionnement normal de notre cerveau.
Pour essayer de comprendre ce concept d’interaction mutuelle entre la conscience "invisible et non mesurable" avec ses énormes quantités d’information, et notre corps matériel visible, il semble sage de le comparer avec la communication mondiale moderne.
Il y a un échange continue d’information par le moyen de champs électromagnétiques (vrai photons) pour la radio, la télévision, le téléphone mobile, l’ordinateur portable. Nous ne somme pas conscients de la quantité innombrable de champs électromagnétiques qui constamment, jour et nuit, existent autour de nous, et, à travers nous, aussi bien qu’à travers des structures telles que les murs et les bâtiments. Nous devenons conscients de ces champs électromagnétiques d’information au moment où nous utilisons notre téléphone portable ou en allumant notre radio, notre télévision ou notre ordinateur portable. Ce que nous recevons n’est pas à l’intérieur de l’instrument, ni dans les composants, mais grâce au récepteur à partir duquel les champs électromagnétiques deviennent observables à nos sens et par conséquent que la perception devient possible à notre conscience. La voix que nous entendons dans notre téléphone n’est pas à l’intérieur du téléphone. Le concert que nous entendons à la radio est transmit à notre radio. Les images et la musique que nous voyons et entendons à la télé sont transmis à notre poste de télévision. Internet ne se trouve pas dans notre ordinateur portable. Nous pouvons recevoir quasiment simultanément ce qui est transmis à la vitesse de la lumière sur une distance d’une centaine de milliers de miles. Et si nous éteignons le poste de télévision, la réception disparaît, mais la transmission continue. L’information transmise reste présente dans les champs électromagnétiques. La connexion a été interrompue mais n’a pas disparue et peut encore être reçue partout en utilisant un autre poste de télévision. Nous ne réalisons pas les milliers d’appels téléphoniques, les centaines de transmissions télé et radio, et Internet, codées en champs électromagnétiques et qui existent autour de nous et à travers nous.
Notre cerveau pourrai-il être comparé à un poste de télévision qui recevrait et transformerait les ondes électromagnétiques en images et en sons, de la même façon que notre caméscope transforme l’image et le son en ondes électromagnétiques ? Cette radiation électromagnétique est l’essence de toute l’information, mais n’est seulement concevable à nos sens que par l’intermédiaire de nos appareils comme le poste de télévision.
Les champs d’information de notre conscience et de notre mémoire, tous deux évalués par nos expériences et par l’entrée par nos organes des sens durant notre vie, sont présents autour de nous comme des champs électriques et/ou magnétiques [photons virtuels ? (18)] et ces champs ne deviennent disponibles à notre conscience d’éveil qu’à travers notre cerveau et les autres cellules de notre corps.
Nous avons donc besoin du fonctionnement cérébrale pour recevoir notre conscience lors de notre état vigile. Et, dès que le fonctionnement du cerveau a été perdu, comme c’est le cas lors de mort clinique ou une mort du cerveau, avec un EEG plat, la mémoire (les souvenirs) et la conscience existent encore mais la capacité de réception est perdue. Des personnes peuvent faire l’expérience de leur conscience en dehors de leur corps, avec la possibilité d’une perception en-dehors et au-dessus de leur corps, avec une identité, et avec une plus haute conscience, une attention, un processus de pensé bien structuré, des souvenirs et des émotions. Ils peuvent également faire l’expérience de leur conscience dans une dimension passé, présente et futur qui existent au même moment, sans temps et espace, et peut être expérimenter dès que leur attention y a été dirigée (défilement de leur vie, et vision de l’avenir) ; ils peuvent même quelquefois entrer en contact avec les "champs de consciences" de leurs proches décédés. Plus tard, ils peuvent avoir l’expérience du retour dans leur corps.
Michael Shermer affirme qu’ en réalité, toute expérience est produite par notre cerveau, et que les phénomènes paranormaux tels que les expériences de sortie de corps ne sont rien de plus que des évènement neuronaux. L’étude de patients ayant vécu des NDE nous a cependant montré clairement que la conscience avec les souvenirs, la cognition, l’émotion, la conscience de soi et la perception extérieure et au-dessus du corps sans vie est vécue durant une période de non fonctionnement du cerveau (anoxie pan-cérébrale transitoire). La perte fonctionnelle focale par l’inhibition de régions corticales locales se produit par "stimulation" de ces régions avec de l’électricité (photons) ou avec des champs magnétiques (photons), résultant quelquefois dans des états de sortie de corps.
Pour citer Michael Shermer : c’est le travail de la science de résoudre des puzzles avec des explications naturelles plutôt que surnaturelles. Mais on doit être conscient des progrès de la science, et étudier la littérature récente, pour savoir ce qui ce passe dans la science actuelle. Selon moi, la science, c’est se poser des questions avec un esprit ouvert, et ne pas être effrayé de reconsidérer des concepts largement acceptés mais non prouvés comme le concept que la conscience et les souvenirs sont un produit du cerveau. Mais nous devons aussi réaliser que nous avons besoin d’un cerveau qui fonctionne pour recevoir notre conscience dans notre conscience d’éveil. Il y a encore beaucoup de mystères à résoudre, mais on n’a pas à parler de paranormal, surnaturel ou pseudo-science pour rechercher des réponses scientifiques sur la relation intrigante entre la conscience, les souvenirs et le cerveau.
* Michael Shermer, ’Demon-Haunted Brain’ Scientific American, page 25, Mars 2003.
Références
-1 Van Lommel W., Van Wees R., Meyers V., Elfferich I. Near-death experience in survivors of cardiac arrest : a prospective study in the Netherlands. The Lancet 2001 ; 358 : 2039-2045. 
- 2 Gopalan KT, Lee J, Ikeda S, Burch CM. Cerebral blood flow velocity during repeatedly induced ventricular fibrillation. J. Clin. Anesth. 1999 Jun ; 11 (4) : 290-5. 
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-Publication originale sur le site skepticalinvestigations.org / Traduction par Guy Doyen

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